Habillage fond de site

Premier accord signé entre le Pays et le Seasteading Institute

lundi 16 janvier 2017

seasteading

Jean-Christophe Bouissou, qui a signé l’accord pour la Polynésie française, entouré de Thierry Nhun Fat, Michel Monvoisin
et les membres du Seasteading Institute, vendredi dernier, à San Francisco. Créé en 2008, le Seasteading Institute a présenté
dès 2013 son projet de ville flottante, un croisement de base de vie en mer et d’incubateur d’entreprises de pointe. (© Présidence)

 

 

Le Pays et le Seasteading Institute se donnent un an pour étudier la faisabilité du projet. L’accord stipule que le projet ne recevra aucun argent public et qu’il ne s’intéresse “à aucune ressource minérale, terrestre ou océanique”. Il prévoit également la conception d’une “zone économique novatrice”.

 

 

Le protocole d’entente entre la Polynésie française et le Seasteading Institute a été signé vendredi dernier à San Francisco (États-Unis). Jean-Christophe Bouissou représentait le Pays. Il était également accompagné de Thierry Nhun Fat, conseiller spécial d’Édouard Fritch, et de Michel Monvoisin, PDG d’Air Tahiti Nui.

Le président du Pays est intervenu depuis Papeete, via Skype, lors de la cérémonie de signature. Cet accord ne prévoit que la mise en route d’études de faisabilité, tant sur le plan juridique que technique, qui seront éventuellement suivies d’un véritable accord d’ici à la fin 2017.

Une partie du protocole signé vendredi dernier a été dévoilée (lire ci-dessous) sur le site reason.com, défenseur de la vision libertarienne à l’origine du projet.

Pour mémoire, le projet du Seasteading Institute en Polynésie est de construire un prototype de “deux ou trois plateformes flottantes reliées entre elles”, capables de produire leur propre énergie et de traiter leurs propres déchets. Il s’agit pour l’institut de démontrer à ses investisseurs potentiels, voire à de futurs pays hôtes, la faisabilité de la partie ingénierie – et construire ce prototype à l’abri d’un lagon présente des avantages évidents. Cela dit, tout ou presque serait envisageable pour ces plateformes modulables : structures résidentielles ou commerciales, laboratoires de recherches en tout genre, etc.

 

Attirer des investisseurs d’un nouveau genre

 

Le coût du projet pour la phase pilote est évalué entre 30 et 50 millions de dollars US (3,3 à 5,6 milliards de francs) mais, assurent ses promoteurs, il ne suppose aucune mise de fonds de la part de la Polynésie française.

Toutefois, le Seasteading Institute aura besoin pour construire son prototype d’une zone maritime et d’une zone “d’ancrage” sur le rivage. Les études devront déterminer le meilleur emplacement possible.

Surtout, l’institut et le gouvernement devront travailler à l’élaboration d’une zone économique spéciale “avec des dispositions spécifiquement conçues pour attirer les investisseurs en Polynésie française.”

“Les zones franches existent déjà un peu partout ailleurs et pour attirer des investissements significatifs et des partenaires innovants dans un marché francophone assez restreint et éloigné il nous faut innover, y compris sur le cadre législatif et les procédures administratives”, indique le site Internet du Seasteading Institute.

Joe Quirk, auteur d’un livre à paraître en mars sur le sujet, reconnaît que l’institut doit passer à la vitesse supérieure en 2017 en termes de recherche d’investisseurs et de collecte de fonds.

Plusieurs personnalités notables étaient présentes à cette signature. Parmi elles, Joby Pritzker, l’un des héritiers de la fortune Hyatt, dont la société Tao Capital Partners investit entre autres dans la biotechnologie et l’industrie de la marijuana légale. Ou encore Jim von Ehr, créateur de Zyvex (nanotechnologie moléculaire), qui siège également au conseil d’administration de l’institut.

 

C.P.

 

Un séminaire de travail dans la foulée

seasteading

Marc Collins, Randy Hencken, directeur du Seasteading Institute, et Jean-Christophe Bouissou, samedi dernier,
lors du séminaire à San Francisco. (© Présidence)

 

Après la signature du protocole vendredi dernier, le Seasteading Institute a organisé, samedi dernier, un séminaire qui a rassemblé, selon un communiqué de la présidence, “une soixantaine de chefs d’entreprise, d’ingénieurs de la Silicon Valley, d’investisseurs américains et d’enseignants de l’Université de Californie. Neil Davies, directeur de l’antenne de recherche de l’Université de Berkeley à Moorea, et Lelei Lelaulu, conseiller auprès du Forum des îles du Pacifique, étaient également présents. Dix-sept chefs d’entreprise ont présenté leurs travaux dans divers domaines : énergies renouvelables, numérique, traitement des déchets, technologie sous-marine, production d’eau potable, etc.”.

La présidence note la similarité des problématiques avec celles des atolls et des îles isolées, et prend soin de rappeler que le Seasteading Institute “est bien conscient que son projet (…) peut susciter des interrogations ou des craintes” (…) mais que les membres de l’ONG californienne “insistent aussi sur le fait que le projet s’inscrit dans une démarche de développement durable et de respect de la culture polynésienne”.

 

 

Capture d’écran 2017-01-16 à 09.33.37 Capture d’écran 2017-01-16 à 09.33.44

57
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

La pose des silhouettes noires peut-elle avoir un impact sur les habitudes de circulation ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete