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Prévention de l’obésité : hausse des taxes des produits et boissons sucrés

jeudi 17 novembre 2016

Les produits et les boissons considérés comme mauvais pour la santé figurent  dans le top 50 des dépenses alimentaires des familles au fenua. (© DR)

Les produits et les boissons considérés comme mauvais pour la santé figurent dans le top 50 des dépenses alimentaires des familles au fenua. (© DR)

 

La lutte contre les maladies telles que l’obésité, le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires, l’arthrose et les cancers liés aux modes de vie est un enjeu sanitaire et économique majeur pour la Polynésie française. Principales causes de la mortalité prématurée (40 % des décès avant 65 ans) et de la morbidité, elles ont toutes comme déterminant commun des facteurs de risque liés aux comportements et aux modes de vie.

Diverses études menées depuis quinze ans en Polynésie française ont montré la prégnance des principaux facteurs de risques que sont la consommation excessive d’aliments riches en énergie, en sucres, en graisses (saturés et acides gras trans) et/ou en sel et de boissons sucrées, la sédentarité, le tabagisme, l’alcoolisme.

Les maladies chroniques engendrent des coûts élevés pour l’assurance-maladie et sont facteurs de perte de la productivité du travail. La hausse des coûts de prise en charge de ces maladies est exponentielle. En 2014, 14 % de la population (soit 36 800 patients) a coûté, en termes de santé, 24 milliards de francs par an à la société (soit la moitié des dépenses de l’assurance-maladie).

Le nombre de personnes en longue maladie a quadruplé en dix ans. Celui des diabétiques et des hypertendus au stade des complications chroniques a été multiplié par trois à quatre depuis l’instauration de la protection sociale généralisée (PSG) en 1995.
Les produits et les boissons considérés comme mauvais pour la santé figurent dans le top 50 des dépenses alimentaires des familles. Ainsi, les boissons sucrées sont le 4e poste le plus important des dépenses alimentaires.

Eu égard à la politique de santé adoptée par l’assemblée de Polynésie française en février, qui réaffirme la priorité de la lutte contre l’obésité, le renforcement du levier fiscal est nécessaire pour servir la promotion de la santé. Il est ainsi proposé d’élargir le champ d’application des taxes des produits et boissons sucrés et de réviser à la hausse certains taux et tarifs de la taxe de consommation de prévention (TCP) perçue à l’importation, ainsi que la taxe sur la production de boissons alcoolisées et de certains produits sucrés perçue en régime intérieur

Ce renforcement des mesures de taxation vise un but pédagogique et devient alors un signal puissant aux consommateurs qui pourra les influencer et les motiver à faire des choix plus rationnels dans leur alimentation habituelle et meilleurs pour la santé.
Ces augmentations de taxes sur la prévention devraient entraîner une hausse du prix à la vente des boissons les plus sucrées d’au moins 25 %. La recette fiscale générée par ces mesures, estimée à 500 millions de francs, sera intégralement reversée au financement de la PSG.

LDT

 

Retrouvez ici l’intégralité du conseil des ministres : compte-rendu-du-conseil-des-ministres-mercredi-16-novembre-2016

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