Pour une “place stratégique” du tourisme dans l’ensemble des outre-mer

jeudi 23 juillet 2015

Présidé par la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, le Conseil de promotion du tourisme s’est consacré lors de sa dernière séance, hier, aux destinations ultra-marines. Si contribuer en première ligne à l’attractivité touristique de la France est une ambition affichée par ces territoires, “le tourisme n’a pas encore, dans l’ensemble des outre-mer, la place stratégique qui devrait être la sienne”, énonce le rapport présenté lors de ce conseil. 
Pour doper le secteur, 27 mesures ont donc été proposées à l’horizon 2020, allant du renforcement de l’accessibilité des destinations à l’accès des jeunes aux emplois du tourisme. 
“En Polynésie française, le tourisme a déjà une place stratégique, reconnue aussi bien politiquement qu’économiquement”, rappelle Jean-Christophe Bouissou, ministre du Tourisme. 
Ce secteur représente en effet 8 % du produit intérieur brut (PIB), avec 180 000 touristes accueillis sur les 12 derniers mois, un chiffre en hausse. “Mais, ajoute-t-il, ce n’est pas suffisant. Notre objectif à court terme est d’atteindre les 200 000 visiteurs.” 
Depuis huit mois, son ministère prépare donc une “stratégie de développement touristique de la Polynésie française” : 194 mesures ont été arrêtées par le gouvernement polynésien pour la période 2015-2020 et seront présentées dans les prochaines semaines aux professionnels de la filière, aux élus de l’assemblée et au conseil économique, social et culturel (CESC). 
“Je suis heureux de constater que les propositions présentées aujourd’hui en métropole rejoignent presque à 100 % notre plan stratégique”, se réjouit Jean-Christophe Bouissou.  
Le Conseil présidé par George Pau-Langevin propose, par exemple, de “développer des plans d’action marketing sur les marchés internationaux.” “Nous sommes déjà dans cette stratégie, avec un contingent majeur de touristes en provenance des États-Unis”, explique Jean-Christophe Bouissou. “Mais nous nous ouvrons aussi sur le Brésil, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, ou la Chine, le Japon et le Canada.” Le gouvernement polynésien partage aussi l’objectif affiché par la métropole d’une meilleure connaissance des “produits”. “Pas uniquement les plages, les bungalows et les danses, explique le ministre du Tourisme, mais aussi les vallées, la population… On n’a pas suffisamment mis les Polynésiens en avant, leur gentillesse, leur authenticité, leur identité, leur fierté culturelle. C’est ça la connaissance de ce qu’est véritablement la Polynésie, dit-il. Dans notre plan stratégique, nous parlons aussi de signature culinaire, ce qui rejoint la proposition métropolitaine visant à valoriser l’offre gastronomique”.

“Il faudra des goldpass valables cinq ans”

Quant à la question de l’amélioration de la desserte des outre-mer, soulevée par le rapport du Conseil de promotion du tourisme, Jean-Christophe Bouissou confirme que des discussions sont en cours “avec les plus grandes compagnies aériennes chinoises, mais aussi avec des destinations sur la Route du Corail, comme Samoa et Tonga, et avec d’autres marchés, notamment l’Amérique du Sud”.
Au final, le ministre se félicite de l’initiative française, qui semble s’être “fait l’écho” de la volonté polynésienne. S’agissant du développement du “tourisme de proximité des ultra-marins” suggéré dans la feuille de route métropolitaine, Jean-Christophe Bouissou rappelle que “chaque année en Polynésie, il y a déjà des baisses tarifaires pour les locaux.” 
Quant à l’ouverture des emplois du tourisme aux jeunes, affichée comme une priorité par George Pau-Langevin, le ministère polynésien du Tourisme souhaiterait créer dans la perspective de l’ouverture du Mahana Beach “un véritable établissement hôtelier d’application de 300 chambres”, un projet auquel pourrait satisfaire l’ancien Hilton de Faa’a. 
Seules quelques propositions font défaut dans le rapport français, selon Jean-Christophe Bouissou. Par exemple, si des “dispenses ciblées de visas “court séjour” sont envisagées par la métropole, le ministre polynésien, qui souhaite développer l’offre immobilière pour les étrangers, estime qu’il “faudra aussi des goldpass valables cinq ans pour ceux qui achèteraient un bien en Polynésie et qui voudraient y séjourner sur des durées plus longues”. 

Marie Guitton

ML 2015-07-24 07:06:00
Pour la formation des jeunes, il faudrait déjà que les hôtels de PF prennent nos élèves en stage au lieu de prendre ceux de métropole. De plus, il faudrait également faire une meilleure sélection des élèves qui souhaiteraient faire des en hôtellerie.
Dom67170 2015-07-24 04:57:00
Les tarifs exorbitant des billets d'avions ne contribue pas à l'augmentation touristique pire il condamne les pesions de familles ainsi que les petites structures hôtelières qui seraient pourtant créateur d’emplois
AI 2015-07-23 21:15:00
Pour atteindre les 200 000 touristes il faudrait déjà mettre en place des dispositifs de formation dans les différentes branches du secteur! Là y a aussi du boulot!!!
jojo 2015-07-23 17:25:00
Encore faut il que les jeunes polynésiens soient fiers de leurs origines et surtout de leurs langues polynésiennes pour pouvoir ensuite les vanter au touristes .Y a du boulot!!!
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