Présentation au CESC – Nécessaire réforme de la protection sociale généralisée

    mardi 19 avril 2016

    La ministre du Travail, Tea Frogier, doit rencontrer ce mardi  les membres du CESC pour leur présenter les résultats des différents ateliers de réflexion des branches maladie et retraite de la PSG 2. Cette présentation ne fait pas l’unanimité dans toutes les centrales syndicales.  Actuellement, la branche retraite verse 28 milliards de francs à ses ressortissants alors que les cotisations s’élèvent à 24 milliards de francs, soit un trou de 4 milliards par an

    C’est ce matin que la ministre du Travail, Tea Frogier, rencontre les membres du conseil économique, social et culturel (CESC) pour leur présenter les résultats des différents ateliers de réflexion des branches maladie et retraite de la PSG 2 (protection sociale généralisée) animés par les partenaires sociaux. L’urgence de la réforme de la PSG et le huis clos des ateliers de réflexion pourraient laisser croire que ces résultats sont attendus avec impatience, mais ce n’est pas du tout le cas de certains syndicats qui accusent le gouvernement de provocation avec cette présentation au CESC, “alors que nous venons juste d’établir un calendrier de rencontres pour discuter de la réforme tous les mardis et jeudis”.

    La réforme de la protection sociale généralisée est un serpent de mer auquel aucun gouvernement n’avait voulu réellement s’atteler, avant celui d’Édouard Fritch, compte tenu du caractère (très) “douloureux” des décisions qui devront être supportées, tant par les salariés que par le patronat. Pourtant, la sonnette d’alarme a été tirée à plusieurs reprises par certaines centrales syndicales, sans qu’aucune réforme en profondeur ne vienne mettre un terme à la spirale infernale dont est aujourd’hui victime l’actuelle PSG.

    Inclure les prestations sociales

    La PSG est donc aujourd’hui au pied du mur avec un déficit de cotisations de plus de 23 milliards de francs entre 2009 et 2014 et le risque de voir les pensions de retraite diminuer de 20 % pour obtenir un équilibre “fragile” entre les recettes et les dépenses.
    C’est donc dans un contexte “délicat” que se sont ouvertes des rencontres entre partenaires sociaux pour tenter d’aboutir à un consensus pour sauver la PSG. D’après certains d’entre eux, la rédaction des textes n’aurait toujours pas commencé compte tenu du caractère “inacceptable” des propositions initiales apportées par le gouvernement.

    Pour clore le chapitre de la réforme de la PSG, il ne faut pas oublier le volet des prestations sociales qui devront être incluses dans le texte final. En effet, les prestations sociales versées aux familles font l’objet depuis le 21 janvier d’une réflexion de fond sur la politique de la famille lancée par le gouvernement. Le comité de pilotage de ce volet, présidé par Maiana Bambridge, présentera ses conclusions le 2 mai au gouvernement avant que celles-ci ne soient débattues au sein de l’assemblée de la Polynésie.
    Il faut noter, par ailleurs, que la réforme des retraites est d’autant plus urgente pour le gouvernement que l’État a conditionné son retour au financement du régime de solidarité de la Polynésie française (RSPF) à la mise en place de cette réforme.

    Pascal Martin

    Les enjeux de la retraite

    Il y a deux régimes de retraite obligatoire en Polynésie française basés sur le principe de la répartition. La retraite tranche A, créée en 1968, et la retraite tranche B, mise en place en 1995.
    Si le système de retraite en Polynésie a parfaitement fonctionné pendant quarante ans en assurant un revenu de remplacement à hauteur de 70 % du dernier salaire en activité, il souffre aujourd’hui de difficultés structurelles d’équilibre dans les financements et dans les prestations servies. Une réforme de la protection sociale généralisée (PSG) est donc indispensable afin de garantir la pérennité du système en prenant en compte les mutations démographiques et les conséquences de la baisse de l’emploi sur le territoire.
    Actuellement, la branche retraite verse 28 milliards de francs à ses ressortissants alors que les cotisations s’élèvent à 24 milliards de francs, soit un trou de 4 milliards par an qui sont prélevés sur les réserves. En théorie, compte tenu de l’état actuel de ces réserves, les retraites ne pourront plus être payées en temps et en heure en 2017, si la PSG n’est pas réformée d’ici là.

    La PSG a été mise en place sur le territoire en 1995. Son objectif était de permettre un accès universel aux soins et une ouverture de minima sociaux. Vingt ans plus tard, et après les années fastes économiquement lorsque le Centre d’expérimentation du Pacifique (CEP) tournait à plein régime, et que l’économie était florissante, la PSG éprouve de plus en plus de difficultés à financer les retraites en raison d’un déséquilibre croissant entre le nombre de cotisants en activité qui ne cesse de diminuer et le nombre de retraités qui ne cesse de croître avec le “baby-boom” des années 1950-1960. À ce déséquilibre, il faut ajouter les prélèvements qui ont été effectués sur les réserves de la caisse de retraite pour financer l’assurance-maladie qui accusait un lourd déficit jusqu’à l’année dernière.

    Pour clore le chapitre des pertes de financement, n’oublions pas le programme Te Autaeaera’a, censé relancer l’économie en diminuant les cotisations patronales, qui a généré une baisse des cotisations sans que ne soient augmentées les recettes d’une autre manière. À ce sujet, il faut préciser qu’aujourd’hui, le Pays rembourse 800 millions de francs par an depuis 2011 sur un total à rembourser qui s’élevait au début de l’année 2016 à 11 milliards de francs.

    Chiffres clés

    Quelques chiffres clés

    • Espérance de vie :
    En 1968 : 57,5 ans pour les hommes et 61,2 ans pour les femmes.
    En 2008 : 73 ans pour les hommes et 78,2 ans pour les femmes.
    En 2009 : 74,4 ans pour les hommes et 78,5 ans pour les femmes.
    Le gain de l’espérance de vie de 1968 à nos jours est de
    17,1 années.
    • Le vieillissement démographique de la population :
    En 1998 : 1 Polynésien sur 20 avait plus de 60 ans.
    En 2010 : 1 sur 10 a plus de 60 ans (actuellement).
    En 2027 : 1 sur 6 aura plus de 60 ans.
    • La population active :
    En 2007 : 4,5 actifs âgés de 20 à 59 ans.
    En 2027 : 2,2 actifs âgés de 20 à 59 ans.
    • Le ratio démographique :
    En 1995 : 5,6 cotisants pour 1 retraité.
    En 2008 : 3,2 cotisants pour 1 retraité.
    En 2014 : 2 cotisants pour 1 retraité.

    Sources : CPS

    sandrine lecomte

    TETUANUI Monil 2016-04-21 13:19:00
    A TOUS LES POLYNESIENS QUI PENSENT QUE LES ILES DE NOTRE POLYNESIE ONT LES MEMES DROITS QUE TAHITI
    Iaorana tout le monde,
    HONOTUA POUR TOUT LE MONDE : IL Y A QUELQUES SEMAINES, J’AI REMIS DANS MA RENCONTRE AVEC :
    1/Le Conseiller spécial de HOLLANDE
    10/La Polynésie est aussi grande que l’Europe. Son développement économique ne peut se faire qu’avec des moyens de communication modernes comme le HONOTUA dont la mise en place a été malheureusement très retardée pour des raisons irresponsables de la part des gouvernements et des ministres incompétents de la poste, à la limite même du s’en foutisme. La communication par internet doit être un préalable pour une bonne communication dans les 108 mairies annexes concernant les droits et les devoirs en matière foncière. L’accès au droit est un devoir. Encore faut il que les câbles soient bien installés surtout qu’ils ont été chèrement déjà payés. J’attire donc votre attention pour que vous interveniez afin que le gouvernement territorial prenne rapidement ses responsabilités pour nous brancher sur la bonne centrale à Hawaii et mettre en marche les installations sophistiquées de Papenoo. C’est au gouvernement à leur apporter chez eux l’information qu’il faut, dans tous les domaines. Faaitoito les amis de Tubuai et des Iles........
    2/La délégation des sénateurs
    4/ EGALITE DE TRAITEMENT : LA MISE EN PLACE D’UN GUICHET UNIQUE FINANCE PAR LE GIRTEC POUR LE FONCIER, LA GENEALOGIE, LE CADASTRE, LES DOCUMENTS FONCIERS RELIE AUX 108 MAIRIES ANNEXES PAR LE CABLE HONOTUA L’accès au droit est primordiale. Notre Polynésie est aussi grande que l’Europe.. Notre moyen d’information et de recherche est très difficile. Nous avons besoin d’activer la mise en norme de notre système informatique dans les 108 mairies ou mairies annexes, d’autant plus que nous avons déjà chèrement payé nos câbles HONOTUA.
    Votre mission est la 107ème depuis la mise en place du Code Civil pour essayer de trouver des solutions aux problèmes fonciers en Polynésie.

    LEVEZ VOUS LES ILES……. A FAAITOITO……… EXPRIMEZ VOUS DANS LES MEDIAS
    Mon contac :
    Vini : 87 73 79 88
    Mon mail : moniltetuanui@gmail.com
    Outumaoro le 21 avril 2016
    TEREVAURA 2016-04-21 00:34:00
    Il faut arrêter d'aller chercher l'argent la ou c'est plus facile pour eux.C'est a dire dans les poches des salariés.Il faut que tous le monde participe aux enjeu économique.
    Les médecins,les pharmaciens qui bouffent rien qu'a eux deux les dépenses au niveau de la CPS
    L’état qui doit 54 Milliards concernant la maladie-induite: DETTE MORALE
    Le Gouvernement rembourser ce qu'il doit(CST=11 Milliards et le FADES=environ 22 Milliards)
    Le FSE prélevé sur le salaire qui avoisinent les milliards
    Dans ces conditions,nous pérennisons la caisse de maladie ainsi que de la retraite pour 5 voir six ans.Et a partir la nous pourrons faire des refontes en toutes pérennités et non a chaque fois lorsque le gouvernement prends des décisions non constructifs et après qu'on tout va mal on va chercher dans la ,poche des salariés.NON et NON sa suffit.Ne vous étonné pas que la population se lèvent .Elle se traduira par une révolution.Chacun prendra ses responsabilités
    Demandons a Nuihau Laurey de faire un exposé devant les médias du budget et on pourra constater qu’il y a un effort sur les investissements exorbitante entre la famille RMA(Revenu Ministérielle pour les AMIS).A moins que celui s’en fout totalement pour la simple raison qu'il va se faire expulser par le Président et cela couler douce a partir de l'année prochaine.Sénateur .Il aura encore cinq années a se pavaner
    A réfléchir pour les prochaines élections.
    Chut 2016-04-19 15:22:00
    On va vite comprendre pourquoi le gouvernement ne veut pas divulguer ses projets et pourquoi il refuse tout contrôle de l'assemblée. ..la période rose de Fritch se termine...et pas de boulot...!
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