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Plus de 350 danseurs et danseuses du monde entier attendus

mercredi 19 septembre 2018

Tumata Robinson (au centre) et Manouche Lehartel présentent la 7e édition du Ori Tahiti Nui. (© Jennifer Rofès)

Tumata Robinson (au centre) et Manouche Lehartel présentent la 7e édition du Ori Tahiti Nui. (© Jennifer Rofès)

La septième édition de Ori Tahiti Nui Compétitions aura lieu les 24 et 25 novembre prochain au Méridien Tahiti. Créé par l’association Ori Tahiti Nui, fondée en 2012 par Tumata Robinson et Manouche Lehartel, ce concours de danse tahitienne est devenu au fil des ans, un rendez-vous incontournable pour tous les amoureux de ori tahiti, d’ici et d’ailleurs car il est ouvert aux danseurs et danseuses du monde entier.

“Nous avons créé cet événement avec Manouche car nous voulions faire passer un message aux Polynésiens. Car aujourd’hui si l’on regarde la réalité, ils sont plus de danseurs étrangers à pratiquer le ori tahiti, que la population de Polynésie. Donc l’idée c’était de dire réveillez-vous, vivez votre culture, vos racines car sinon dans 80 ans on se demandera “au fait le ori tahiti, ça venait d’où ?”, raconte Tumata Robinson.

Depuis sa création, cette compétition a largement évolué. Au début celle-ci s’adressait uniquement aux solistes en ote’a mais depuis Le nombre de disciplines a augmenté. “Nous avions commencé avec les solos puis nous avons ajouté les duos, les ote’a de groupe, les mehura et bien sûr le Ori Tahiti World Championship dont c’est la 4e édition cette année”, précise Tumata Robinson, qui ajoute que la fréquentation du concours a elle aussi connu un essor considérable, “d’une centaine d’inscrits en 2012, nous sommes passés à 350 inscrits l’an passé et nous pensons dépasser ce chiffre cette année.”

Selon les organisateurs, les pays les plus compétiteurs sont le Japon et les États-Unis qui sont généralement très largement représentés mais la France, Hawaii, le Mexique ou encore la Nouvelle-Calédonie ne sont pas en reste.

Toutefois pour pouvoir concourir les candidats doivent déjà avoir participé à une compétition internationale de type Heiva i Tokyo, Heiva i Paris. “Tous ceux qui vont concourir vont devoir improviser sauf les mehura et les duos qui présenteront une chorégraphie sur une musique de leur choix. Pour les autres, il est question d’improvisation” explique Tumata Robinson.

“L’orchestre de Tahiti Ora a travaillé quatre musiques pour le concours, avec le timing qu’il faut. Donc à chaque passage où se retrouveront quatre à cinq danseurs sur scène, il faudra improviser. Mais les danseurs confirmés connaissent les codes et les différentes mesures.”

Le championnat du monde de ori tahiti se déroulera en clôture de l’événement, le dimanche soir. Les meilleures danseurs et danseuses des Heiva de Polynésie et d’ailleurs sont attendus. Natalia Louvat de la troupe de Tahiti Ora participera pour la première fois cette année à la compétition.

Cet événement culturel et touristique est porteur de retombées économiques qui vont bien au-delà du transport aérien, de la restauration et de l’hôtellerie car les designers locaux de costumes végétaux sont énormément plébiscités par les artistes étrangers qui ne peuvent venir avec leur costume.

De plus pour les troupes étrangères venir concourir en Polynésie française, l’héritier légitime du ori tahiti , est l’instant de vérité.

En 2017 c’est l’Américaine Shanna Pineda qui avait été élue lauréate du World Championship devant Matatini Mou pour la Polynésie et Tahia Cambet pour la France.

 

Jen.R

 

moeana maiotui Ori Tahiti Nui 2018

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