La prévention routière fait sa rentrée

    jeudi 8 septembre 2016

    prévention

    Photo de famille des acteurs et partenaires de cette éducation à la sécurité routière, menée par l’association présidée
    par Nino Bonis (au centre). (Photo : Christophe Cozette)

     

    Responsable dès le plus jeune âge

     

    Gentil n’a qu’un œil”, mais prudent en a deux. Hier matin, en présence de différents représentants de l’État et du Pays, “l’éducation à la sécurité routière” menée par l’association de la prévention routière, présidée par Nino Bonis, a démarré au collège de Arue.

    Cette opération, qui a démarré réellement hier matin, concerne toutes les classes de 5e, 3e et 2nde des îles du Vent et des îles Sous-le-Vent ainsi que de nombreuses classes en bac pro.

    Le principe est de transmettre un sentiment de vulnérabilité, nos faiblesses de corps humain en fait, tout en faisant comprendre que la loi protège”, a expliqué Nino Bonis à La Dépêche de Tahiti, alors que deux classes planchaient sur le sujet.

    Avec des modules spécifiques à chaque tranche d’âge, cette éducation dure deux heures par classe et ce dès la 5e afin “d’avoir le plus tôt possible le bon comportement sur la route”.

    Cette “éducation à la sécurité routière” a débuté en 2001 et le format actuel de cette sensibilisation date de 2005. Depuis 2009, les CAP 1re année, les bac pro 1re année ainsi que les Segpa (5e et 3e) de Tahiti et Moorea ont rejoint les classes formées par l’association.

    Abandonnées depuis quelques années, les îles Sous-le-Vent seront à nouveau “visitées” afin d’être sensibilisées à une meilleure attitude sur la route.

    Hier matin, selon la toute nouvelle proviseure, cette éducation à la sécurité routière a été dispensée dans le cadre de la Communauté éducation santé citoyenneté (CESC).

    C’est une action forte dans le calendrier annuel de la CESC”, a confié cette dernière, peu de temps avant la sonnerie de la récréation.

     

    Le retour des îles Sous-le-Vent

     

    Lorsque Tahiti et Moorea étaient les seules îles sensibilisées, ce sont 8 000 à 9 000 élèves par an qui ont été entraînés à une attitude responsable sur et aux abords des routes.

    Avec le retour des îles Sous-le-Vent dans le giron de cette éducation, ce sont 2 000 élèves supplémentaires qui vont être formés aux règles de bonne conduite, en quatre et deux-roues, mais aussi à pied.

    Depuis la rentrée 2008-2009, ce sont plus de 77 000 élèves de ces classes qui ont été sensibilisés. “Jeter un coup d’œil, c’est regarder avec qu’un seul œil.

    Sous forme de questions-réponses, les formatrices (en CDD de sept mois) enseignent aux jeunes les rudiments d’une conduite mais aussi d’un comportement (pour les piétons) responsable.

    Et il est clair et net qu’il est préférable d’ouvrir les deux yeux, ne serait-ce que pour apprécier le paysage en trois dimensions, permettant ainsi d’appréhender son environnement et mesurer la distance qui nous sépare des objets, et donc des véhicules, comme l’ont rappelé les deux formatrices hier matin.

    Aujourd’hui, ces dernières seront au lycée Henri-Hiro à Faa’a, pour cinq jours. L’éducation à la sécurité routière dans les îles va, quant à elle, démarrer à partir du 1er octobre, pour se finir le 7 décembre à Bora Bora.

    Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de mesurer les effets de cette éducation, après quelques années de sensibilisation”, précise Nino Bonis.

    Selon ce dernier, dans la tranche d’âge concernée, entre 2004 et 2008, il y avait moins d’accidents. Hormis certains qui “chapent” ce cours, c’est donc l’ensemble d’une tranche d’âge qui est “touché” par cette éducation et même plutôt trois fois qu’une, car chaque élève reçoit ce cours de deux heures à trois reprises au cours de sa scolarité (deux fois au moins, dans le premier cycle du secondaire).

    C’est de l’argent bien investi, ces programmes ont été montés en 2004 localement, avec feue la direction des enseignements secondaires (DES) (aujourd’hui direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE), NDLR), on les a testés durant un an et aujourd’hui, cela fonctionne bien”, reconnaît le président de l’association de la prévention routière.

    Parfois, il m’arrive de revoir des anciens élèves devenus adultes dans des stages “infrac-tionnistes”. Je ne manque pas de leur rappeler leur sensibilisation que leurs aînés n’ont pas eue, malgré le fait qu’ils se sont fait attraper. Souvent, ils s’en rappellent”, confie Nino Bonis. 

     

    C.C.

     

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