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POLITIQUE – L’assemblée a repris ses travaux

mardi 31 octobre 2017

APF

Débats sans saveur autour de l’énergie, hier après-midi, à l’assemblée. (© Christophe Cozette)


Examen de différents rapports pour la quatrième séance de la session budgétaire. Au programme : trois rapports de la chambre territoriale des comptes (CTC), un sur l’environnement et deux sur l’énergie, hier, à l’assemblée de la Polynésie française. Les débats sur l’énergie ont ouvert la séance.

Morne séance. Après avoir interrompu, jeudi dernier, leur quatrième séance de la session budgétaire pour que les représentants puissent assister aux obsèques de leur ancien collègue, Teriitepaiatua Maihi, ancien maire de Moorea, ces derniers ont repris leurs travaux, hier après-midi.

Après l’examen du débat d’orientation budgétaire (DOB), les représentants ont eu à examiner différents rapports, dont trois de la chambre territoriale des comptes (CTC), un sur l’environnement et deux sur l’énergie.

Le ton était pourtant donné. Les représentants avaient tout d’abord, deux projets de délibération modifiant le budget de l’assemblée, à considérer.

Le premier concernait le report de crédits collaborateurs non consommés. Le second avait trait aux conditions de prise en charge des frais de transport des représentants.

 

“Une demande récurrente des élus de nos îles”

 

Quelque peu piqué au vif, le président de l’hémicycle, à l’initiative de ces deux projets, a rejeté les critiques de ses collègues, qui sous-entendaient que l’assemblée pouvait être pilotée à des fins électoralistes, avec ce report de crédits.

“Je peux retirer ce texte à tout moment mais sinon, ces crédits seront perdus”, a expliqué Marcel Tuihani.

Malgré 32 abstentions, ce texte a été adopté. Plus consensuel, la prise en charge des frais de transports des représentants dans l’ensemble de leur circonscription – et non de leur lieu d’habitation – a été saluée par les politiciens de tout bord.

“Une demande récurrente des élus de nos îles”, selon Armelle Merceron (RMA), “insistante”, selon Monique Richeton pour le Tahoeraa.

“L’impact financier sera mineur”, a assuré Marcel Tuihani.

C’est l’environnement (de 2010 à maintenant) qui a ouvert le bal des rapports définitifs de la CTC, étudiés par les représentants de l’assemblée.

Cette dernière préconise que “la collectivité de la Polynésie française doit s’emparer pleinement de sa compétence environnementale en passant aux actes : renforcer sa gouvernance environnementale et fusionner ses services environnementaux pour mieux coordonner son action publique, faire preuve d’exemplarité éco-responsable dans sa gestion, jouer son rôle d’animateur avec ses partenaires que sont les communes, les associations, et les services de l’État, et enfin, rationaliser ses moyens de contrôle”.

L’UPLD a reconnu cette “incapacité de notre collectivité de se soumettre aux règles qu’elle édicte”, mais c’est le Tahoeraa qui a regretté que le “rapport occulte le fait nucléaire”, tout en reconnaissant que “les choses avancent”.

 

“Il y a un avant et un après Fritch”

 

Tea Frogier, seule membre du gouvernement à être présent hier, a répondu à la place de son collègue de l’environnement et a notamment vanté les différentes politiques – de l’eau, des déchets, de la biodiversité – qui sont en train de se mettre en place.

Les débats sur l’énergie auraient pu mettre de l’électricité dans l’air, mais que nenni. Les représentants avaient, en effet, à se pencher sur la gestion de la société de Transport d’énergie électrique en Polynésie (TEP) pour les exercices 2009 à 2015 et sur la gestion de la Polynésie française au titre de la politique de l’énergie pour les exercices 2007 et suivants, offrant ainsi la possibilité à certains de faire une intervention deux-en-un.

Pour la CTC, “malgré l’apport des subventions publiques, déjà acquises ou prévues, la TEP ne peut réussir le changement de dimension auquel elle est appelée, sans un ajustement du tarif par la collectivité de la Polynésie française, concédante” et “le succès de la mutation reste tributaire de la réponse entrepreneuriale, dont la qualité doit être à la mesure du changement projeté et à la réussite de laquelle, l’équipe managériale s’est attelée”.

Pour Tina Cross, élue UPLD, qui a fait du prix de l’électricité son cheval de bataille, le “renforcement de l’indépendance de la TEP” est incontournable.

“Mais les recommandations de la CTC seront-elles prises en compte par le gouvernement ou resteront-elles lettres mortes comme celles de la CRE ” (commission de régularisation de l’électricité, qui avait effectué un rapport sur le coût de l’électricité au fenua, en 2012, NDLR), s’est interrogée Tina Cross à deux reprises, puisque qu’elle a conclu de la même manière, sa seconde intervention, sur la politique énergétique.

Concernant cette dernière, la CTC dans ses conclusions, estime que “la baisse durable du prix de l’électricité dépend essentiellement de l’émergence d’un mix énergétique privilégiant les énergies renouvelables et d’un contrôle vigilant des charges des délégations”.

Mais “le chemin à parcourir est encore long, la part de la consommation d’énergie dans le PIB reste proportionnellement élevée, au double de la France hexagonale, alors que le territoire de la Polynésie française est dépourvu de tout secteur industriel important”.

Pour Antonio Perez (RMA), cela ne fait pas de doute, sur les deux dossiers, “il y a un avant et un après Fritch”.

“Avant, il n’y avait pas de vision mais des errements des politiques et des rémunérations indécentes. Aujourd’hui, il y aune nouvelle gouvernance depuis décembre 2013” a commenté l’élu.

Des propos confirmés par la représentante du gouvernement, Tea Frogier.

“Le gouvernement s’inscrit dans les recommandations de la CTC” a expliqué, la ministre de l’Éducation. Nous voilà rassurés.

Christophe Cozette

 

 

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