PNG : un réfugié battu par des agents d’immigration sur l’île de Manus

    mercredi 10 juin 2015

    Trois agents d’immigration papous ont été arrêtés sur l’île de Manus. Ils sont accusés d’avoir battu un réfugié, qui dit avoir été menacé de mort et privé de soins.
    ABC a eu accès à la déposition faite par la victime, Mohsen Sakhravi. Le réfugié, un Iranien de 28 ans, raconte qu’il était dans le bar d’un hôtel avec un ami quand un salarié lui a dit que des membres de l’administration l’attendaient devant la porte de l’établissement. Il affirme avoir été immédiatement frappé par les trois agents d’immigration, qui lui ont reproché de ne pas respecter le couvre-feu imposé aux réfugiés sur l’île entre 18h et 6h du matin. Il aurait ensuite été forcé à rejoindre son logement en courant devant leur voiture en marche, et lorsqu’il aurait demandé à être transporté à l’hôpital, Mohsen Sakhravi se serait vu répondre que son cas ne constituait pas une urgence. L’incident aurait duré plusieurs heures.
    Des personnes ont assisté à la scène devant le restaurant et confirment les propos du réfugié. Selon Ian Rintoul, le porte-parole de la Coalition de l’action pour les réfugiés, même si les clients du bar ont soutenu Mohsen Sakhravi, cela montre que les tensions sont toujours plus vives sur l’île de Manus. Il s’exprime au micro de la radio néo-zélandaise : « Je pense que le couvre-feu est un indicateur de ce qui nous a toujours préoccupés et qui inquiète environ 200 personnes qui sont dans le centre de rétention, qui ont obtenu le statut de réfugié, mais qui refusent d’aller dans les logements payés par l’Australie à l’extérieur du centre. Les gens ont peur d’être attaqués par la population, particulièrement ceux qui ont vu l’attaque contre Reza Berati en février de l’année dernière. Ces gens craignent que leur vie soit en danger en dehors du centre de rétention. Je pense que le fait que les autorités papoues estiment qu’un couvre-feu est nécessaire pour maintenir les réfugiés en sécurité sur l’île de Manus est révélateur. Tout cela, je pense est dû au fait que le gouvernement O’Neill n’a pas mis en place de dispositions pour reloger les gens. »
    Le mois dernier, Mohsen Sakhravi avait fait savoir qu’il souhaitait rencontrer le président de la cour de justice de l’île de Manus. Il voulait protester contre la longueur du processus de relocalisation.
    Selon l’accord passé entre l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les demandeurs d’asile qui obtiennent le statut de réfugié se voient accorder des visas locaux. Ils ne sont pas autorisés à s’installer en Australie.
     
    Radio Australia

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