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La police arrête un deuxième suspect et poursuit les perquisitions

lundi 18 septembre 2017

Grande Bretagne police perquisition attentat Londres

La police britannique a effectué deux perquisitions en lien avec l’attentat de vendredi dernier. Selon les médias britanniques, l’une des maisons perquisitionnées appartient à un couple âgé respecté, qui fait office de famille d’accueil. (© Chris J. Ratcliffe/AFP)

Trois jours après l’attentat à la bombe dans le métro londonien, l’enquête se poursuit, avec déjà deux arrestations, et la tension est retombée avec un abaissement du niveau d’alerte terroriste. “Le centre d’analyse terroriste a décidé d’abaisser ce niveau de critique à grave”, a annoncé hier après-midi la ministre de l’Intérieur Amber Rudd.

La menace d’un attentat n’est donc plus considérée comme “imminente”, mais comme “hautement probable”. La dernière fois que le Royaume-Uni avait été placé en état d’alerte critique remonte au mois de mai, après l’attentat qui avait fait 22 morts lors d’un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande à Manchester (nord), lui aussi revendiqué par le groupe jihadiste État islamique (EI).

Du côté de l’enquête, les choses se sont accélérées, le week-end dernier, avec l’arrestation d’un homme de 21 ans samedi soir dans la banlieue ouest de Londres, à Hounslow, aux alentours de 23 h 50 (22 h 50 GMT). Une perquisition “liée à cette arrestation” a eu lieu hier à Stanwell (banlieue ouest de Londres), à quelques kilomètres de Hounslow, ont précisé les enquêteurs.

Samedi matin, un premier suspect âgé de 18 ans avait été interpellé, au lendemain même de l’attentat revendiqué par le groupe EI qui a fait 30 blessés. Une arrestation jugée “très importante” par les enquêteurs.

Cette première interpellation est intervenue vers 7 h 50 (6 h 50 GMT) dans la zone de départ du port de Douvres, un point de transit vers l’autre rive de la Manche. Selon le ministre français de l’Intérieur, Gérard Collomb, les policiers britanniques ont indiqué “que la personne arrêtée à Douvres ne voulait pas venir en France”.

Cette arrestation avait entraîné l’évacuation partielle du port vers 11 h 40 (10 h 40 GMT), afin de “fouiller les lieux par mesure de précaution”. Cette opération a permis à la police de mettre la main sur “plusieurs objets”, tandis que le suspect a été transféré dans un commissariat de Londres, a détaillé un responsable de l’antiterrorisme, Neil Basu.  

La police a également poursuivi hier une perquisition lancée la veille dans une maison du quartier résidentiel de Sunbury-on-Thames, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Londres. Selon les médias britanniques, cette maison appartient à un couple âgé respecté qui fait office de famille d’accueil et avait été décoré par la reine Elizabeth pour son action en faveur des enfants.

Des images de caméras de surveillance obtenues par des médias britanniques semblent montrer un homme quittant cette habitation vendredi dernier, porteur d’un sac similaire à celui contenant l’engin explosif du métro. Concernant la revendication de cet attentat de vendredi dernier, la ministre de l’Intérieur Amber Rudd a répété hier qu’il était “beaucoup trop tôt pour tirer toutes les conclusions” et que la police n’avait jusqu’ici “pas de preuve” d’une implication du groupe EI.

Tout sera fait pour comprendre” comment le suspect de 18 ans s’est radicalisé, a-t-elle insisté sur la BBC, sans plus de détail. Signe de la nervosité ambiante, un vol British Airways Paris-Londres avec 130 passagers à bord a été retardé plusieurs heures au départ de l’aéroport Roissy-CDG, hier matin, à la suite d’une fausse alerte à la bombe qui a nécessité l’évacuation temporaire de l’appareil.

 

AFP

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