Portrait – Emmanuel Macron, candidat d’En Marche !

    lundi 24 avril 2017

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    Emmanuel Macron, âgé de 39 ans, est virtuellement à deux semaines de succéder à François Hollande. (© AFP)


    Qualifié pour le second tour de la présidentielle dans le costume du favori, après être arrivé en tête du premier tour, hier, Emmanuel Macron, âgé de 39 ans, est virtuellement à deux semaines de succéder à François Hollande.

    Le favori du premier tour de l’élection présidentielle, avec 23,72 % des voix, a annoncé à ses soutiens qu’il voulait rompre avec le système incapable de répondre aux problèmes. “J’aurai besoin de votre vote, j’aurai besoin de votre confiance”. “Et tu l’auras !”, lui a répondu un militant.

    Un peu plus d’un an seulement après avoir lancé son parti, Emmanuel Macron est proche de réussir un audacieux pari, à condition de ne pas manquer l’ultime manœuvre de rassemblement face à Marine Le Pen pour s’ouvrir les portes de l’Élysée.

    Il y est presque. Qualifié pour le second tour de la présidentielle dans le costume du favori après être arrivé en tête du premier tour hier, Emmanuel Macron, âgé de 39 ans, est virtuellement à deux semaines de succéder à François Hollande.

    Le président-fondateur d’En Marche ! – son mouvement lancé le 6 avril 2016 – va désormais œuvrer au “rassemblement” avec dans le viseur la barre des 50 % des voix dimanche prochain. “Les Français ont exprimé leur désir de renouvellement. Notre logique est désormais celle du rassemblement que nous poursuivrons jusqu’aux élections législatives”, a-t-il déclaré à l’AFP avant de prendre la parole plus tard dans la soirée pour appeler à “réconcilier notre France”.

    Dans cette perspective, l’ancien ministre de l’Économie va dédier les 48 prochaines heures “à des échanges politiques”, dixit son entourage.

    Pas de meeting donc mais des négociations avec une partie de la droite et la gauche pour s’assurer les conditions de soutien et préparer sans doute un gouvernement d’ouverture.
    “Je veux dès à présent construire une majorité de gouvernement et de transformation nouvelle”, a affirmé Emmanuel Macron hier soir.

     

    Législatives en tête

     

    “Elle sera faite de nouveaux visages, de nouveaux talents. Chacune et chacun peut y avoir sa place. Je ne demanderai pas à ceux qui me rejoignent d’où ils viennent mais s’ils sont d’accord” avec le projet, a-t-il ajouté.

    Dans les messages délivrés ces deux prochaines semaines, Emmanuel Macron devait se tourner “vers une stratégie projet contre-projet en parlant de l’Europe par exemple”, souligne un conseiller. “L’idée c’est de ne pas stigmatiser un potentiel de 40% des électeurs (FN, NDLR) sinon la réconciliation sera difficile après le second tour”, relève-t-il.

    Hier soir, Emmanuel Macron s’est ainsi affiché comme un “président qui protège, transforme, construit. (…) Un président qui aide ceux qui ont moins”, mais aussi comme le “président des patriotes face à la menace des nationalistes”.

    Si un meeting “symbolique” à Amiens, ville natale du candidat, devrait se glisser au programme, selon son entourage, aucune autre réunion publique n’était encore calée hier soir. Seulement une “courte sortie” liée à la commémoration du génocide arménien lundi était envisagée.

    Mais la semaine devrait surtout être marquée par une “vague d’investitures” aux législatives, selon un haut cadre du parti. Pour l’heure, seulement 14 candidats ont été intronisés, mais En Marche ! “va dérouler maintenant”, ajoute cette même source.

    La commission d’investiture présidée par Jean-Paul Delevoye va d’ailleurs intensifier ses séances de travail dans les prochains jours, a-t-on appris de sources concordantes.

    Cela devrait donc permettre de préciser davantage les contours de ce qui pourrait être la majorité présidentielle dans un peu moins de deux mois, à l’issue des législatives. Un scrutin crucial pour sa survie car conditionnant aux résultats le montant de subventions publiques.

    Dévoiler de nouveaux profils de députés donnera aussi des gages supplémentaires de solidité d’En Marche ! , dont la croissance exponentielle en très peu de temps l’apparente à une start-up florissante, avec 80 salariés et environ 150 bénévoles qui défilent dans ses vastes bureaux du XVe arrondissement de Paris.

    Une belle réussite entrepreneuriale, pourrait se vanter l’ancien banquier d’affaires, qui, pour par­venir au seuil de l’Élysée, a bénéficié d’un cocktail détonant : des intuitions gagnantes, comme l’admettent supporters et détracteurs, mais aussi une drôle de conjonction des astres.

    D’une part, un président sortant contraint de jeter l’éponge, de l’autre des primaires à droite et à gauche lui dégageant un boulevard au centre et enfin, une affaire Fillon qui a tout dynamité.

    “Dans la nuit du 5 au 6 avril (2016), avant de lancer En Marche ! , on discutait avec Emmanuel”, se souvient Richard Ferrand, secrétaire général du parti et soutien de la première heure.

    “Je lui ai dit : où ça nous mènera tout ça ? Il m’a répondu : on verra, si ça répond à un besoin…”. Plus d’un an plus tard, après avoir “pris (s)on risque” comme il aime à le souligner, la réponse est là.

     

    AFP

     

     

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