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Le prix de l’Internet, « obstacle au développement et à la baisse de la tarification bancaire”

vendredi 15 mars 2019

JH-OPT Distributeur billets

217 762 cartes bancaires circulent en Polynésie française. (Photo : archives La Dépêche)

Cela faisant 5 ans, depuis la publication du rapport Constans, que le Conseil consultatif du secteur financier n’avait pas publié d’étude sur les disparités bancaires entre l’Hexagone et l’outre-mer. Selon le dernier rapport publié cette semaine, les inégalités se réduisent, mais dans le Pacifique, les avancées ne suivent pas. Cinq ans après une précédente étude du CCSF préconisant une convergence des tarifs bancaires ultramarins avec ceux de la métropole, l’instance a passé en revue 14 tarifs bancaires standards, considérés comme les plus courants, dans les DOM-TOM et autres collectivités d’outre-mer.Si en 2018, la situation semble avoir évolué en faveur d’une convergence généralisée dans les DOM, le CCSF ayant relevé douze tarifs inférieurs ou égaux à ceux en vigueur en métropole, la situation dans le Pacifique pose toujours problème.
Dans le Pacifique, où la quasi-totalité des tarifs standards étaient supérieurs à ceux de la métropole lors du dernier rapport de 2014, « la situation est nettement plus favorable puisque l’évolution tarifaire montre une réelle convergence », estime le CCSF, avec désormais huit tarifs inférieurs ou égaux à ceux de la métropole sur ces territoires. Néanmoins, « la convergence en cours doit être poursuivie et peut être réalisée, notamment sur les services en ligne », pointe l’instance. Paradoxalement, la CCSF ne pointe pas directement les banques du doigt, mais plutôt les services de fourniture d’Internet aux prix exorbitants comparés à ceux de l’Hexagone. « Si les accès Internet étaient effectivement généralisés dans les zones outre-mer et à des tarifs abordables, du même ordre que ceux pratiqués en métropole par exemple, cela permettrait au plus grand nombre d’accéder à des tarifs bancaires nettement plus faibles, d’avoir un accès facilité à ces services sans avoir besoin de se déplacer et enfin, de pouvoir faire jouer la concurrence entre les établissements bancaires ou néobanques », développe le CCSF.
“Le coût actuel des tarifs télécoms et Internet, notamment en zone Pacifique, est un obstacle à ce développement qui serait pourtant une réponse déterminante aux questions soulevées par la tarification bancaire”, estime l’organisme dont la mission est de proposer des mesures pour améliorer les relations entre établissements financiers et clients.Le CCSF, composé à parité de représentants d’établissements financiers et de consommateurs, préconise également la promotion de son comparateur public de tarifs bancaires dans les DOM et la création d’un même outil pour les COM du Pacifique qui favoriserait le jeu de la concurrence. Quatre tarifs de « l’extrait standard » restent supérieurs aux tarifs hexagonaux. En particulier, la ligne tarifaire « frais de tenue de compte » demeure supérieure à celle du tarif métropolitain, même si son évolution est favorable : toutes COM confondues, le tarif est passé de 4 001 F à 3 077 F et son écart avec le tarif métropolitain s’est réduit (écart de 3 003 F au 1er avril 2014, pour un écart au 1er avril 2018 établi à 841 F). En outre, les abonnements par Internet, la mise en place des autorisations de prélèvement – services liés à Internet qui sont gratuits ou à faible coût en métropole – et les commissions d’intervention sont à des tarifs supérieurs à ceux de la métropole, y compris dans la dernière information sur les tarifs bancaires, au 1er octobre 2018.

Bertrand Prévost

Le rapport de la CCSF déplore la non mise en place du service cash back en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie. Le cash back est la possibilité de retirer de l’argent liquide chez un commerçant local qui a un triple avantage : faciliter l’accès à l’argent liquide pour les consommateurs et permettre aux commerçants de remettre tout au partie de ce cash en circulation et limiter les dépôts en agence.

 

Le rapport en quelques chiffres

– Le nombre de distributeurs automatiques progresse dans toutes les géographies (+ 2 % dans les DOM et + 9 % dans les COM), avec une moyenne proche de la moyenne nationale de 1 182 habitants par DAB-GAB. En Polynésie française, il y en a 167

– En Polynésie française, le nombre de compte bancaire est de 383 730. Il y circule 217 762 cartes bancaires;

– En Polynésie française, 8 des 10 tarifs sélectionnés par la CCST sont inférieurs ou égaux à ceux de la métropole.

 

Les bons/mauvais points de la Polynésie

La Polynésie pratique les tarifs les plus hauts du Pacifique sur :

– Carte de paiement internationale à débit différé : 5 727 F

– Carte de paiement internationale à débit immédiat : 5172 F

– Assurance perte ou vol des moyens de paiement : 3 025 F

– Premier retrait payant en euros dans un DAB d’un autre établissement de la zone euro avec une carte de paiement internationale : 89 F

 

La Polynésie pratique les tarifs les plus bas du Pacifique sur :

– Carte de paiement à autorisation systématique : 3 474 F

– Mise en place d’une autorisation de prélèvement : 0 F

– Commission d’intervention (par opération) : 1 000 F

 

 

 

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