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Le portrait de Dorian Gray : une pièce sur la beauté, la jeunesse, le temps qui passe

dimanche 12 novembre 2017

Si les décors sont minimalistes, les costumes sont nombreux et extrêmement travaillés. (DR)

Si les décors sont minimalistes, les costumes sont nombreux et extrêmement travaillés. (DR)

La Compagnie du caméléon a découvert, au Festival d’Avignon en 2016, Le portrait de Dorian Gray de Thomas Le Douarec qui est, depuis ce samedi 11 novembre, sur la scène du petit théâtre de la Maison de la culture.

L’histoire commence par la rencontre entre deux hommes : le jeune Dorian Gray et le célèbre peintre londonien Basil Hallward. Fasciné par la beauté de Dorian Gray, ce dernier décide d’en faire sa muse. Il réalise alors son incroyable portrait, son chef-d’œuvre, qui fera prendre conscience à son modèle que sa beauté est éphémère et qu’elle finira par faner avec le temps. Dorian Gray fait alors un vœu insensé : laisser son portrait vieillir à sa place pendant qu’il reste jeune et beau, éternellement… Ce vœu se réalise miraculeusement. Lui reste jeune, mais découvre son portrait enlaidi par l’âge, le vice et la mort.

Pour le metteur en scène, l’histoire de Dorian Gray est une véritable obsession. Cela fait quatre fois qu’il revisite ce célèbre roman d’Oscar Wilde pour le théâtre. Une quatrième adaptation très réussie, semble-t-il, puisque pendant deux ans, elle a connu un succès ininterrompu à Paris. Depuis avril, elle tourne dans l’Hexagone et en Europe.

Sur scène, quatre comédiens, Caroline Devismes, Fabrice Scott, Arnaud Denis et le metteur en scène lui-même, qui campent à eux seuls huit personnages et qui assurent toute la partie technique. On s’occupe des changements de costumes et de décors nous-mêmes… Le spectacle a été construit en fonction de ce que chacun doit faire en coulisses. C’est une chorégraphie bien huilée”, expliquent les comédiens qui donnent vie à cette histoire.

 

Le vêtement est très important”

Côté décors, le metteur en scène a choisi la sobriété. “Les personnages évoluent dans de nombreux lieux très différents. On ne pouvait pas avoir quinze décors, ça aurait été trop compliqué à gérer. On a donc choisi de partir sur quelque chose de très épuré et de suggéré. Ainsi, chaque lieu est symbolisé par une lumière, un meuble, un accessoire ou un rideau”, a expliqué Thomas Le Douarec. Si les décors sont minimalistes, les costumes sont nombreux et extrêmement travaillés : une robe fourreau couleur rouge feu, des costumes d’homme cintrés qui tombent parfaitement, des cols de chemises remontés par des cravates généreuses, un corset lacé serré…

Les comédiens changent de tenue quasiment à chaque scène, d’une part pour marquer le temps qui passe puisque l’histoire se déroule sur vingt ans, mais aussi pour donner vie aux différents personnages qu’ils interprètent.

Le vêtement est très important dans la pièce. Les dandys prêtaient une attention très particulière à leur apparence et à leur façon de s’habiller. On ne pouvait donc faire l’impasse sur les costumes”, a détaillé le metteur en scène. Les dialogues tirés du roman sont enrichis par le piano d’Arnaud Denis et les chansons de Caroline Devismes.

É.P.

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