La primaire PS transformée en référendum anti-Valls ?

    jeudi 8 décembre 2016

    L’ancien ministre de l’Éducation Vincent Peillon pourrait  présenter sa candidature à la primaire du Parti socialiste. (Photo : Bertrand Guay/AFP)

    L’ancien ministre de l’Éducation Vincent Peillon pourrait présenter sa candidature à la primaire du Parti socialiste. (Photo : Bertrand Guay/AFP)

     

    Avec la probable candidature de Vincent Peillon, la primaire tant décriée organisée par le parti socialiste risque de prendre des allures de référendum anti-Valls, dans un contexte où la gauche semble disqualifiée pour le second tour de la présidentielle.

    Plusieurs députés ont confirmé, hier, des informations de France Info selon lesquelles l’ancien ministre de l’Éducation, devenu député européen en 2014 et retiré de la scène médiatique depuis, allait présenter sa candidature à la primaire.
    Ces sources ont évoqué un dépôt de candidature à la fin de la semaine, suivi d’une réunion de ses soutiens en début de semaine prochaine.

    “C’est une candidature qui représente le cœur du Parti socialiste, à équidistance de Manuel Valls et des frondeurs”, a déclaré l’un de ses soutiens, le député marseillais Patrick Mennucci. “Il est appelé par la base, il est soutenu par beaucoup de monde”, a abondé Eduardo Rihan-Cypel.

    “Il y a l’aspiration à trouver un candidat qui incarne ce que Hollande ne peut plus incarner, à savoir une position centrale à gauche. La situation est suffisamment exceptionnelle pour amener Vincent Peillon, qui était en réserve de la gauche, en réserve de la République, à bouger”, a insisté un autre député proche.

    Les partisans de l’ex-Premier ministre ne cachent pas qu’ils soupçonnent les “hollandais” d’être à l’origine de cette mise en orbite surprise.
    Ces “hollandais” rassembleraient Anne Hidalgo, Christiane Taubira et surtout Martine Aubry, trois personnalités dont les réserves vis-à-vis de Manuel Valls sont connues. Les maires de Paris et de Lille ont affirmé ne pas avoir directement sollicité l’ancien ministre de l’Éducation.

    Cette candidature s’apparente à une “mauvaise plaisanterie” liée à l’“amertume”, un “concours Lépine de celui qui se dit ‘ça y est, je me lève ce matin et je suis candidat’”, ont immédiatement attaqué des députés vallsistes.
    D’une flèche, Manuel Valls lui-même a répliqué que l’“on ne s’improvise pas candidat à la présidence de la République”, lors de son premier meeting de candidat à Audincourt (Doubs). “Je suis au centre, au cœur même de ce qu’est la gauche”, a-t-il aussi assuré.

    Saluée comme une “bonne nouvelle” par un membre du gouvernement, l’arrivée de Vincent Peillon dans la course, non encore confirmée par l’intéressé, a été applaudie par le patron des socialistes Jean-Christophe Cambadélis, pour qui l’ancien ministre “a des choses à dire, je pense, au pays et pas seulement au parti”.

    La divergence politique n’est pas flagrante, ce qui signifie que Vincent Peillon peut mordre sur l’électorat de Manuel Valls au sein de la famille socialiste.
    Quarante-huit heures à peine après la déclaration de candidature de l’ex-Premier ministre, le spectre d’un mouvement “tout sauf Valls” comme il a pu exister à droite un “tout sauf Sarkozy” est dans tous les esprits.

     

    AFP

     

     

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