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Ils plaquent tout pour un tour du monde et défendent la cause animale

mardi 4 juin 2019

Anne-Laure, appareil photo à la main, à Moorea. Photo : DR

Anne-Laure, appareil photo à la main, à Moorea. (Photo : DR)


Vanuatu, Nouvelle-Zélande, prochainement Île de Pâques, Amérique du Sud. En octobre 2017, Anne-Laure Meynkens et Pascal Schram décident de vendre leurs biens, dans l’Hexagone, et de partir en tour du monde. Ils décident alors de se rendre “utiles” là où ils vont, de donner du sens à leur aventure. Ils fondent une association, animal360, et aident dans tous les pays qu’ils parcourent (14 pour l’instant) les acteurs de la protection animale. Ils viennent de passer un mois au fenua et partent ce jour vers de nouvelles aventures. Rencontre.

Expliquez-nous votre démarche en faveur de la protection animale à l’occasion de votre tour du monde.

Anne-Laure : On est tous les deux trentenaires, on habitait en Bretagne pendant une dizaine d’années. On a pour passions communes les animaux, le voyage et tout ce qui est en rapport avec l’image. Pascal est plus vidéo et moi plus photo. À force de vacances, on s’est dit qu’on voulait des voyages plus longs pour s’imprégner davantage des cultures côtoyées.

Pascal : Comme on voulait se rendre utiles, et pas juste voyager, on a essayé de développer un projet en se demandant ce que l’on peut faire efficacement. Nous est venue l’idée de faire des reportages pour des associations de protection animale. Dans chaque pays où l’on va, on essaie donc de faire un reportage pour une asso, bénévolement, pour essayer de promouvoir ses actions.

 

Comment cela se passe-t-il ? Vous rencontrez une association, discutez de ses problématiques ?

Anne-Laure : On passe du temps avec eux, quelques jours, une semaine, voire plus. Et on fait une sorte de reportage sur la vie de l’association. Et, bien sûr, on essaie de voir avec eux leurs problématiques et de les mettre en avant.

 

Quelle association avez-vous suivi en Polynésie ?

Anne-Laure : On a pris contact avec la petite association, à Moorea, Eimeo animara. L’idée est d’aider les chiens et chats à avoir une vie digne. Ils fonctionnent avec des familles qui accueillent des animaux. Et là, ils en cherchent, en ont besoin.

 

Comment choisissez-vous de rencontrer une association plutôt qu’une autre ?

Anne-Laure : On cible les petites, qui ont des besoins pour communiquer sur leurs actions. On les a appelés et ils ont dit ok tout de suite.

Pascal : On a fini le tournage mais le montage n’est pas encore fait. Il sera prêt dans trois semaines et mis à disposition.

 

Vous intervenez pour tous types d’animaux ?

Anne-Laure : Sur tous les animaux, domestiques, sauvages, de ferme… Ici, on pensait cibler sur les mammifères marins. Mais on a vu qu’en termes de communication, ça fonctionnait bien. Donc, on s’est dit que le besoin était peut-être plutôt sur les associations pour chats et chiens.

 

Qu’avez-vous observé en Polynésie, dans le domaine de la cause animale, des rapports humains-animaux ?

Pascal : Ce qui nous frappe, comme dans beaucoup de pays, c’est le nombre de chiens et chats errants. C’est une question de politique publique. C’est en général une problématique de pays pauvre. Donc, pour un territoire comme la Polynésie, on a l’impression que des choses pourraient être faites pour endiguer ce problème.

Anne-Laure : D’autant plus que le caractère insulaire facilite la chose. En faisant une campagne massive de stérilisation, le problème serait réglé rapidement. Mais seules les assos le font et elles n’ont pas assez de moyens. Après, on n’est pas là pour juger, on n’est resté qu’un mois, sans aller partout. Mais on a vu de la souffrance animale, on ne peut le nier, des animaux maigres, en mauvaise santé.

 

Quel est le biais de diffusion de ce que vous produisez ?

Anne-Laure : On a un site internet qui s’appelle www.animal360.fr. Tous nos reportages y sont. Les associations diffusent elles aussi, par leurs propres moyens, les photos et vidéos que l’on a faites.

Pascal : Et depuis aujourd’hui (hier, NDLR), elles vont être visibles sur une nouvelle webtélé lancée en France, komodo.TV, d’Aymeric Caron.

 

Pensez-vous compiler tout ce que vous aurez fait sur votre parcours dans le monde ? Avec une approche globale ?

Un des aspects qui s’est développé, c’est que l’on aime bien faire des interventions dans des écoles (près de soixante, depuis leur départ, NDLR). On est suivi par plusieurs écoles en France, en Finlande, en République dominicaine. On va aussi dans des instituts. Ici, on n’a pas eu le temps. Et on a fait un peu de tourisme, aussi (rires).

 

Propos recueillis par Y.R.

 

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