Procès Bettencourt: tirs à boulets rouges sur l’instruction, premières joutes

    mardi 27 janvier 2015

    Le procès Bettencourt a connu mardi à Bordeaux ses premières escarmouches autour de points de procédure, un avant-goût des passes d’armes qui s’annoncent entre avocats de Liliane Bettencourt et de la défense lorsque le tribunal plongera au coeur des « abus de faiblesse » et des millions soutirés à la richissime héritière de L’Oréal.
    Le tribunal correctionnel de Bordeaux, présidé par Denis Roucou, doit se prononcer mercredi sur une salve de demandes de la défense: nullité de la procédure, renvoi et demande d’irrecevabilité de parties civiles.
    Mardi, il a déjà rejeté une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par les avocats des principaux prévenus, l’ancien confident de la femme la plus riche de France, François-Marie Banier, et son ex-gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre.
    Le tribunal doit juger sur cinq semaines dix hommes – dont le député UMP et ex-ministre Eric Woerth -, soupçonnés d’avoir profité entre 2006 et 2011 de la vulnérabilité de la femme la plus riche de France, pour des dons, donations ou legs portant au total sur des centaines de millions d’euros. Aujourd’hui âgée de 92 ans et sous tutelle, Liliane Bettencourt est la grande absente du procès.
    Me Pierre Haïk, avocat de M. De Maistre, a vite donné le ton mardi: « Ce n’est pas une ordonnance de renvoi, c’est un réquisitoire ! », a-t-il tonné, tirant à boulets rouges sur l’instruction menée, à charge selon lui, depuis 2010 par les juges bordelais, Jean-Michel Gentil en tête. 
    Me Pierre Cornut-Gentille, avocat de M. Banier, a pour sa part égrené les « éléments à décharge », selon lui délibérément ignorés par l’instruction.
     
    « ‘Après le show, le froid’ du dossier »
     
    En riposte, Me Benoît Ducos-Ader, avocat de Liliane Bettencourt, partie civile, s’est emporté contre ce « procès des juges d’instruction ». « Arrêtez de biseauter les cartes et venez vous expliquer ! », a-t-il lancé à la défense. « La défense a fait le procès des parties civiles, des témoins, de l’instruction, du tribunal, il est temps que celui des prévenus commence ! », a renchéri Me Nicolas Huc-Morel, conseil de Françoise-Bettencourt-Meyers, fille unique de la milliardaire. « Après le +show+ va venir le froid, la réalité du dossier », a prévenu son confrère, Me Arnaud Dupin. 
    La défense a également saisi le tribunal d’un sursis à statuer, qui suspendrait le procès jusqu’à la fin de la procédure ouverte à Paris concernant Claire Thibout, 56 ans, ex-comptable de la milliardaire. Fin 2014, ce témoin-clef a été mise en examen pour faux témoignages, après une plainte de MM. De Maistre et Banier.
     
    « Témoin-clef par visio-conférence ? »
     
    L’instruction, a dénoncé Me Jacqueline Laffont, conseil de M. De Maistre, a accordé « une place démesurée » à l’ex-comptable qui accuse depuis le début les deux hommes d’avoir profité de la fragilité de sa patronne. 
    On ne savait pas encore mardi si ce « témoin fondamental » viendra à Bordeaux éclairer les pratiques qui avaient cours dans l’hôtel particulier de la 11e fortune mondiale (environ 30 milliards d’euros) à Neuilly-sur-Seine. 
    L’avocat de Mme Thibout a certes produit le certificat médical d’un psychiatre évoquant un état « incompatible » avec sa venue pour témoigner, sans limite de durée. Mais le président Roucou a demandé qu’une expertise médicale soit réalisée d’ici le 1er février, afin de déterminer si elle peut venir à la barre du tribunal ou, à défaut, témoigner par visio-conférence.
    Et « les déclarations de Claire Thibout ne sont pas les seuls éléments de la poursuite », a relevé le procureur adjoint, Anne Kayanakis.
    S’il s’est cantonné jusqu’ici à une guérilla de procédure, le procès n’a pu s’empêcher d’effleurer le fond. Comme Me Cornut-Gentille citant quelques-unes des 2.000 à 3.000 lettres que son client aurait échangées avec Mme Bettencourt, défendant des donations à son ami : « C’est ma marge de liberté », aurait-elle écrit. Ou Me Dupin citant un témoignage de l’ex-chauffeur de la milliardaire, la décrivant « comme un zombie », après avoir ingéré des anti-dépresseurs fournis par un médecin conseillé par M. Banier.
    Dons manuels ou « libéralités » par dizaines de millions d’euros, colossaux contrats d’assurance-vie, donations d’oeuvres d’art : c’est dans un monde d’ultra-riches que le procès devrait plonger dès mercredi, pour tenter de démêler les cadeaux liés à « l’amitié » des présumés « abus de faiblesse ».
    Lundi, le procès avait débuté sur un coup de théâtre : l’annonce de la tentative de suicide d’Alain Thurin, 64 ans ex-infirmier de Liliane Bettencourt, poursuivi pour « abus de faiblesse ». Il était encore mardi dans un coma profond, selon le parquet d’Evry.
     
    AFP

    Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER 2015-01-27 12:18:00
    "Me Pierre Haïk, avocat de M. De Maistre, a vite donné le ton mardi: "Ce n'est pas une ordonnance de renvoi, c'est un réquisitoire !", a-t-il tonné, tirant à boulets rouges sur l'instruction menée, à charge selon lui, depuis 2010 par les juges bordelais, Jean-Michel Gentil en tête.
    Me Pierre Cornut-Gentille, avocat de M. Banier, a pour sa part égrené les "éléments à décharge", selon lui délibérément ignorés par l'instruction."
    Eh oui, il n'y a pas qu'à TAHITI, pour le coup-monté douanier/militaires/procureur/magistrats expatriés et tutti quanti comme dans l'affaire du vol organisé de ma ROLLS-ROYCE Silver Spur par les douaniers, les finances publiques et le simili-français commissaire-priseur que c'est comme ça se passe.... hohohohoh rollstahiti@gmail.com
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