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Plus de 50 personnes de Rapa bloquées à Tahiti

vendredi 15 septembre 2017

rapa problème

Des habitants de Rapa bloqués à Tahiti depuis quelques mois ont souhaité, hier, alerter les pouvoirs publics concernant leur situation. (© Vaiana Hargous)

“Je suis pressée de rentrer, souffle Maruia, une habitante de l’île de Rapa bloquée à Tahiti depuis le mois de juillet. Et je ne suis pas la seule, il y en a d’autres qui sont bloqués ici depuis quatre, voire cinq mois…”

Hier, l’association Oparo paruru ia Rapa, présidée par Roti Make, a souhaité alerter les autorités du Pays quant à la situation des habitants de Rapa, qui ont du mal à rentrer chez eux. En effet, cette petite île des Australes n’est desservie qu’une fois par mois, ou parfois seulement tous les deux mois, par le Tuha’a Pae IV.

“Le problème qui se pose à chaque fois, c’est le manque de places sur le bateau, explique Roti Make. Pour le trajet Tahiti-Rapa, comme le bateau achemine des hydrocarbures, il ne prend que 25 passagers, alors qu’au départ de Rapa, parce qu’il a déchargé ses hydrocarbures, il peut en embarquer jusqu’à 100. Et, avec le problème qu’a rencontré le bateau, la semaine dernière, il ne sera pas réparé d’ici fin novembre. Du coup, les habitants de Rapa qui sont actuellement à Tahiti doutent de pouvoir rentrer chez eux d’ici la fin du mois comme c’était prévu. Certains sont venus en évasan, pour des stages ou pour faire des courses et ne peuvent plus rentrer.”

Selon l’association, ils seraient une cinquantaine dans ce cas. Et ce problème en engendrerait d’autres.

 

Hébergés chez des amis ou à la salle paroissiale

 

Dans le cas des évasanés, ils ont un délai de six mois pour prendre le bateau de retour vers Rapa, s’ils veulent que le trajet soit pris en charge par la Caisse de prévoyance sociale, “sinon, c’est à nous de payer, et le trajet coûte près de 40 000 F”, raconte Maruia, qui est dans ce cas précis. “C’est pour ça que je suis pressée de rentrer, parce que depuis juillet, je suis ici sans travail et je n’ai pas les moyens de payer un billet. J’ai la chance d’être hébergée par une amie depuis juillet, mais ce n’est pas évident.”

Quant aux autres, lorsqu’ils ne sont pas chez des amis, ils sont hébergés dans des familles d’accueil ou à la salle paroissiale protestante de Taroma.

“On a le sentiment d’être délaissé en matière de desserte maritime, mais on vit avec”, confie Roti Make. “On n’est pas là à s’insurger. Ce que nous souhaitons, c’est que ça soit régulé, c’est tout. J’ai envoyé un message au président du gouvernement, pour qu’il puisse réfléchir à la manière de régler cette affaire. On va être reçu, mais quand ? Je ne sais pas. J’ai également demandé au président de l’assemblée, Marcel Tuihani, à ce qu’on puisse se rencontrer pour pouvoir en parler.”

En marge de la demande de régulation de la desserte maritime de leur île abritant 530 âmes, “avec plus de places disponibles sur le bateau”, l’association va un peu plus loin dans sa requête en ajoutant “la continuité territoriale pour permettre aux gens sans emploi de Rapa de se déplacer à moindre frais vers Tahiti, et vice-versa, en mettant en place un passeport mobilité”.

“Et nous voulons des réponses”, a conclu la présidente de Oparo paruru ia Rapa.

 

V.H.

 

 

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