Pirae – Un individu sème le trouble dans une résidence pour handicapés

    mercredi 8 février 2017

    résidence Taoe

    Des habitants d’une petite résidence de 20 appartements, réservée aux personnes à mobilité réduite, disent subir depuis un an et demi les agissements d’un perturbateur qu’ils espèrent voir partir. (© Vaiana Hargous)


    Les locataires de la résidence Taoe n’en peuvent plus. Leur havre de paix à Hamuta, à Pirae, n’en est plus un. Les ennuis auraient commencé il y a un an et demi, quand une famille a fait son entrée dans cette résidence de l’Office polynésien de l’habitat (OPH) réservée aux personnes à mobilité réduite (PMR) : un jeune adolescent paraplégique, sa mère biologique et son beau-père.

    C’est plus précisément le beau-père qui sèmerait le trouble et les craintes dans ce petit voisinage d’aveugles, de tétraplégiques, de paraplégiques et d’hémiplégiques.
    “Tout le monde a peur de lui, confie l’un des locataires. Il est alcoolisé tous les jours. Il met sa musique à fond. Il agresse les handicapés et le personnel soignant. Et puis, on doit supporter ses quatre chiens qui font caca partout, et nous, on passe dedans avec les fauteuils roulant ! Ça suffit ! On ne paye pas un loyer pour supporter ça ! Surtout qu’il n’a plus rien à faire dans cette résidence. L’enfant, grâce à qui ils ont pu bénéficier de ce logement, a été placé en foyer d’accueil et mis sous protection judiciaire. Le couple est resté dans la résidence depuis, alors qu’ils n’ont pas la carte PMR, ils ne sont pas handicapés.”

    L’Office polynésien de l’habitat, qui a la charge de l’immeuble, est au fait des agissements de cet individu. “Nous avons enregistré beaucoup de plaintes auprès de nos services, nous confirme-t-on. Et il y a eu plusieurs signalements auprès des forces de police pour consommation de paka et d’alcool, ainsi que pour des faits de violence. Nos agents de terrain se sont rendus à maintes reprises sur place pour un rappel à l’ordre et des closes du contrat pour vivre en harmonie avec ses voisins, sans succès. Les forces de l’ordre sont également intervenues, sans succès. Donc, nous avons bien compris le problème, mais on ne peut pas, du jour au lendemain, mettre des gens à la rue. Il y a une procédure à suivre et nous l’avons enclenchée, car il en va de la sécurité des voisins.”

    L’OPH a d’abord tenté de résilier le bail du couple pour loyers impayés, mais la commission de surendettement est venue annuler cette procédure. “Nous essayons donc à présent de résilier leur bail par rapport au comportement de l’homme. La prochaine étape est une concertation avec les affaires sociales et la mairie, afin de trouver tout de même une solution pour ce couple qui n’a pas de revenus. Une fois que nous aurons tous les éléments en main, la procédure pourra se faire dans un délai assez court.”
    En attendant, les locataires de la résidence Taoe n’ont qu’une hâte : “Que notre résidence redevienne un havre de paix”.

     

    V. H.

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