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La Polynésie de demain : quels partenaires, quelle économie, quelle société ?

mardi 4 juillet 2017

Polynésie 2050

Développement économique, intégration régionale, relations avec Paris, modèle de société…
Les acteurs de la société civile s’interrogeront mardi prochain sur l’avenir de la Polynésie française, dans l’espoir d’aiguiller les décideurs. (© Photo : Marie Guitton)


À l’occasion de son quarantième anniversaire, le conseil économique, social et culturel (CESC) organise une journée de débats publics mardi prochain, au Méridien. Cette conférence est baptisée “Quelle Polynésie en 2050 ?” La société civile sera consultée sur le développement économique du pays, son intégration régionale, les relations avec Paris après les essais nucléaires ou encore le modèle de société souhaité à l’avenir.  

Les essais nucléaires, et après ? Quel développement économique ? Quel modèle de société ?
À l’occasion de son quarantième anniversaire, qu’il célébrera le 11 juillet, le conseil économique, social et culturel (CESC) a choisi de regarder au-delà de son propre bilan : vers l’avenir du pays.

“Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?”, résume Winiki Sage, président de la quatrième institution du Pays.
Pour aiguiller les décideurs, une grande conférence réunira mardi prochain au Méridien, à l’image des séances du CESC, “des personnes de tout horizon, pour parler de sujets sociétaux”.
Cette fois, l’enjeu dépasse l’avis rendu sur telle ou telle loi du Pays. “Il s’agit d’essayer de répondre à la question “Quelle Polynésie en 2050 ?”, explique Winiki Sage. Que cette journée devienne un peu la déclaration, ou le vœu de la société civile.”

“Pour faire écho à l’accord de l’Élysée”, une première table ronde reviendra sur le “fait nucléaire” et le “devoir de mémoire”, qui questionnent les relations avec l’État. “À partir du moment où le président de la République le reconnaît, qu’est-ce qu’on fait ?”, s’interroge Winiki Sage, qui rappelle que des évolutions statutaires sont attendues après la signature de cet accord, rebaptisé “Accord pour le développement de la Polynésie française”.

 

Les outre-mer réfléchissent ensemble

 

L’avenir économique du fenua sera, lui, au centre de la deuxième table ronde, l’accent étant mis sur les opportunités qu’offre au pays son environnement régional, en particulier les États-Unis et la Chine. Les Américains sont les premiers touristes du fenua, en termes de fréquentation.
“Les États-Unis peuvent influer sur le futur de la Polynésie, observe l’agent consulaire Christopher Kozely. Mais on se demande s’il y a des sociétés américaines qui se développent ici. Est-ce qu’il y a vraiment des relations ? Ou est-ce que ça s’arrête à McDo et au Mariott ?”

De façon plus générale, les trajectoires à privilégier pour construire une économie “moins dépendante des transferts de l’État” seront étudiées : économie bleue, développement des télécommunications, du trafic aérien ou des énergies renouvelables… Et les conclusions de ces échanges pourraient résonner au-delà de nos îles, puisqu’à l’occasion de ses quarante ans, le CESC a invité pour la première fois les présidents des conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (Ceser) de l’Hexagone et des outre-mer à tenir leur assemblée plénière décentralisée à Papeete.
Mardi prochain, outre quelques représentants hexagonaux, des conseillers de Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Guadeloupe, Guyane, Saint-Martin, ou La Réunion assisteront donc aux débats.

“C’est très intéressant qu’ils viennent”, souligne Winiki Sage, qui rappelle que “nous avons travaillé tous ensemble sur l’égalité réelle outre-mer”.
Invité, l’État n’aurait pas souhaité participer activement aux rencontres, mais que ce soit sur le coût de la vie ou les statuts des outre-mer dans la République, il sera bien présent dans les débats.

En début d’après-midi, la dernière table ronde se resserrera sur la société polynésienne. “Comment voit-on notre société demain, dans dix ans, dans vingt ans ?”, se demande Wikini Sage.
Plusieurs jeunes entrepreneurs, comme le fondateur de la marque Nesian, livreront la vision de leur génération. Ce sont bien eux et leurs enfants, en 2050, qui tiendront les rênes du pays. 

 

M.G. 

 

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