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Politique – Les annonces de Fritch à l’assemblée

vendredi 12 avril 2019

Édouard Fritch a débuté son discours avec un micro défectueux, ce qui a quelque peu agacé son directeur de cabinet, Thierry Nun Fat. Il a suffi d’un petit coup de pouce dessus, pour le refaire remarcher au bout de 8 minutes. (© Christophe Cozette)

Édouard Fritch a débuté son discours avec un micro défectueux, ce qui a quelque peu agacé son directeur de cabinet, Thierry Nun Fat. Il a suffi d’un petit coup de pouce dessus, pour le refaire remarcher au bout de 8 minutes. (© Christophe Cozette)


L’assemblée s’est réunie hier, pour la première séance de la session administrative de l’année. Les discours du président de l’institution et du Pays, ainsi que l’élection des membres des commissions ont rythmé la matinée. Mais le statut adopté dans la nuit, à Paris, était sur toutes les lèvres.

C’est ouvert. En effet, la première séance de la session administrative de l’assemblée de l’année, s’est ouverte hier matin, devant un hémicycle quelque peu modifié, avec l’adhésion officielle de l’ex-élu orange, ex-non inscrit, Angelo Frébault, au parti de la majorité, qui compte désormais 40 représentants (lire encadré).

Gaston Tong Sang, président de l’institution, a prononcé un discours, suivi du président du Pays, Édouard Fritch.

“On est 40. Cela va peut-être provoquer des remous encore une fois, peut-être que d’autres partiront”, a commenté Édouard Fritch, philosophe, à la fin de son discours, au sujet de cette 40e voix.

Sur le plan législatif de l’institution, Gaston Tong Sang “tire un bilan extrêmement positif de notre activité”.

“Les 21 séances plénières que nous avons tenues depuis le début de la mandature nous ont conduits à adopter 168 textes, dont beaucoup l’ont été à l’unanimité de nos suffrages”, dont “l’indispensable réforme des régimes de retraite, qui, conformément à nos engagements électoraux, a été adoptée” et, “cette fois-ci, les portes du dialogue n’aient eu à subir aucun fracas et aucune entrave”, faisant sans doute allusion à Angelo Frébault, qui lors de la première mouture du texte, n’avait pas hésiter à entrer en force dans l’hémicycle.

Mais tout ceci est du passé. L’important c’est le présent, et GTS s’est félicité pêle-mêle des relations avec sa grande soeur nationale, avec l’Europe, à laquelle il a rendu un hommage appuyé, et avec les assemblées législatives de la région.

Il a également annoncé l’adhésion de l’assemblée de la Polynésie française à l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF), en juillet.

“Le français fait partie de nos vies et de notre histoire. Il porte des valeurs de paix, de démocratie et de liberté dans lesquelles notre assemblée se reconnaît incontestablement”, a-t-il dit, au pupitre.

 

La majorité désormais à 40 représentants

 

Il a terminé son propos sur la réforme du statut, votée dans la nuit (lire « Nucléaire : les députés reconnaissent la contribution “involontaire” du fenua »), qui “marque un tournant historique dans nos relations avec l’État” et qui “apportera la garantie d’une entrée en vigueur plus rapide de nos textes grâce à la révision du régime de nos lois du pays”, qui, en cas de litige devant le Conseil d’État, ne devraient pas rester plus de trois mois sur le bureau de la plus haute juridiction française.

Après une panne de micro de plus de 8 minutes, Édouard Fritch a enchaîné son (long) discours de plus d’une heure.

Secteur par secteur (d’activité), surfant sur les bons ou plutôt meilleurs chiffres que les années passées, du tourisme, de l’économie générale mais aussi bleue et verte, il a dévoilé un certain nombre de chantiers à venir, dont les très attendus ferme aquacole de Hao et Village tahitien (lire encadré), qui devraient faire de 2019, une année charnière.

Parmi les prochaines lois du Pays à suivre, il a été annoncé prochainement l’examen de celle sur la protection de l’emploi local, dont on parle depuis bien longtemps.

“J’ai lu qu’il y aurait eu des tensions dans notre réunion préparatoire à cette séance”, a-t-il dit, au début de son discours.

“Ça n’a pas été le cas.” Comme nous l’ont précisé également quelques représentants, sous couvert de l’anonymat, parlant simplement “de discussions animées”, tout au plus.

“Il est toujours difficile de satisfaire chacun, mais aussi il faut continuer à défendre la notion de jeu collectif”, a reconnu Édouard Fritch.

Le mot d’ordre semble être passé puisque les commissions ont quasiment toutes été reconduites et votées, pour la première fois, par liste complète, et non président de commission par président de commission. Comme quoi, même à 40, on peut arriver à s’entendre.

 

Christophe Cozette

 

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