Habillage fond de site

Les policiers aux frontières en ont ras-le-vol

vendredi 5 juillet 2019

(© archives LDT)

(© archives LDT)

Le 26 juin, le syndicat Alliance police nationale dénonçait les conditions de travail dégradées des agents de la Police aux frontières (PAF). En cause : une fréquentation touristique en hausse. Des voyageurs qui, la plupart du temps, arrivent à l’aéroport de Faa’a et en repartent.

Une tendance qui s’explique notamment par l’arrivée des compagnies aériennes French bee et United Airlines.

En octobre 2018, une augmentation de 16 % du trafic passagers international était enregistrée dans les aéroports de Polynésie.

Depuis janvier, le fenua a accueilli 69 600 touristes, soit une croissance de 15 % par rapport à l’année précédente.

Les agents de la PAF effectuent des contrôles d’identité, lors des arrivées et départs, afin de lutter contre l’immigration clandestine. Ils doivent s’adapter aux saisons touristiques, et de ce fait, aux variations d’horaires des vols.

Une situation qui “(…) oblige les policiers à traiter les vols à des cadences très supérieures à ce qui devrait se faire pour éviter les ralentissements des files d’attente et les retards de vols”, déplore Michaël Bottreau, secrétaire territorial du syndicat.

Des problèmes qui ne s’arrêtent pas là. En avril 2018, l’organisation de la PAF a été remaniée. Des nouveaux cycles horaires ont été appliqués, qui divisent les brigades existantes en demi-groupes.

Conséquence : la création de périodes, s’étalant jour et nuit, qui diminuent les effectifs de moitié. Le poste de police de Faa’a se retrouve parfois fermé sans surveillance, “malgré la présence d’armes”.

Pour pallier ce problème, le directeur général de la police nationale, Éric Morvan, a proposé, en juin, aux organisations syndicales, la mise en place d’un nouveau cycle horaire.

Une mesure qu’Alliance police nationale souhaite appliquer “d’urgence” à la PAF de Faa’a, ainsi qu’à la Direction de la sécurité publique, afin de garantir un service public de qualité et sécurisé.

Contacté, le haut-commissariat n’a pas apporté de réponses à nos questions.

 

LDT

 

 

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Édouard Fritch veut que les personnes hospitalisées après un accident qu'ils ont causé, sous l'empire de l'alcool ne soient pas pris en charge par la CPS. Pensez-vous que ce soit une bonne mesure ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete