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Les pilotes d’Aircalin maintiennent leur grève

mardi 26 septembre 2017

pilote air calin

Des personnels navigants techniques – pilotes et copilotes – entrant au siège d’Aircalin pour négocier. (© LNC)

On les croise d’habitude deux par deux dans les terminaux d’aéroport. Hier, ils étaient une quinzaine, en casquette et uniformes, à s’être rassemblés devant le siège d’Aircalin, dans le centre-ville de Nouméa.

Une réunion “symbolique” pour ces personnels navigants techniques (PNT), juste avant une autre, beaucoup plus pratique, entre la  direction de la compagnie et les représentants de l’Union des navigants de l’aviation civile (Unac).

Voilà six jours que ce syndicat affilié à la CFE-CGC, et majoritaire chez les PNT, appelle à la grève.

“La première des pilotes dans l’histoire d’Aircalin”, précise d’emblée un délégué du personnel. Mais le conflit dure : le neuvième round de négociation a eu lieu hier. Sans qu’un terrain d’entente n’ait été trouvé.

Hier soir, la direction a confirmé par écrit des propositions développées en début de journée et alors jugées “insuffisantes” par les grévistes.

À l’heure où nous écrivions ces lignes, le mouvement était donc maintenu.

Qu’est-ce qui bloque ? Pour l’Unac, il s’agit d’une “accumulation de faits”, tenant à “l’organisation et à la considération de la profession” de pilote. Le cahier de revendications est effectivement étoffé : conventions “dévoyées” par la direction, nombreux “irritants” dans la relation entre les pilotes et leur hiérarchie, organisation qui “se détériore”…

Un sentiment visiblement partagé : l’Unac revendique “près de 70 % de soutien” parmi les 38 pilotes de la compagnie, là où la direction compte 19 grévistes.

Des “problématiques” qui sont aussi de nature financière, comme le reconnaît le syndicat. Sont notamment revendiquées la prise en charge d’une partie de l’assurance perte de licence et une augmentation des primes de retraites anticipées.

Pour l’Unac, il ne s’agit en aucun cas de “surenchère” mais d’un “contrepoids aux efforts consentis”. “En 2015 et en 2016, les pilotes ont été exclus des revalorisations salariales”, reprend le délégué. “Ça représente une économie de 13 millions de francs par an pour la compagnie. On ne demande pas à récupérer cet argent, mais qu’on fasse un geste dans notre sens.”

Une “approche qui ne peut être retenue” pour la direction, qui précise que “la concentration des efforts financiers sur les bas salaires a été décidée en accord avec les partenaires sociaux en 2015” et que l’Unac a signé l’accord salarial annuel 2017 voilà une dizaine de jours.

Pas de doute : “c’est sur les revendications salariales que les discussions achoppent”. “Aircalin n’a pas à rougir du niveau de rémunération de ses pilotes”, explique Lionel Adrian, son secrétaire général. “Nous n’avons d’ailleurs jamais cherché à le remettre en cause : ce sont des experts, au niveau de compétences et de responsabilités important. Mais nous nous inscrivons, avec Aircalin 2021, dans un plan de performance capitale pour la compagnie et dans ce cadre, des mesures visant à baisser nos charges ont été mises en place, après discussion avec l’ensemble du personnel.”

Or, les revendications de l’Unac se “compteraient en dizaines de millions de francs”. “Cela ne s’inscrit pas dans notre effort de baisse de charges et, dans le contexte actuel, toute décision qui a un impact financier doit être acceptée par tous les partenaires sociaux”, reprend le secrétaire général.

Les Nouvelles calédoniennes

 

 

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