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Un Polynésien consomme 90 litres de soda par an

lundi 8 janvier 2018

limonade sodas

Le consommateur polynésien boit en moyenne 91 litres de soda chaque année. Il a le choix parmi plus de 60 références. (© Damien Grivois)


Chaque Polynésien consomme en moyenne plus de 90 litres de soda par an, soit 80 % de plus que dans l’Hexagone. Le marché des boissons gazeuses est dominé par la Brasserie de Tahiti, avec toutefois la concurrence de la Brasserie du Pacifique et de la Limonaderie de Tahiti Singapour. Bien que trusté par l’incontournable Coca-cola, le marché offre la bagatelle de plus de 60 références.

Ça pétille beaucoup à Tahiti et dans les îles ! La consommation de boissons gazeuses sucrées est une habitude dans la vie quotidienne des Polynésiens, et son niveau est supérieur à celui des pays tempérés, habitudes acquises et chaleurs tropicales “obligent”.

On estime globalement le marché à 25 millions de litres par an, indique la Brasserie de Tahiti, leader incontesté sur ce marché, mais attaqué quand même par la concurrence de sodas fabriqués localement et importés.

Cela représentait donc en juin 2017, pour une population totale d’environ 275 918 habitants (chiffre de l’Institut de la statistique), plus de 90 litres par habitant et par an, soit 80 % de plus que dans l’Hexagone. Ou encore un litre et 75 centilitres par semaine, un chiffre à majorer légèrement puisque le recensement de la population inclut les bébés, lesquels ne sont pas censés, en principe, boire du soda…

Dans l’Hexagone, la consommation annuelle moyenne s’établit à un peu plus de 50 litres, un niveau jugé plutôt “modéré” comparé, par exemple, à l’Allemagne.

Premier constat : ce marché est dominé de la tête et des épaules par un acteur incontournable, la Brasserie de Tahiti, et sa marque leader au niveau mondial, Coca Cola, dont elle détient la licence de fabrication exclusive au fenua depuis 1959.

La société présidée par Jean-Pierre Fourcade, première entreprise agroalimentaire de Polynésie française (400 salariés dont 150 en usine de production, pour un chiffre d’affaires total affiché de plus 12,4 milliards de francs en 2014, bière, eaux, jus de fruits, sodas…) s’est diversifiée sur le marché des boissons gazeuses. En effet, elle fabrique et commercialise aussi Orangina, Fanta, Schweppes et la limonade Sprite, quatre marques à la notoriété  internationale.

Et sur le segment des colas, elle a aussi décliné de nouvelles offres avec une quantité de sucre réduite : Coca Zéro, Coca Light, Coca Life avec de l’extrait de stevia, édulcorant d’origine naturelle.

En volume, la Brasserie dit vendre davantage de sodas que de bière. “Le marché des sodas a enregistré une baisse pendant la période de la crise, il y a une légère reprise depuis deux ans”, explique Thierry Mosser, directeur général de la société.

“Les sodas représentent environ 35 % de notre production en volume, hors produits alcoolisés, au côté de l’Eau Royale, de Premium Water, des jus de fruits Rotui…”

 

Un fabricant leader, deux challengers

 

Deux autres sociétés locales produisent des boissons gazeuses sucrées. La Brasserie du Pacifique, ou Brapac (vins, spiritueux, produits alimentaires, boissons rafraîchissantes, classée dans les 50 premières entreprises du pays avec un chiffre d’affaires global estimé à 2,4 milliards de francs)… s’est illustrée fin 2016 en lançant le Tahitian Cola, une “recette locale” de cola, moins sucré que l’original, également décliné en version 0 % de sucre.

L’entreprise présidée par Félix Bernardino emploie 120 personnes au total, dont une quinzaine d’emplois directement rattachés à la production de ce concurrent de Coca-Cola.

La société produit et embouteille d’autres sodas locaux (Tahiti Red, Orange, Lime). Elle représente également les marques Seven Up (limonade) et Pepsi.

“Le marché des sodas est plutôt stable” indique la direction de la Brapac. “Notre objectif est de développer notre activité, surtout avec le Tahitian Cola qui est moins cher et moins sucré que le concurrent historique.”

La Limonaderie de Tahiti (Singapour) à Tipaerui propose en plus de ses sirops une très large gamme de sodas, sans conteste l’offre la plus variée en termes de saveurs au fenua (seize en sodas, vingt-six en sirops).

L’entreprise familiale a été créée en 1951 par Seow Choon Siang, originaire de Singapour. Les Tahitiens l’ont alors vite baptisé “Singapour” !

La société, dont 50 % de l’activité environ est dédiée aux sodas, emploie 13 personnes, dont une dizaine dans l’unité de production et une à l’embouteillage.

“C’est un marché plutôt stable”, explique la direction. “Nous poursuivons notre route sans nous soucier de la concurrence. Notre priorité reste la qualité, c’est le meilleur gage de garder notre fidèle clientèle.” Singapour assure qu’elle utilise “du vrai sucre de canne à sucre” importé de Nouvelle-Zélande.

 

Damien Grivois

 

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