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Un policier attaqué au marteau sur le parvis de Notre-Dame à Paris

mercredi 7 juin 2017

policier

Un policier a été attaqué au marteau à 16 h 20, hier, sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, à Paris, par un jihadiste. (© Photo : Bertrand Guay/AFP)

Un policier a été attaqué au marteau, hier, sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame au cœur de Paris par un jihadiste disant agir “pour la Syrie”, trois jours après l’attentat de Londres et dans un contexte de menace élevée en Europe.

L’assaillant, âgé de 40 ans, a été blessé au thorax par des tirs de riposte et évacué vers un hôpital, a-t-on appris de source policière. Il a revendiqué être “un soldat du califat”, un terme utilisé pour désigner le califat autoproclamé en juin 2014 de l’organisation jihadiste État islamique, selon une source proche de l’enquête.

L’agresseur, qui avait également deux couteaux de cuisine en sa possession, a crié “c’est pour la Syrie” au moment où il frappait le policier, a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, qui s’est rendu sur les lieux.

Une coalition militaire internationale, à laquelle participe notamment la France, cherche à anéantir en Irak et en Syrie le groupe EI. L’assaillant portait des papiers au nom de Farid I., né en Algérie en janvier 1977 et inscrit depuis 2014 comme doctorant en sciences de l’information de l’Université de Lorraine, à Metz, a-t-on appris hier soir de source proche de l’enquête.

“Il se présentait comme étudiant algérien, muni d’une carte dont nous devons vérifier l’authenticité”, a indiqué le ministre de l’Intérieur, lors de sa venue sur le parvis de Notre-Dame.

Le policier agressé, âgé de 22 ans, légèrement blessé au cou, a également été hospitalisé, a-t-on indiqué de source policière. Une enquête a été ouverte par le parquet antiterroriste.

Une perquisition a eu lieu hier soir dans une résidence étudiante de Cergy (Val d’Oise), où l’homme occupait un logement. Une quinzaine de membres de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), cagoulés et lourdement armés, ont fouillé un studio du rez-de-chaussée.

Interrogés, la plupart des locataires, des étudiants, ont indiqué ne pas connaître l’assaillant. Un seul s’est souvenu d’un homme “très discret”, qui “habitait là depuis un an et demi ou deux ans”.

“Ce n’était pas du tout un islamiste avec une grande barbe. Plutôt le genre pantalon en toile et veste, un style de professeur des écoles. Le genre insoupçonnable”, a commenté cet homme, qui a souhaité rester anonyme.

L’attaque a eu lieu à 16 h 20, dans l’une des quartiers les plus surveillés de Paris et haut lieu du tourisme. Le policier agressé faisait partie avec deux autres collègues d’une patrouille de surveillance de l’édifice catholique, a indiqué Gérard Collomb.

Un témoin a rapporté avoir entendu “crier très fort”, puis vu “un mouvement de foule”. “Les gens ont paniqué, j’ai entendu deux coups de feu, vu un homme étendu par terre, du sang partout”, a-t-il ajouté, sans dévoiler son nom.

La cathédrale Notre-Dame, située en plein cœur du Paris touristique, est l’un des monuments les plus visités en Europe, avec 13 millions d’entrées par an.

Plus d’un millier de personnes ont été confinées à l’intérieur de l’édifice religieux, selon un porte-parole du monument. Une source policière a, pour sa part, estimé entre 300 et 450 le nombre de personnes qui ont été confinées dans la cathédrale.

Sur requête de la police, l’évêque auxiliaire de Paris, Mgr Éric de Moulins Beaufort, a demandé aux personnes présentes dans la cathédrale de lever les bras pour que les policiers puissent procéder à leur fouille, selon un porte-parole de la cathédrale.

“Les gens étaient calmes. On entendait une voix nous dire en français, en anglais et en espagnol de ne pas paniquer”, a déclaré Nick, un Américain de 42 ans, venu passer cinq jours à Paris avec sa compagne.

 

AFP

 

 

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