Presqu’île – Des cultures maraîchères dévastées

    mercredi 16 mars 2016

     Les cultures maraîchères en plein champ n’ont pas été épargnées par les récentes intempéries.  Un premier bilan
    des agents de la CAPL fait état de plus de 50 % de pertes par rapport à la production prévue. Abattus par ce nouveau coup dur, les agriculteurs commencent péniblement à replanter.

    Après la pluie, le beau temps, dit-on. Mais, du côté des agriculteurs, le moral est loin d’être au beau fixe. Après trois semaines d’intempéries, d’une exploitation à l’autre, l’état des lieux est souvent le même pour les agents techniques de la chambre d’agriculture et de pêche lagonaire (CAPL).
    “Il y a deux types de cultures : celles en plein champ n’ont pas été épargnées, contrairement aux productions sous serre, qui peuvent encore fournir, malgré des dommages matériels et quelques inondations. Il y a tout de même du retard, à cause du manque de lumière”, précise Toehau Lainé, responsable de la cellule animation.
    Au début du mois, une première visite prévisionnelle avait déjà été effectuée, complétée par la tournée mensuelle, actuellement en cours, visant à évaluer la production en vue de définir les besoins en matière d’importation. Les cultures maraîchères, plus sensibles, sont plus particulièrement ciblées. “Sur le plateau de Taravao, il ne reste pratiquement plus rien”, assure Toehau Lainé.
    Hier matin, les exploitations visitées à la Presqu’île étaient loin d’avancer des résultats
    optimistes pour les semaines à venir. Les vents violents, les trombes d’eau et le retour soudain d’un fort ensoleillement ont eu raison des jeunes pousses, littéralement brûlées. Chez la famille Utia, à Taravao, ce sont des parcelles entières de tomates qui devront être arrachées et replantées.

    Plus de 50 % de pertes

    À Toahotu, sur les hauteurs de Puunui, le constat est tout aussi catastrophique. “Il faut tout recommencer. On a perdu la moitié de notre production : nos navets, nos concombres, nos choux et nos tomates”, déplore Marcel Tevaearai, 56 ans, comparant ces pertes à celles occasionnées par le passage du cyclone Oli, en 2010.
    Selon les témoignages recueillis auprès des exploitants et des agents de la CAPL, un premier bilan fait ainsi état de plus de 50 % de pertes.
    Face à ce nouveau coup dur, les agriculteurs, inquiets, s’interrogent. “La question de l’aide revient souvent”, confie Emilio Tuki-Hey, agent technique à la CAPL depuis 35 ans. “L’autre souci, par rapport à la baisse de la production, c’est le manque de terrains. La terre se fatigue et ce n’est pas bon pour le développement de l’agriculture. Il faut aussi que les magasins jouent le jeu, en privilégiant les productions locales par rapport aux importations, quand ce sera à nouveau possible”, explique-t-il.
    Après une semaine de pénurie, les étals des magasins commencent à se renflouer et les prix flambent. La demande en fruits et légumes frais est forte, à tel point que certaines enseignes, en quête désespérée de fournisseurs, n’hésitent pas à s’adresser directement aux agents de la CAPL. L’amélioration de la production locale n’est pas espérée avant fin avril, avec le retour de la belle saison.

    A.-C.B.

    brainless 2016-03-17 23:58:00
    la dépêche quand allez vous parler du cas de méningite virale de l'école de Haapiti (Moorea) survenu cette semaine ???
    MOOREA56 2016-03-17 21:11:00
    C'est vrai que cela doit être dur de ne pas récolter les fruits de son travail. Bon courage .
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