Presqu’île – Seconde session de formation à destination des référents de l’association Vahine Orama Tahiti Iti

    jeudi 19 novembre 2015

    Annoncée en juin, la constitution d’un réseau de relais autour de l’association Vahine Orama Tahiti Iti se précise, au gré des formations. Après la compréhension des mécanismes de la violence, les référents volontaires ont été initiés, hier, aux principes fondamentaux du coaching. Cette approche concrète, ponctuée de témoignages et d’exercices pratiques, leur aura permis de décrypter les clés d’une communication réussie.

    Annoncée en juin, la mise en place d’un réseau de relais, en vue de soutenir l’association Vahine Orama Tahiti Iti au sein des communes associées de Taiarapu-Est et de Taiarapu-Ouest, se concrétise.
    Dans le cadre du projet de lutte contre les violences conjugales de l’association Vahine Orama No Moorea, “Embrasse-moi si tu m’aimes” –soutenu par le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse (FEJ) et cofinancé par l’État –, une première session de formation s’était tenue, courant octobre, afin d’évoquer le cheminement de la violence à l’égard des femmes, au travers de la mise en évidence des stéréotypes et de la discrimination. Hier, une approche plus pratique, par le biais du coaching, était proposée à la petite dizaine de référents volontaires, réunis dans les locaux de la mairie de Taravao, comptant notamment parmi eux Mata Suhas et Christine Rochette, respectivement adjointes aux maires de Taiarapu-Est et de Taiarapu-Ouest, toutes deux en charge de la condition féminine, aux côtés de Marie-Noëlle Epetahui, présidente de Vahine Orama Tahiti Iti, des représentants de la police municipale,  de la gendarmerie, des pompiers ou encore de l’hôpital de Taravao.

    Des atouts du coaching

    “Je les initie aux principes du coaching, pour qu’ils puissent accompagner au mieux les victimes qu’ils seront amenés à rencontrer”, explique Silvy Deschamps-Baron, intervenante de la journée. “Il s’agit de faire en sorte d’établir une relation de confiance, en vue de les aider à sortir les personnes prises en charge d’un état de souffrance”, précise-t-elle.
    Dans cette approche, les référents s’apparentent eux-mêmes à des coaches, et les victimes à des coachées.
    Cette journée de formation concrète, ponctuée des témoignages de chacun et d’exercices pratiques, aura permis aux participants de décrypter les clés d’une communication réussie. “On a beaucoup insisté sur l’écoute et la compréhension de l’autre”, souligne Marie-Noëlle Epetahui. “Cela fait des années que je suis sur le terrain, et je suis très contente, aujourd’hui, d’avoir autant de personnes autour de moi, pour venir en aide aux victimes.”
    Une seconde intervention était prévue, aujourd’hui (jeudi), en vue d’apporter aux référents des notions sur le plan juridique. Vahine Orama Tahiti Iti est la première antenne à bénéficier de ces formations successives, visant à renforcer le réseau de relais nouvellement créé, et ce, d’un bout à l’autre de la Presqu’île.

    A.-C.B.

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    Le 28 novembre, une journée pour célébrer la femme dans toute sa diversité

    À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’association Vahine Orama Tahiti Iti organise, le samedi 28 novembre, à partir de 9 heures, des animations sur le thème de la diversité de la femme, dans les jardins de la mairie de Taravao. Rencontres avec des intervenants de tous horizons et activités sportives sont notamment au programme de cette journée d’information. “Il ne faut pas hésiter à venir, ni avoir honte : tout le monde est invité à participer, même les hommes !”, lance Marie-Noëlle Epetahui.

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