La plongée polynésienne fait salon à Paris

    lundi 9 janvier 2017

    Salon de la Plongée 2017

    Tout le stand de Tahiti Tourisme très visible avec les douze clubs de plongée. (© Philippe Binet/LDT)

    Le dix-neuvième Salon de la plongée a refermé ses portes, lundi, Porte de Versailles, à Paris. Il a, comme d’habitude, rassemblé une foule de passionnés toujours en quête de belles sensations, que ce soit pour découvrir de nouveaux sites ou bien pour recueillir des souvenirs en photos ou en vidéos de plongées inoubliables. Et pour satisfaire tous ces souhaits, une douzaine de clubs polynésiens tenaient la vedette.

    D’ailleurs, à propos d’images sous-marines, Hélène de Tayrac-Senik, la présidente du salon, avait choisi pour parrain 2017 Christian Pétron, un homme qui a bien mérité ses deux palmes : deux pour plonger, certes, mais aussi la palme du cameraman du Grand Bleu et de 50 ans d’images sous-marines.
    Bien entendu, les lagons polynésiens lui sont familiers depuis longtemps et les images de l’exposition qui lui était consacrée ne pouvaient qu’inciter les visiteurs à se rendre au stand de la Polynésie française, où Tahiti Tourisme, Air Tahiti Nui, douze clubs de plongée et un tour-opérateur les attendaient.

    Selon les exposants polynésiens, l’édition 2017 a été bonne en termes de contacts, de projets de voyages et aussi de clients désireux de revenir explorer d’autres sites. Tendance positive donc.
    Activité de passionnés avant tout, la plongée en Polynésie est un marché de niche qui vient souvent en complément d’un séjour, à moins d’être le seul motif de voyage. Le bon compromis, c’est peut-être ce que proposent par exemple Polynésie Croisières, Tahiti Voile et Plongée, Aquatiki, Nyiati Plongée ou encore le nouveau venu, Itemata, en alliant croisière et plongées lors des escales.

    Si le fenua ne manque pas de fonds à explorer, les clients, eux, manquent de fonds. Et une fois encore, le doigt est pointé sur la cherté du billet d’avion qui décourage quelque peu, tant il pèse dans un budget séjour alourdi par les coûts propres à la plongée.
    Le compromis est difficile pour les clubs qui doivent rester en course et être compétitifs face à d’autres destinations dans le Pacifique (Fidji était d’ailleurs présent chez Ultramarina).
    La chance de la Polynésie française en ces temps troublés est que la destination est encore sûre, qu’elle offre des sites terrestres ou marins préservés et que son accueil séduit toujours ses visiteurs. Elle vit avant tout du tourisme essentiellement marin, dont la plongée. Il faut sans doute la mettre encore plus en avant dans l’ensemble de la promotion du fenua, les clubs y prenant leur vraie part.

    De notre correspondant
     à Paris Philippe Binet

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