Premiers pas du Président de la République en Nouvelle-Calédonie

    dimanche 16 novembre 2014

    Entre le caractère très occidental d’une réunion du G20 et la coutume kanak, François Hollande a fait le grand écart au cours de la journée d’hier. Et le chef de l’Etat était visiblement à l’aise dans ce rôle, tant ses auditeurs, les sénateurs des huit aires, ont eu la sensation qu’il avait parfaitement intégré les codes de la coutume et l’usage de la parole.
    À sa descente d’avion, l’étape calédonienne de François Hollande dans cette séquence Pacifique avait commencé de manière traditionnelle par la revue des troupes militaires au son de La Marseillaise puis par l’hymne calédonien, Soyons unis, devenons frères.
    Cet accueil républicain s’est immédiatement suivi d’un accueil coutumier, dont le geste a été effectué par le président de l’aire Drubéa-Kapumé, en présence des sénateurs des huit aires coutumières. Un double accueil symbolisant la coexistence et la reconnaissance de l’une des deux composantes de la société calédonienne.
    « Vous m’offrez, à travers ces symboles, les clés du monde calédonien, a répondu au geste François Hollande. Avec ces clés, nous devons ouvrir les portes de l’avenir, le destin commun que vous partagez avec les autres communautés. (…) Je suis avec vous pour ouvrir les chemins de l’avenir, ensemble. »
     
    Parole. François Hollande a ainsi réaffirmé tout l’attachement de l’Etat à se pencher sur l’avenir institutionnel du pays. « Le sens de cette visite, s’est-il adressé aux coutumiers, c’est d’insister sur la parole de l’Etat, qui a déjà été prononcée à l’occasion de deux accords historiques », a-t-il tenu à rappeler. Même si cette fois, a-t-il précisé plus tard devant les journalistes, « ce seront les Calédoniens qui auront le dernier mot à l’occasion d’une consultation, prévue en 2018 au plus tard. A nous de l’organiser et de faire en sorte qu’elle puisse être un succès. » Le président de la République a également déclaré qu’il rencontrera les élus calédoniens qui ont eux aussi « la responsabilité » de ce succès. « Dans une course, ce sont les derniers mètres qui comptent. Nous devons gagner cette course. » A l’occasion de ses premiers mots, François Hollande a affiché sa préférence : celle de réussir le pari de l’avenir.
     
    LNC

    Claude AULAGNE 2014-12-05 05:20:00
    Malgré sa réputation de gourmand, il ne fait pas le poids notre président !
    TETUANUI Monil 2014-11-16 16:13:00
    Nous aussi Monsieur le Président de la République, nous souhaitons également réussir le pari de l'avenir de notre Polynésie en réparant ensemble avec l'Etat les dégâts laissés par la non stricte application des deux articles (celui de la liquidation de la succession et celui du bornage) du Code Civil depuis 1866 par l'Etat Colonial. Notre Président FRITCH a insisté sur le Tribunal Foncier. C'est le 100ème projet depuis 1866 pour résoudre les problèmes de l'indivision , les intentions étaient louables mais dans l'application c'est tout à fait autre chose.... Nous vous avons adressé une petition sur AVAAZ le plus grand mouvement citoyen du monde (avec ses 40 millions d'adhérents) pour le GIRTEC. L'Etat l'a fait pour réparer les problèmes de l'indivision en Corse alors pourquoi pas chez nous.Les affaires foncières, les recherches généalogiques , le cadastre coûtent trop chers pour les milliers d'ayants droits polynésiens. Le Tribunal Foncier sans la Caisse du GIRTEC ce sera également du louable mais dans la pratique, ce ne sera pas du tout une réussite..... REUSSIR LE TRIBUNAL FONCIER C'EST AVEC LE GIRTEC...
        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete