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Plusieurs étudiants sur le carreau

mercredi 13 septembre 2017

étudiant

Le syndicat Avenir étudiant a décidé de défendre bacheliers et étudiants qui, cette année, n’ont pas pu trouver de place à l’UPF et à l’ESPE. Accompagné de plusieurs étudiants, il a convié la presse, hier, pour expliquer ses motivations. (© Élénore Pelletier)


Aujourd’hui, 80 jeunes n’ont pas obtenu de place à l’Université de Polynésie française. Ils se seraient manifestés via les réseaux sociaux ou directement auprès du syndicat Avenir étudiant. Une partie d’entre eux était présente hier, lors de la conférence organisée par Avenir étudiant.

Jimmy a obtenu son bac professionnel transport logistique en 2015. Après une année passée à la recherche d’un emploi, il décide de reprendre ses études en licence langues littérature et civilisation étrangères régionales (LLCER), à l’Université de Polynésie française (UPF), avec  en tête, un projet professionnel.

“Aujourd’hui, les employeurs recherchent des candidats qui maîtrisent bien les langues étrangères, notamment l’anglais et le mandarin. C’est dans ce but que je veux prendre mes études, pour mettre le plus de chances de mon côté et devenir employable ”, confie-t-il.  

Mais après avoir suivi toute la procédure d’inscription à l’UPF, le bachelier se voit refuser sa place en licence. Les motifs :  faute d’adéquation entre son cursus et la formation demandée.

“J’ai le sentiment qu’il y a une discrimination  à l’encontre des bacs pros et technos. Pour l’UPF, on n’est pas suffisamment malin pour se débrouiller dans leur licence. J’ai l’impression que je ne pourrais jamais faire d’études supérieures, car aujourd’hui, mon diplôme ne le permet pas. Pourtant, du moment où l’on est motivé, on peut réussir, mais l’UPF ne l’entend pas de cette oreille”, s’exprime-t-il.

Comme lui, ils sont plusieurs bacheliers à être restés sur le carreau, cette année. La plupart sont issus de filières technologiques ou professionnelles.

 

Une “sélection illégale”

 

Le syndicat Avenir étudiant a donc décidé de s’emparer de leur cas et compte bien les défendre pour faire valoir leur droit. Hier, le syndicat a réuni la presse pour “dénoncer le renforcement de la sélection pour l’entrée à l’UPF”.

“Cette sélection pour la licence est illégale puisque le code de l’éducation prévoit que toutes les personnes ayant obtenu un bac peuvent s’inscrire à l’université”, estime Leo Puputauki coordinateur des projets du syndicat.

Selon lui l’objectif de l’UPF est de redorer son blason, dans l’objectif du classement des universités métropolitaines. 

Cette année a également été marquée par un renforcement de la sélection en master à l’UPF et à l’école du professorat de l’éducation et de l’enseignement (ESPEE). Suite à l’adoption d’une loi au niveau national imposant aux universités d’établir des capacités d’accueil.

Une sélection sur dossier universitaire a donc été faite et plusieurs étudiants se sont retrouvés sans rien comme Hinatea, 21 ans, licenciée en éco- gestion.

“En fin d’année, j’ai appris que les critères de sélection choisis pour rentrer en master management- commerce international étaient l’anglais et le commerce international. Ce n’étaient pas mes matières fortes. Moi, j’excelle surtout en fiscalité, en management et en mandarin que j’étudie depuis six ans. Pourquoi nous avoir laissé le choix des langues, si une seule, l’anglais nous est exigé pour la suite de notre formation ? Pourquoi ne pas nous renseigner sur les critères de sélection plus tôt, pour nous permettre de nous donner à fond sur les matières importantes”, s’interroge la jeune fille déterminée à retenter sa chance l’an prochain.

Ce n’est pas un cas isolé. Taina, mère de famille explique qu’il lui manque trois mini-mémoires à valider pour pouvoir passer en deuxième année de master mais elle n’a pas non plus, pu avoir de place en master 1, cette année.

Il y a également Taumihau, 28 ans, sorti troisième de sa promo en licence informatique, mais qui, après six années de licence, ne comprend pas que d’autres étudiants de sa promotion aient pu, eux, obtenir une place en master.

Aujourd’hui, pas moins de 80 jeunes n’ayant pas obtenu de place à l’université, se seraient manifestés via les réseaux sociaux ou directement auprès du syndicat Avenir étudiant.

Seule une partie d’entre eux était présente hier, lors de la conférence de presse organisée par Avenir étudiant.

“Ceux qui ne sont pas là ont peur des représailles. Mais si aujourd’hui on ne dit rien, la situation risque d’empirer. Alors, si notre avenir est fichu, on peut peut-être tout de même faire quelque chose pour les futurs étudiants”, explique une des étudiantes.

Avec les juristes du forum 21, le syndicat travaille sur la possibilité de déposer un recours au tribunal administratif contre tous les rejets décidés par l’UPF pour les licenciés.

Quant aux étudiants refoulés pour le master, il demande également que l’État intervienne pour que le numerus clausus soit relevé pour chaque filière.

D’autre part, il souhaite que l’application du décret de janvier 2017, qui prévoit qu’un étudiant licencié n’ayant pas été admis en master, se voit présenter sur sa demande pour cette même année universitaire, par le recteur de la région académique (…) au moins trois propositions d’admission dans une formation conduisant au diplôme national de master, soit appliquée.

É.P.

 

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