Habillage fond de site

Piqûres de poisson-pierre : dix à quinze cas d’hospitalisation par an

mercredi 27 décembre 2017

Le nohu n’est pas notre ami, les conséquences de sa piqure peuvent être dramatiques, surtout si elle n’est pas soignée  à temps.

Le nohu n’est pas notre ami, les conséquences de sa piqure peuvent être dramatiques, surtout si elle n’est pas soignée
à temps.

Le poisson-pierre fait partie des rares animaux dangereux sous l’eau. Le témoignage d’Angela et la mésaventure qui s’en est suivie fait froid dans le dos. Sur l’île de la Réunion, un jeune garçon a été hospitalisé encore récemment après avoir été piqué par un poisson-pierre.

Au fenua, aucun chiffre officiel n’est actuellement disponible. Selon Thierry Coquet, auteur d’une thèse sur le sujet en 1986, “les hospitalisations concernent entre dix et quinze cas par an, au maximum” (lire encadré).

Le Synanceia verrucusa (poisson-pierre, ou nohu en reo ma’ohi) “est le poisson le plus venimeux au monde, et ses épines sont si fortes et pointues qu’elles peuvent même percer une semelle de chaussure.Il affectionne les petits fonds vaso-sablonneux ou détritiques des baies et lagons protégés. Sa piqûre provoque un gonflement qui peut être important et parfois accompagné d’une coloration noirâtre ou bleuâtre et de brûlures localisées.La douleur intense qu’elle suscite remonte dans tout le membre touché, pouvant entraîner une perte de conscience et, dans certains cas, la mort par arrêt cardiaque ou noyade. Son venin est un puissant neurotoxique qui paralyse les muscles (et les nécrose) et attaque le système nerveux”. Pour information, le nom de la baie d’Opunohu, à Moorea, vient des mots tahitiens ‘opu, le ventre et nohu, le poisson-pierre.

Des conséquences qui peuvent être dramatiques

Le plus souvent, la douleur et la conséquence restent locales. Mais, à forte dose, le venin peut entraîner des troubles respiratoires graves. Sans intervention à temps, les conséquences peuvent être dramatiques, comme dans le cas d’Angela. Cette dernière a été piquée à Tahiti en octobre 2013 et n’a pas eu les soins nécessaires en temps voulu (lire témoignage).

  “Aujourd’hui, j’ai toujours de grosses douleurs”, confie Angela, qui gardera longtemps le souvenir douloureux de cette rencontre avec un poisson pierre.

Marion se souviendra aussi de sa rencontre avec un poisson-pierre à Moorea, il y a deux mois lors d’un de ses tout premiers bains en Polynésie. Elle a dû garder des béquilles deux semaines et a été curetée elle aussi. 

« Christophe Cozette »

 

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

French bee propose un aller retour PPT - San Francisco à moins de 40 000 F :

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete