Prise de pouls chez les commerçants durant ces fêtes de fin d’année

    mardi 5 janvier 2016

    Après la dinde, c’est un peu la soupe à la grimace. Beaucoup de magasins hier étaient fermés, dans le grand Papeete, pour cause d’inventaire ou pour des congés annuels après une période d’activités intenses, fêtes de fin d’année obligent, mais il semblait important de prendre le pouls de l’économie et de son éventuelle reprise.
    En centre-ville, les rues se sont vidées en ce début d’année mais n’ont pas été envahies non plus lors des fêtes. “Nous n’avons pas de chiffres précis mais c’est en dessous de notre chiffre d’affaires de l’année dernière, qui était déjà en dessous de l’année précédente”, a précisé Paul Chant, de Shop 2000. La faute à la crise, à Internet et aux marchés aux puces, selon lui.
    À quelques encablures de là, on a limité la casse, si on peut dire, chez Pat and Val, parfumeur. “Nous avons eu plus de clientèles et nous avons senti les gens plus enclins à faire des cadeaux, ils avaient l’air moins moroses qu’en 2014”, a lâché Guy Morou, propriétaire des lieux. Il reconnaît tout de même une année difficile, malgré un mois de décembre “surprenant”.
    Seule Faaura Bouteau, au marché de Papeete, semble ne pas connaître la crise. “La clientèle polynésienne achète le plus souvent de belles pièces, c’est plus un achat “cadeau”. Le touriste, en général, c’est plus un achat “souvenir”. Mais les deux secteurs ont bien marché en cette fin d’année”, a déclaré l’incontournable artisane polynésienne.
    Chez Odyssey, le bilan n’est guère joyeux. Côte chiffre d’affaires, c’est plus ambiance livre de poche qu’encyclopédie. “Nous sommes en baisse par rapport à 2014. L’ambiance est morose, la crise économique est bien là et Internet ne nous arrange pas. Je ne crois pas que cela va s’arranger”, a noté, toujours optimiste, Paulette Kwong, responsable du magasin culturel.
    Non loin de là, à la librairie Klima, c’est un peu le même son de cloche. “Nous vendons de moins en moins de livres à Noël. C’est la crise, toujours”, reconnaissent les responsables de la plus vieille libraire du centre-ville.
    Et les grandes surfaces alors ? “Ce que l’on peut dire et on voit ce phénomène depuis trois-quatre ans maintenant, c’est que la population vient en une seule fois faire ses courses alors qu’elle venait plusieurs fois durant le mois de décembre auparavant”, a confié la responsable de la caisse centrale d’une grande surface de la côte ouest. “Aujourd’hui, les gens réservent leurs budgets pour les jours J, le 24 et le 31 ; finis les petits plaisirs à l’approche des fêtes de fin d’année. C’est toujours la crise, l’économie est frileuse”, a confié cette responsable de la grande distribution.
    “On attend que les Chinois arrivent, qui sait, avec les milliards qui vont nous tomber dessus, cela va peut-être relancer la machine”, espère Paul Chant.

    Christophe Cozette

    Oti 2016-01-05 19:13:00
    Les commerçants petits ou grands nous ont pris pour des pigeons pendant tellement d'années... Maintenant ils pleurent...
    Vive internet et vivent les achats aux US ou en métropole, tous beaucoup moins chers.. Et arrêtez de nous faire le coup du c'est de la faute aux taxes, c'est faux. Sur un produit importé le max c'est 50% de taxe, donc anormal de trouver les produits dans les rayons trois quatre ou cinq fois plus chers...
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