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PIRAE – Un ex-avocat conseille les administrés gratuitement depuis trois ans

vendredi 15 décembre 2017

Me Étienne Giau dispense son savoir bénévolement  depuis trois ans à Pirae, tous les jeudis matin. (© Christophe Cozette)

Me Étienne Giau dispense son savoir bénévolement
depuis trois ans à Pirae, tous les jeudis matin. (© Christophe Cozette)

Maître Étienne Giau, avocat honoraire, ancien bâtonnier du barreau de Papeete et qui a connu une brève carrière politique auprès d’Oscar Temaru, a dispensé la dernière consultation juridique de l’année, hier, dans la matinée au 1er étage de la mairie de Pirae.
Il s’agit, depuis trois ans maintenant, d’un rendez-vous hebdomadaire, un des rares avec Faa’a à proposer un tel service. L’occasion de faire le point avec le juriste sur les demandes des administrés de la ville.

“Après ma retraite, avec mon expérience d’avocat, je me suis dit qu’il me fallait aider les gens, notamment ceux qui ont un peu peur d’aller chez un avocat, demander un conseil”. C’est l’ex-avocat donc qui a proposé cela à la mairie. “Je suis catholique. Je devais rendre à Dieu ce qu’il m’a donné”, reconnaît Me Giau. La consultation est gratuite, anonyme : l’avocat vous conseille et vous guide.

Parfois, un simple courrier bien ficelé est tout aussi efficace qu’un avocat rémunéré.Depuis trois ans, c’est une moyenne de cinq à six personnes reçues par semaine, avec des pics à huit voire douze, un record en une matinée, que reçoit le juriste. Quelques personnes reviennent pour des cas particuliers. La plupart ne viennent qu’une fois. “Maintenant, il y a moins d’affaires foncières, aujourd’hui. On vient plus me voir pour des problèmes de voisinage, de contrats de tout type, travail, assurance, commercial ou de bail. Ce ne sont pas les chefs d’entreprises mais des salariés ou des gens qui n’ont pas les moyens d’aller voir un avocat.” Étienne Giau insiste. “J’incite les gens à aller voir un avocat ou un juriste, surtout sur les contrats de travail”.

Et toujours, avant d’y apposer votre signature. “Avant de signer quoi que ce soit, n’importe quel contrat, même notarié, allez voir un juriste”, recommande le magistrat. “Une fois signé, c’est la croix et la bannière pour revenir dessus. Le droit français est très précis. Il faut plaider le vice du consentement, c’est difficile”.

Selon le juriste, “il y a quelque chose à faire sur la diffusion du droit. Il ne faut pas stigmatiser sur les contrats de travail. Les contrats d’assurance peuvent être épouvantables pour un profane, la loi sur les assurances en Polynésie est très lacunaire. Nous avons besoin d’un véritable code des assurances ici, qui n’existe pas. Ce n’est qu’une promulgation partielle d’un code des assurances de l’Hexagone qui date des années 1970. Nous avons besoin d’un texte neuf. Et il y a des mesures protectrices du droit dans l’Hexagone qui n’existent pas ici ”, prévient le juriste.

Christophe Cozette

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