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Privés d’embarquement à bord de l’Aremiti 5

lundi 10 juillet 2017

Moorea heihere danseur

Diane J., l’une des personnes qui n’a pas pu embarquer sur l’Aremiti 5 lors du voyage retour : “Je me suis retrouvée avec mes enfants, ma mère, mon amie enceinte avec tous mes costumes de danse, sans savoir où dormir à 22 heures, comme les 30 autres personnes sur le quai !” (© Photo : Jeannot Rey/LDT)


Victime de son succès, une partie du groupe de danse de la troupe Heihere, qui s’était produit vendredi dernier place Toata, est restée à quai à Papeete, faute de place sur l’Aremiti 5, qui avait organisé une navette spéciale pour ce Heiva.

Selon, l’une des danseuses, qui n’a pas eu la chance d’avoir une place, une trentaine de personnes, dont une maman avec un nouveau-né, la plupart de Moorea, venue soutenir leur troupe, n’a pas pu embarquer à bord de l’Aremiti 5, et a donc été obligé de trouver de la  famille ou des amis pour ne pas avoir à passer la nuit sur le quai.

Diane J., danseuse dans la troupe Heihere, explique : “La société Aremiti nous a annoncé, après 20 minutes d’attente dans la salle d’embarquement, que le voyage retour prévue à 22 heures, avait atteint son quota.
Par conséquent, plus personne ne pouvait monter sur le bateau… Nous savons tous que c’est une chance d’avoir ces rotations nocturnes, mais pas dans ces conditions.

Je suis surtout très en colère de l’absence totale de prise en charge du staff. À aucun moment, il ne s’est inquiété de notre situation. Personne n’est venue pour nous demander si nous avions besoin de prévenir quelqu’un, ou si nous avions un moyen de nous loger sur place. Personne pour s’assurer s’il y avait des gens prioritaires, comme cette maman avec un bébé.  À nous de nous débrouiller.  
Personnellement, je me suis retrouvée avec mes enfants, ma mère, mon amie enceinte, avec tous mes costumes de danse, sans savoir où dormir à
22 heures, comme les 30 autres personnes sur le quai !”

 

“Nous avons été un peu débordés”

 

Une situation inacceptable pour ces passagers, qui ne demandaient qu’à rentrer chez eux, mais qui n’ont pas pu.
Contactée par La Dépêche, samedi dernier, la société Aremiti déplore effectivement ce qui s’est passé, mais précise que ce type de voyage est commercialisé comme tous les autres, c’est-à-dire sans conditions particulières, sans réservation, ni billet nominatif.

“Nous faisons ces voyages, comme cela a été le cas la semaine précédente, pour permettre à la population de Moorea d’assister à des grands événements. C’est un voyage supplémentaire. Parfois, comme ce fut le cas pour le vendredi 30 juin,  nous avons fait le voyage à perte avec  450 passagers…
Pour le voyage de vendredi dernier (le 7 juillet, NDLR), nous ne nous attendions pas à un tel succès. Nous avions atteint le quota des 696 passagers. Nous ne pouvions pas en embarquer plus pour des raisons de sécurité. Une partie des passagers a donc dû rester à quai.

Le problème, en ce qui concerne le groupe de danses, c’est que ses membres étaient très dispersés. C’est la raison pourquoi certains ont pu embarquer, d’autres non. Nous le regrettons.
Nous avons été un peu débordés. On ne s’y attendait pas. Nous aurions dû faire un appel à bord pour voir si des personnes étaient prêtes à laisser leur place pour d’autres.
Mais, encore une fois, il faut que nos passagers comprennent que ces traversées ne bénéficient pas d’un tarif particulier. Elles  sont commercialisées comme toutes les autres traversées… En clair, les premiers arrivés sont les premiers admis. En cas de groupe, nous préconisons à ses membres qu’ils restent ensemble pour éviter ce type de problème.”

Évoquant la possibilité de mettre le ferry 2 au lieu de l’Aremiti 5, plus petit, la direction précise qu’elle ne peut pas changer au dernier moment de navire, et qu’elle ne pouvait pas prévoir un tel engouement dans ce déplacement, sachant que ces mêmes passagers ont utilisé plusieurs navettes dans la journée pour se rendre en ville.
À la question de savoir si des réservations nominatives pourraient être envisagées pour d’autres sorties afin d’éviter ces désagréments, la compagnie répond par l’affirmative, mais les tarifs ne seront plus les mêmes, car il s’agirait d’une commercialisation particulière, avec des horaires d’embarquement précis pour ces réservations.

 

De notre correspondant J.R.

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