Primaire à droite: Sarkozy lève le (faux) suspense en annonçant sa candidature

    lundi 22 août 2016

    sarkozy

    (Photo : DR / CC BY-SA 2.5 )

     

    le « point de départ » vers la reconquête de l’Elysée.

     

    Le (faux) suspense est levé: Nicolas Sarkozy a annoncé lundi sa candidature à la primaire de la droite en vue de 2017 dans un nouveau livre, « Tout pour la France« , qu’il espère être le « point de départ » vers la reconquête de l’Elysée.

    « J’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle de 2017. La France exige qu’on lui donne tout. J’ai senti que j’avais la force pour mener ce combat à un moment si tourmenté de notre histoire« , écrit celui qui rêve d’être le premier ancien chef de l’Etat à reconquérir la présidence de la République après une défaite.

    Le président du parti Les Républicains, revenu en politique à l’automne 2014 pour reprendre le parti UMP — alors plombé par une dette abyssale et l’affaire Bygmalion — quitte mécaniquement la présidence du parti comme prévu par le processus de la primaire.

    Il avait jusqu’au 25 août pour démissionner et ses rivaux n’avaient d’ailleurs pas manqué depuis le début de l’été de le presser à officiellement candidater, l’accusant de mélange des genres.

    Laurent Wauquiez, le très droitier président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, devrait prendre le relais à la tête du parti. Nicolas Sarkozy tiendra son premier meeting de campagne jeudi à Chateaurenard (Bouches-du-Rhône).

    Dans le prologue de ce livre, Nicolas Sarkozy assure de sa loyauté envers ce processus de primaire (20 et 27 novembre), exercice inédit à droite : « Je participerai à la primaire de la droite et du centre. J’en respecterai chacune des règles. C’est pourquoi à compter de ce jour, je quitte la présidence des Républicains« . 

    Dans ce nouveau livre, publié mercredi chez Plon, il développe ses thèmes de campagne: « vérité« , « compétitivité« , « autorité« ,  « liberté« . Mais c’est surtout le thème de « l’identité« , dans un contexte de menace jihadiste, qu’il devrait développer dans les prochaines semaines.

     

    « Pas un petit bonheur narcissique »

     

    Il souhaite ainsi se démarquer de « l’identité heureuse« , un objectif vanté par son plus sérieux rival, Alain Juppé, maire de Bordeaux. M. Sarkozy confirme ainsi qu’il veut revenir sur les menus de substitution dans les cantines scolaires. 

    M. Sarkozy, qui avait diminué les postes de policiers et de militaires pendant son quinquennat, veut aussi développer la thématique de « l’autorité« . Sur les plans économique et social, M. Sarkozy évoque la baisse des charges pour combattre le chômage ou encore celle de la fiscalité, avec la suppression de l’impôt sur la fortune.

    En ce jour de rentrée gouvernementale, l’ex-chef de l’Etat devient donc candidat avec un challenge de taille après avoir échoué en 2012 face à François Hollande. Interrogé en marge d’un sommet international en Italie, l’actuel chef de l’Etat a répondu: « je ne commenterai nullement les candidatures, ici surtout« .

    La liste officielle des candidats validée par la Haute-Autorité sera publiée le 21 septembre. Il est à ce jour le 13e candidat à la candidature.

    Autre inconnue qui pourrait parasiter sa campagne: la justice. L’ancien chef de l’Etat reste en effet mis en examen pour corruption et trafic d’influence dans l’enquête dite des « écoutes » et pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012 dans le dossier Bygmalion. Dans ces deux affaires, il risque un renvoi en procès à des dates indéterminées.

    L’ancien chef de l’Etat peut compter sur le soutien de ses anciens partisans comme Christian Estrosi, ou Christian Jacob, patron des députés LR, ancien proche de Jean-François Copé, lui aussi candidat à la primaire. Le chiraquien François Baroin le soutient lui aussi.

    Proche de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux assure qu’il n’y a « ni aigreur, ni esprit de revanche » et qu' »une candidature, ce n’est pas un petit bonheur narcissique« .

    Nicolas Dupont-Aignan, candidat souverainiste à la présidentielle, y a vu au contraire « la 50e opération markéting de Sarkozy. Le vrai titre de son livre +Tout pour moi+« . 

    « Ils ont tous promis. Ils ont tous échoué et trahi. Ils veulent tous revenir. Mais cette fois les Français vont choisir » Marine Le Pen, a réagi la députée FN, Marion Maréchal-Le Pen.

     

    (©AFP / 22 août 2016)

     

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