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Le macaron PMR utilisé de manière abusive ?

vendredi 22 mars 2019

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Les emplacements réservés aux personnes à mobilité réduite ne sont pas toujours respectés.


Si le stationnement sur des emplacements de parking pour les personnes handicapées par des personnes valides est répréhensible, l’utilisation abusive de la plaque “PMR” n’est pas sans conséquence.

Qui n’est pas écœuré de voir des véhicules stationnés sur les emplacements réservés aux handicapés ? Dans les parkings des supermarchés, c’est monnaie courante. Et c’est d’autant plus révoltant qu’en un seul clin d’œil on peut voir que le resquilleur n’a pas, accroché à son rétroviseur, le macaron bleu “PMR” (Personne à mobilité réduite), frappé de l’icône blanche d’une personne en fauteuil roulant.
Mais désormais, le doute s’installe aussi lorsque le propriétaire du véhicule a la plaque “PMR” bien en vue derrière son pare-brise. Car il n’est pas rare de voir sortir d’un de ces véhicules des conducteurs parfaitement valides !
Il y a quelques semaines, Loïc Marchand en a fait la triste expérience à Papeete. Tétraplégique à la suite d’un accident de moto alors qu’il avait une vingtaine d’années, le sexagénaire s’est vu griller la politesse par une automobiliste qui avait la plaque “PMR”, mais qui tenait bien sur ses jambes. Loïc a expliqué qu’il avait besoin impérativement d’utiliser cette place de parking réservée, plus large que les autres, pour installer son équipement afin de passer de son siège de conducteur à son fauteuil.
Au regard de l’absence de handicap de la conductrice, Loïc n’a pas compris pourquoi elle possédait le macaron bleu. Elle lui a répondu qu’elle était diabétique ! Sa maladie ne l’empêchait visiblement pas de se déplacer normalement, et elle pouvait utiliser une place de parking normale. À croire qu’il suffit d’avoir quelques bonnes relations pour se faire attribuer ce sésame, qui assure le privilège d’avoir une place de parking bien située et à tout moment.

Délivrance contrôlée

C’est auprès de la Direction des solidarités, de la famille et de l’égalité (DSFE) que nous avons eu l’assurance que la plaque “PMR” n’était pas attribuée sans contrôle. Conseiller technique à la direction, Georges Nahei est aussi responsable du secrétariat de la Commission technique d’orientation et de reclassement professionnel (Cotorep). C’est cette commission qui examine les dossiers de demande de reconnaissance du handicap.
Lors des dépôts des dossiers, les demandeurs peuvent remplir un imprimé supplémentaire pour solliciter la reconnaisse du statut de travailleur handicapé, demander des allocations, obtenir une carte d’invalide… et se faire attribuer la fameuse plaque “PMR”.
Pour la demande spécifique du macaron bleu, en plus des nombreux documents d’usage, un certificat médical doit venir justifier d’un problème de déplacement. Une surdité handicapante ne légitime pas l’attribution de la plaque “PMR”.
On comprend bien qu’elle est n’accordée qu’aux personnes ayant des problèmes à se déplacer. Sont concernés les amputés d’un ou des deux membres inférieurs, les utilisateurs d’un appareillage, ou encore les personnes en station debout pénible… Un médecin de la Cotorep contrôle les demandes selon un barème. Le dossier passe ensuite devant une équipe technique, puis il est validé en séance plénière, présidée par le ministre de tutelle.
Georges Nahei concède que des plaintes ont été rapportées. Certains titulaires pensaient que, pour aller au travail, leur plaque leur donnait droit de stationner toute la journée sur ces emplacements réservés. D’autres utiliseraient le macaron d’un membre de leur famille. Le conseiller technique rappelle que la plaque est nominative, et n’est pas rattachée à un véhicule. Et il signale que les abus peuvent être sanctionnés par le retrait de la plaque, par ailleurs valide cinq ans uniquement.

LDT

 

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