Habillage fond de site

Un premier groupe de réfugiés partira bientôt aux États-Unis

jeudi 21 septembre 2017

Australie Réfugiés Camps Etats-Unis Peter Dutton Donald Trump Obama

Une cinquantaine de réfugiés quitteront prochainement des camps de rétention de Nauru et Manus, gérés par l’Australie, pour s’établir aux États-Unis. (© DR)

Un premier groupe d’une cinquantaine de réfugiés quittera prochainement des camps de rétention controversés gérés par l’Australie dans le Pacifique pour s’établir aux États-Unis, ont annoncé les autorités australiennes.

Ce transfert s’inscrit dans le cadre d’un accord qui avait été conclu entre Canberra et l’administration Obama, mais qui avait été vertement critiqué par Donald Trump quand il est entré à la Maison Blanche.

L’Australie mène une politique extrêmement sévère vis-à-vis des réfugiés tentant de gagner ses côtes, en les reléguant dans des camps de détention à Nauru ou sur l’île de Manus, en Papouasie Nouvelle-Guinée.

Au final, l’Australie n’accepte aucun de ces réfugiés sur son sol, tentant de renvoyer dans des pays tiers ceux d’entre eux qui remplissent les critères du droit d’asile.

L’administration Obama avait accepté de prendre en charge un nombre indéterminé de réfugiés détenus par l’Australie après que Canberra eut accepté de prendre des réfugiés d’Amérique centrale retenus dans des camps contrôlés par les États-Unis. Arrivé au pouvoir, Donald Trump avait parlé d’un accord “stupide”.

Le ministre australien de l’Immigration Peter Dutton a cependant indiqué hier qu’un premier groupe de réfugiés allait quitter Nauru et Manus “dans les prochaines semaines”. Le Premier ministre Malcolm Turnbull a également indiqué à la chaîne de télévision Channel Seven qu’il s’agissait d’une “première étape”.

Environ 25 de Manus et autant de Nauru iront aux États-Unis. Je veux encore remercier le président Trump pour la mise en œuvre de cet accord”, a-t-il dit.

Tout dépend des vérifications très, très approfondies des États-Unis”, a-t-il dit. “Mais nous nous attendons à ce que davantage de réfugiés, des gens qui ont été jugés comme étant des réfugiés à Nauru et Manus, soient acceptés par les États-Unis.

Près de 800 hommes sont retenus à Manus, et 371 hommes, femmes et enfants sont détenus à Nauru, selon des chiffres de l’administration australienne datant du 31 juillet.

Les conditions de vie à Manus et Nauru ont été dénoncées par de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme qui citent les graves problèmes psychologiques des détenus, les tentatives d’automutilation et de suicide.

La justice de Papouasie Nouvelle-Guinée avait jugé, l’an dernier, inconstitutionnelle la détention de réfugiés à Manus. Canberra est censé fermer le camp en octobre.

 

AFP

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

French bee propose un aller retour PPT - San Francisco à moins de 40 000 F :

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete