Portrait – Marc-Antoine Bouvant, réalisateur du Waterman Tahiti Tour, diffusé hier sur Polynésie 1ère

    lundi 3 octobre 2016

    waterman

    Marc-Antoine Bouvant, toujours un micro en main, d’où son célèbre “Marco au micro”. (Photo : Christophe Cozette)

     

    Tous les lundis, nous vous proposons de découvrir un homme ou une femme qui, à sa manière, illustre l’actualité. Marc-Antoine Bouvant, encore plus connu sous le pseudonyme “Marco au micro” réalise et présente le Waterman Tahiti Tour, depuis ses débuts. Mais c’est surtout Adrenal’in, un magazine mensuel sur le surf, le premier du genre au fenua, qui l’a fait connaître des téléspectateurs. Portrait d’un fou de glisse.

     

    Ia ora na sisters and brothers, c’est Marco au micro.” On ne présente même plus ce visage si connu de Marc-Antoine Bouvant alias “Marco au micro”, présentateur et réalisateur du Waterman Tahiti Tour 2016 (WTT), diffusé hier sur Polynésie 1ère, en fin de journée.

    Le WTT est une compétition qui ne manque pas de capacités surhumaines et d’adrénaline et l’Adrenal’in, il connaît Marc-Antoine. “De 1999 à 2010, on a réalisé dix ans d’émissions, à raison d’une par mois”, se souvient-il. “C’était une superbe expérience, cela m’a formé”, même si Marco avait déjà réalisé quelques petits films. Ce dernier faisait partie de la bande du Trocadéro – le 3.4.0 – qui a propulsé le skate en métropole, dans les années 1980.

    Marc-Antoine était notamment, à l’époque, collègue avec Stéphane André, propriétaire d’Ethnies, une marque de chaussures bien connue dans le milieu de la glisse. Ayant percé dans la discipline, Marc-Antoine voulait rencontrer “le père spirituel du skate, le surf” et a commencé à voyager. “C’était un rêve et surfer en Polynésie, c’est tout simplement magique”, se souvient ce Parisien. Et dans ses bagages, il n’avait pas oublié un projet d’émission, qu’il avait présenté sur Canal+ et Antenne 2, au début des années 1990, après de nombreuses sessions de surf lors de son périple aux Antilles.

    Mais bon, à cette époque, la glisse n’était pas assez populaire.” Mais à Tahiti, Marc-Antoine laisse traîner son dossier sur le zinc d’un café de la place, Steeve Hamblin, alors directeur marketing à la Brasserie de Tahiti, tombe dessus et, 15 jours plus tard, Marc-Antoine devient “MarcO hO micrO”. C’était à peine deux ans après son arrivée au fenua, en 1997.

     

    “Il faut réinventer l’émission”

     

    Le skate et le surf sont bien plus que des sports, pour moi, ce sont deux cultures”, explique Marc-Antoine, en prenant exemple de l’engouement de ces disciplines dans les îles. Même s’il tourne moins qu’avant, il garde un œil sur la production locale. “Aujourd’hui, on a une superbe production audiovisuelle à Tahiti, qui s’est bien développée”, reconnaît-il.

    Je rends hommage à Waaaaves (diffusé sur TNTV chaque semaine), c’est la première saison et les progrès sont continus. Et puis, c’est une émission locale”, avoue Marc-Antoine qui avait réussi à faire d’Adrenal’in, la troisième émission la plus regardée de la chaîne, à l’époque, après les journaux télévisés et les telenovelas.

    Mais en 2010, un nouveau directeur des programmes sur la Première a souhaité cesser la diffusion de cette émission, au bout de dix ans d’antenne. “Le surf, ce n’est pas ma priorité”, avait reçu comme réponse Marc-Antoine, qui a continué de filmer, mais pour le web ensuite. Mais l’arrivée d’une émission sur la chaîne de la Mission redonne envie à sa concurrente, de donner vie à une seconde mouture d’Adrenal’in, “avec un format différent”, pour laquelle Marco au micro est en discussion.

    Il faut réinventer l’émission”, a-t-il expliqué, avant de saluer ses deux mentors, alias Gilles Hucault et le regretté Claude Ruben. Contrairement à Adrenal’in (qui continue sur la page Facebook dédiée) qui l’a fait connaître et qu’il réalisait entièrement seul, Marc-Antoine a travaillé avec une équipe bien plus conséquente à la production d’images pour la WTT, “même si parfois, on manque un peu de moyens mais cela va venir, ce n’est que la seconde édition”.

    Et il est vrai qu’avec une équipe pour des drones et une sea box (un engin sous-marin qui peut suivre des nageurs à près de 10 nœuds), le résultat est exceptionnel. “Les images en natation de cette qualité sont très rares”, a commenté le passionné de glisse, réalisateur et animateur du Waterman Tahiti Tour, peu de temps avant la diffusion d’hier.

    Championnat local sur cinq étapes disputé sur trois îles différentes (dans quatre catégories), le WTT comporte trois épreuves : natation, le stand-up paddle et le prone paddle board (sans rame, à la force des bras). Développé par Stéphane Lambert, le Waterman est, en fait, une sorte de triathlon aquatique, un sport physique, tendance extrême.

    Pour le moment, le Waterman World Tour en est à ses balbutiements. “Pour le moment, il n’existe qu’une étape à San Diego”, a expliqué Marc-Antoine Bouvant, qui avait d’ailleurs réalisé pour Polynésie 1ère, un sujet l’année dernière, sur cette étape qui se déroule dans un camp militaire. “Le World Tour est en construction, on fonde beaucoup d’espoir dessus”, savoure l’intéressé.

    Reporter de guerre”, c’est ainsi que l’organisateur définit son équipe de tournage, car le format des différentes courses change le plus souvent possible, faisant écho au slogan du WTT, “ne vous attendez à rien, soyez prêts à tout”. “Il fait cela pour étonner les participants, jusqu’à l’équipe de production”, lançant le départ avant que cette dernière soit prête, par exemple. Et pour rajouter encore de la difficulté à ces épreuves, il y a eu, cette année, un Tahiti Tour Explorer, une étape tournée à Rangiroa, où les athlètes sont restés trois jours en autosuffisance, un peu à la manière de Koh-Lanta.

    Ils n’avaient que l’eau et, pour se nourrir, il leur fallait pêcher. Malheureusement, on n’a pas gardé cette épreuve au montage”, regrette le réalisateur, qui était, lui aussi, logé à la même enseigne de la débrouillardise. Rien à dire, l’adrénaline apportée par ce triathlon aquatique attire du monde et d’horizons sportifs différents.

     

    “Tu n’aimes pas mon costume, regarde quand même”

     

    Il y a la famille des surfeurs, des rameurs, des nageurs, auxquels se sont greffées des personnes du triathlon, hallucinées par le potentiel physique nécessaire pour le Waterman”, explique Marc-Antoine Bouvant. Et, bonne nouvelle, il a toujours son costume. “Mon message : “Tu n’aimes pas mon costume, regarde quand mêmeest resté dans les mœurs, on me le dit encore souvent dans la rue”, explique Marco.

    C’est une reconnaissance des Polynésiens, quand on disparaît de l’univers de la télévision en France, en général, c’est pour toujours”, reconnaît Marco, qui a commencé à écrire une fiction il y a cinq ans, à laquelle il met la dernière touche. Démarré pour être un long-métrage, il a transformé le scénario en une série TV.

    Il y aura du surf, cela commence en Polynésie”, a-t-il simplement confié. Quoi qu’il en soit, son micro et sa caméra, le Marco, il n’est pas prêt de les lâcher.

     

    Christophe Cozette

     

        Retrouvez dans notre édition du Lundi 3 Octobre 2016 :   

    • En bref : Marc-Antoine Bouvant

     

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