Habillage fond de site

Politique de l’environnement : L’inaction dénoncée par la CTC

lundi 25 septembre 2017

environnement

Le rapport de plus de 80 pages aborde toutes les améliorations que le Pays doit apporter à sa politique environnementale. (© DR)


La chambre territoriale des comptes (CTC) consacre plus de 80 pages à six ans d’inaction gouvernementale et communale en matière d’environnement. Nombre des observations de son rapport figuraient déjà dans le précédent, en 2011. La Dépêche livre ici l’essentiel de la synthèse à paraître, et les recommandations de la CTC.

La chambre territoriale des comptes (CTC) s’apprête à publier son rapport d’observations définitives sur la politique de l’environnement de la Polynésie française depuis 2010.

Plus de 80 pages qui, chapitre après chapitre, détaillent les manquements, omissions ou arrangements dont chacun peut constater les conséquences.

Beaucoup d’annonces et peu de résultats : on peut légitimement se demander s’il existe une réelle volonté d’améliorer les choses, alors que le Pays détient la compétence environnementale depuis 1984.

En 1993, le pacte de progrès identifiait quatre secteurs stratégiques de développement qui partagent tous un degré élevé de dépendance vis-à-vis de la qualité de l’environnement : tourisme, agriculture, pêche et perliculture.

Ces priorités n’ont jamais été remises en question, mais la protection de l’environnement est restée à la traîne et ses résultats sont, au mieux, inégaux.

 

La biodiversité “menacée plus qu’ailleurs”

 

“Les bilans environnementaux dressés successivement par la collectivité depuis 1995 indiquent pourtant que la biodiversité y est menacée plus qu’ailleurs, que de nombreux lagons subissent la surpêche, que le domaine public maritime et le littoral sont malmenés, et que trop de cours d’eau douce sont pollués”, écrit la CTC. “Le territoire polynésien enregistre ainsi le plus grand nombre d’espèces éteintes ou menacées de toutes les collectivités françaises des outre-mer.”

La chambre estime que, malgré “des faiblesses chroniques qui désorganisent l’ensemble des politiques publiques”, on peut compter certains résultats notables : la mise en place d’outils réglementaires et d’une fiscalité environnementale, la sanctuarisation de la zone économique exclusive, un bon niveau de collecte et de traitement des déchets ménagers aux îles du Vent, les progrès de l’assainissement et l’amélioration de la qualité de l’eau distribuée par les réseaux publics.

“La politique publique environnementale, par son rôle structurant sur la totalité du territoire géographique, nécessite, sans doute davantage que les autres, à la fois une vision d’ensemble et un portage politique fort, ce qui n’a pas été vraiment le cas. Du reste, la collectivité de la Polynésie française connaît bien ses propres handicaps et annonce régulièrement des réformes depuis plus de 15 années, à grands renforts de groupes de travail et de documents stratégiques.
Ces tentatives ont abouti trop rarement. Marquée par des blocages persistants, l’administration territoriale reste en effet fragmentée et ses moyens sont mal répartis.”

“Les effets de ces dysfonctionnements sont nombreux. Ainsi, la collectivité de la Polynésie française ne parvient toujours pas à assurer suffisamment son rôle d’autorité organisatrice, et trop de projets sont restés au seul stade de l’effet d’annonce comme l’illustrent les échecs successifs de mise en place du schéma d’aménagement général dont la première tentative remonte à 1984.”

C.P.

 

recommandation CTC environnement

242
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Samedi se tient l’élection de Miss France. Selon-vous Miss Tahiti sera :

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete