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PRESQU’ÎLE – Dans les coulisses de la costumerie du groupe de danse Tamarii Vairao

mardi 19 juin 2018

sandy manea

L’un des modèles imaginés par Sandy Manea, en version masculine et féminine. (© Anne-Charlotte Bouleau)


Si la costumerie de Pupu ‘Ori Tamarii Vairao tourne à plein régime depuis le mois d’avril, Sandy Manea a commencé à esquisser ses créations il y a un an. La cheffe costumière de 37 ans puise son inspiration dans le thème du groupe et les matières locales. Si le défi des quatre costumes, multipliés par cent quarante danseurs, est d’ores et déjà relevé, l’épreuve de la réalisation des costumes végétaux est tout aussi épineuse.

À deux semaines du coup d’envoi du Heiva i Tahiti, place To’ata, les groupes de chant et de danse entament les dernières répétitions. Mais le spectacle ne serait pas le même sans les costumes, qui doivent, eux aussi, être fin prêts à monter sur scène.

À la Presqu’île, la costumerie de Pupu ‘Ori Tamarii Vairao, installée dans une maison du district, tourne à plein régime depuis le mois d’avril, sous la direction de Sandy Manea. “J’ai commencé à travailler un an à l’avance, lors des premières réunions avec l’équipe. Au total, nous sommes cinq et chaque costumière a sa spécialité. On se complète bien”, souligne la cheffe costumière de 37 ans.

Formée au Conservatoire artistique de la Polynésie française (CAPF), elle a commencé par faire ses preuves en tant que costumière lors de concours de beauté locaux et auprès des groupes Teva i Tai et Tamarii Toahotu Nui, avant de prendre la tête de la costumerie de Tamarii Vairao, qu’elle n’a plus quittée depuis 2016.

 

 

Le casse-tête des costumes végétaux

 

Cette année, ce sont quatre costumes, soit un par tableau, multipliés par cent quarante danseurs et danseuses, qui occupent ses pensées et ses journées, en plus du costume de la candidate au titre de meilleure danseuse. “Au niveau du timing, on est dans les temps. Tous les costumes sont terminés. Il ne nous reste plus que ceux de l’orchestre et des choristes”, précise Sandy Manea.

Elle a choisi de valoriser les produits locaux, tels que les nacres et le more – la base des jupes a été réalisée par des artisanes de Teahupo’o – en s’appuyant sur le thème du groupe, La querelle de la réconciliation.

“Pour moi, tu ne peux pas faire un costume sans histoire. Je pars toujours du texte pour mes créations”, insiste Sandy Manea. Si le gros du travail est bouclé, il reste encore une épreuve de taille à passer, celle de la réalisation des costumes végétaux, pour laquelle l’ensemble du groupe est mis à contribution.” Les danseurs sont venus à la costumerie pour confectionner les bases, ce qui permettra d’aller plus vite par la suite, d’autant que certains costumes, comme ceux des garçons, devront être confectionnés le jour-même ! Ce n’est pas toujours facile de trouver tout ce dont on a besoin… Par exemple, on a dû commander les tiare tahiti à Maupiti,
parce qu’on n’en trouve plus ici”, explique la cheffe costumière, qui sait qu’elle devra composer avec divers aléas jusqu’au spectacle, incluant l’évolution des silhouettes des uns et des autres.

Être capable de s’adapter à toutes les situations reste une qualité indispensable, de celles qui vont s’activer jusque dans les coulisses, lorsque le travail touche à sa fin et que les costumes se dévoilent enfin, au gré des mouvements des artistes. “J’encourage vraiment les jeunes à se lancer dans ce domaine. Certes, être cheffe costumière, ce n’est pas facile : tu ne dors plus, tellement tu réfléchis, mais c’est un très beau métier”, glisse Sandy Manea, animée d’une passion sans faille.

 

A.-C. B.

 

 

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