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Un producteur d’abiu dévalisé

mardi 16 juillet 2019

Dimanche dernier, un producteur d’abiu a retrouvé des dizaines de pochons protégeant les précieux fruits jaunes déchirés, voire arrachés. Photo : Anne-Charlotte Bouleau

Dimanche dernier, un producteur d’abiu a retrouvé des dizaines de pochons protégeant les précieux fruits jaunes déchirés, voire arrachés. (Photo : Anne-Charlotte Bouleau)

Michel, co-exploitant d’un terrain domanial à la Presqu’île, était en pleine récolte d’abiu avec sa fille, dimanche après-midi dernier, lorsqu’il s’est aperçu que le verger de plus de deux cents arbres d’une variété d’abiu de belle taille avait été la cible de personnes malintentionnées.

“On a commencé par les parcelles du bas et c’est en remontant qu’on a aperçu des pochons déchirés au sol”, confie Michel, autant abattu qu’en colère. “Éviter complètement les pesticides dans le cadre d’une technique de culture écoresponsable, il faut bien comprendre que ça représente une somme de travail énorme ! On utilise des pochons en papier biodégradables, qu’on installe un à un à la main pour protéger les fruits des nuisibles”, explique-t-il.

Même si les récoltes sont régulières, le manque à gagner est conséquent. “On est en fin de saison, donc on a moins de fruits et on avait déjà ramassé le plus gros de la production. Mais ils se sont bien servis et comme des brutes !”, remarque l’agriculteur, qui estime le larcin à plus d’une centaine de fruits, soit un manque à gagner d’environ 40 000 F, sans compter les dégâts occasionnés sur la trentaine de pieds visités à la va-vite.

Au vu de la quantité, Michel reste persuadé que ces fruits volés sont destinés à la revente, bien qu’il s’interroge sur l’état de ces derniers. L’abiu étant réputé pour être particulièrement fragile.

Un constat a été dressé par la police municipale et le producteur envisage de porter plainte à la gendarmerie. “Ce n’est pas un vol anodin”, souligne-t-il, reconnaissant qu’il s’agirait d’une première à cette échelle.

Ses voisins ne sont pas épargnés, avec des vols de fruits et légumes, mais également de machines agricoles légères.

Non visible depuis la route, le verger est relativement préservé, mais Michel n’en reste pas moins inquiet. Il n’aura pas d’autre choix que d’activer la récolte, par crainte de nouvelles intrusions. “À un moment donné, il faut que les autorités compétentes, qui vont se reconnaître, nous permettent de construire un minimum, pour qu’on puisse rester sur place et surveiller nos cultures”, conclut-il.

 

A.-C.B.

 

Il estime la perte à 40 000 francs, sans compter les dégâts occasionnés sur la trentaine de pieds d’abiu visités. Photo : Anne-Charlotte Bouleau

Il estime la perte à 40 000 francs, sans compter les dégâts occasionnés sur la trentaine de pieds d’abiu visités. (Photo : Anne-Charlotte Bouleau)

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