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Première Fuckup Night – L’échec, une réussite

vendredi 9 juin 2017

Fuckup night

Kevin Besson, intervenant
à la première Fuckup Night de Papeete, a raconté son échec pour mieux rebondir. (© Photo : Christophe Cozette)

Près d’une soixantaine de curieux se sont déplacés, mercredi, à La Villa, à Papeete, pour assister à la première Fuckup Night polynésienne, ou comment faire de ses échecs des réussites, à partir de témoignages de jeunes entrepreneurs du fenua (lire La Dépêche de mardi). Un joli succès d’estime, qui a surpris l’organisateur principal, Philippe Lemonnier.
“L’échec peut nous rendre plus fort”, a répété l’instigateur de cette Fuckup Night, également à la tête des TEDxPapeete, dans une brève introduction des trois intervenants retenus pour cette première, qui avait exactement six minutes et quarante secondes, pour convaincre leur auditoire des bienfaits d’un échec.

Le premier d’entre eux, Kevin Besson, 29 ans, est issu d’une famille d’agriculteurs. Quittant un emploi salarié, il s’était donné deux ans pour devenir entrepreneur.
“Il ne faut pas trop réfléchir, première leçon, mais il faut prendre du temps pour soi et savoir prendre du recul pour ne pas partir dans tous les sens. Et le moteur doit être la passion”, a-t-il expliqué.
Aujourd’hui, il a joint son métier d’informaticien à sa passion en connectant des ruches.

Le 2e intervenant, mercredi soir, était une vahine de 28 ans. Tôt aguerrie à travailler, elle se lance dans les jus de fruits frais, à Moorea, abandonne, revient à Tahiti pour se lancer dans l’esthétique, mais se rend compte que ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est “donner de la valeur aux choses de chez nous”. “Il y a du bon, il y a du beau.” Et, seconde leçon de la jeune vahine, “il ne faut pas attendre, il faut foncer”. “La récompense, c’est de travailler pour soi.” “Lancez-vous, la magie opère quand vous décidez l’inconfortable”, a lancé la jeune femme au public, captif.

Karl, 35 ans, a fermé le ban. Après une rapide et brillante ascension à Shanghai, où il développe notamment des applications pour smartphones pour les étrangers expatriés et où il se constitue un formidable réseau de contacts polynésiens intéressés par l’export vers l’Asie, il est victime d’un burn out à 27 ans. Sa conclusion est sans appel. “C’est le dialogue avec soi-même qui va vous conditionner. C’est un travail au quotidien. Il faut se parler, être votre premier allié. Vous êtes votre meilleur soutien.”
La prochaine Fuckup Night aura lieu avant la fin de l’année.

 

Christophe Cozette

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