Habillage fond de site

Le premier tour de la présidentielle pose les bases des futures législatives

mardi 25 avril 2017

présidentielle législatives

Entre les deux tours
de la présidentielle,
les différents dirigeants polynésiens ont déjà sorti leurs calculatrices pour estimer leurs chances dans les différentes circonscriptions lors des élections législatives. (© archives LDT)


Cette semaine s’ouvre le dépôt officiel des candidatures pour les élections législatives qui se dérouleront les 3 et 17 juin. Une ouverture entre-deux tours où les différents dirigeants polynésiens ont déjà sorti leurs calculatrices pour estimer leurs chances dans les différentes circonscriptions.

Ces élections en Polynésie française ont un côté unique et de déjà-vu à la fois. Déjà vu en effet car en 2007, ces mêmes élections législatives ont mis l’UPLD, le Tahoera’a et Porinetia ora (émanation des premiers virés et des déçus du flossisme) dans une même bataille. Aujourd’hui, c’est le Tapura qui joue le rôle du navire des
déçus.

Le Tahoera’a avait coulé alors dès le premier tour et l’UPLD devait ensuite s’effacer devant Michel Buillard et Bruno Sandras dans ce qui préfigurait une nouvelle composition de l’assemblée de la Polynésie française quelques mois plus tard aux élections territoriales. Une assemblée composée sous l’ancien mode de scrutin où la prime majoritaire avait été enlevée et qui devait prolonger pour cinq années encore l’instabilité et l’inertie dans le Pays.

Seulement, en 2007, la Polynésie française s’était alors coupée qu’en deux circonscriptions. Les législatives de 2012 seront un raz-de-marée orange sans partage où uniquement Tauhiti Nena, aujourd’hui parti seul dans son aventure politique, avait failli renverser la tendance face à Jean-Paul Tuaiva.
L’intrigue de 2007 avec le mode de scrutin de 2012 sera donc jouée dans ces élections législatives 2017.

 

À qui sont les voix de Macron

 

Tauhiti Nena aujourd’hui ne peut jouer que sur son capital sympathie pour tenter une percée. Son ralliement opportuniste à Macron, après avoir milité pour Bruno Lemaire et François Fillon ne sera peut-être pas suffisant pour bénéficier du report de voix sur son nom si l’ancien ministre de François Hollande l’emporte.
L’UPLD a appelé à l’abstention. Un raccourci pour faire croire que les 62 % d’abstentionnistes sont en fait des militants de sa cause. La duperie marchera peut-être à Faa’a, devenue tristement la commune de France à avoir le moins voté dimanche dernier (26,16 % de participation), mais sur l’ensemble du territoire, ce sera une autre paire de manche.

Le Tahoera’a a réussi à faire parler de lui en appelant à voter Front National. Soyons clairs, le score de Marine Le Pen le 6 mai en Polynésie française sera celui du parti orange, non celui du Front National qui n’a jamais réussi à percer localement. Le total des voix orange de ce second tour sera probablement reporté sur le premier tour des législatives.

De son côté, avec la disparition de François Fillon, le Tapura ne pourra pas, quant à lui, comptabiliser ses voix. Les voix d’Emmanuel Macron le 6 mai seront celles des électeurs de François Fillon (qui a appelé à voter pour l’Amiénois) mais seront pour partie celles de Jean-Luc Mélenchon, de Benoît Hamon, de Philippe Poutou et d’autres. Difficile de faire le tri et d’y trouver son score au milieu.
Le Tapura n’a pour l’heure jamais été confronté à une élection et il est bien compliqué aujourd’hui de sortir des pronostics quant aux favoris à la députation.

 

Bertrand Prévost

 

“Tous contre Le Pen”

macron le pen

(© Archives LDT)

Les dés ont été jetés le week-end dernier, lors du premier tour de l’élection présidentielle, et ce sont donc Emmanuel Macron et Marine Le Pen qui se retrouvent qualifiés pour un duel mano à mano, qui se tiendra le 6 mai au fenua et le lendemain dans l’Hexagone. Un duel inédit dans notre Ve République – première campagne pour l’un (et jamais élu), seconde pour l’autre –, où les partis traditionnels – PS et LR – ont été laminés au premier tour.

Ici, sans surprise, les leaders de partis ou les représentants des candidats malchanceux au premier tour ont suivi les consignes de vote des leaders nationaux et on s’achemine doucement vers un “tous contre Marine”, alliée au Tahoera’a de Gaston Flosse, localement malgré une représentation locale, Te Nati.

Alors que le “tous contre Le Pen” a été utilisé par le président du Pays, Édouard Fritch, en marge du bureau politique du Tapura hier soir, comme l’ont relaté nos confrères de TNTV, Oscar Temaru persiste et signe. “Le président de la République française sera élu par les Français. Les Ma’ohi s’abstiendront”, a déclaré le leader indépendantiste hier. Même si aucun des trois leaders polynésiens ne peut s’enorgueillir de récupérer toutes les voix de leurs candidats pour leur compte, il est évident que Gaston Flosse, Oscar Temaru et Édouard Fritch vont regarder attentivement les résultats polynésiens de ce second tour de l’élection présidentielle du 6 mai, d’autant plus que la campagne des élections législatives est sur le point de démarrer, dans la foulée de la présidentielle.

Christophe Cozette

 

 

Orianne Obrize
5
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Samedi se tient l’élection de Miss France. Selon-vous Miss Tahiti sera :

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete