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Les professionnels du tourisme invités à participer à la stratégie de développement

mercredi 14 décembre 2016

L’observatoire du tourisme s’est réuni hier à la présidence pour la première fois. Il a pour objectif de définir un plan de développement quinquennal du secteur. (© Claude Jacques)

L’observatoire du tourisme s’est réuni hier à la présidence pour la première fois. Il a pour objectif de définir un plan de développement quinquennal du secteur. (© Claude Jacques)


 

 

Une réunion rassemblant des professionnels du tourisme s’est tenue hier après-midi, à la présidence, sous la houlette du ministre du Tourisme, Jean-Christophe Bouissou. À l’ordre du jour, un compte-rendu de l’objet et des missions de cet observatoire, qui s’inscrit dans un plan de développement quinquennal 2015-2020. Il s’agit d’un point d’étape qui doit permettre d’associer les professionnels à la stratégie du gouvernement pour l’année 2017 et de fixer avec eux un mode de gouvernance avec la constitution en cours de pôles locaux de développement touristique (PLDT) et, au 1er semestre 2017, d’une agence dédiée.

 

 

Quel est le rôle de cet observatoire ?
Nous avons organisé cet observatoire du tourisme de façon à ce que les professionnels du tourisme puissent se rapprocher des autorités de façon à débattre sur notre stratégie de développement du tourisme. Ça va nous amener surtout à discuter ensemble et à envisager un plan d’action.

Sur 134 actions ciblées, il y en a au moins une trentaine déjà réalisées et une soixantaine qui sont en cours.
Notamment au niveau de l’aménagement : la pointe Vénus et le site de Vaitupa à Faa’a qui seront lancés l’année prochaine. Nous sommes en train de réaliser des pôles locaux de développement touristique (PLDT) dans les îles, sans oublier les archipels éloignés.
C’est un long travail qui prendra certainement quelques années, quatre ou cinq ans.

Ce qui est important pour rapprocher le développement du tourisme des acteurs du terrain : les prestataires de services, les comités locaux du tourisme qui travaillent avec les communes, mais aussi les maires et les services déconcentrés.

 

Comment est composé cet observatoire ?
Il est composé aujourd’hui de tous les acteurs qui travaillent dans les activités culturelles, les activités terrestres, l’hôtellerie, les pensions de famille, les prestataires… Tous ceux qui concourent au développement du tourisme dans notre pays et qui concourent à créer le produit touristique polynésien.

C’est la première instance que le Pays créé et qui permet à tout ce monde de pouvoir discuter et de s’entretenir sur des sujets importants.

 

Y aura-t-il d’autres réunions ?
Oui, une première se tiendra au cours du premier trimestre 2017. On compte aussi sur une réunion par trimestre, mais en même temps, ces séances de l’observatoire doivent être des réunions au cours desquelles on expose les travaux qui auront été organisés parallèlement par les services.

Par exemple, les questions de réglementation concernant les agences de voyage, la question de la fiscalité qui touche par exemple aux structures d’hébergement.
Qu’en est-il de Airbnb ? qu’en est-il des meublés du tourisme, etc. Toutes ces questions seront exposées et discutées avant même que des décisions soient prises par le gouvernement.

 

Comment s’effectue le financement de cette stratégie ?
L’Europe a un rôle important aujourd’hui dans notre développement touristique.
L’ambassadeur Andrew Jacobs, présent à cette réunion, a affirmé très clairement le soutien de l’Union européenne pour le financement de nos opérations pour les cinq prochaines années.

Il faut savoir que l’ensemble des fonds du XIe Fonds européen de développement (FED) est consacré au secteur du tourisme.
Nous avons à notre disposition 3,6 milliards de francs injectés directement dans notre économie sous forme d’une assistance budgétaire, au travers de nos opérations, et qui rentre à l’intérieur de notre stratégie de financement.

 

Le gouvernement s’est-il fixé un quota de fréquentation touristique d’ici 2020 ?
Tout sera dépendant de notre capacité à créer du réceptif. Si on considère les hôtels classés, c’est-à-dire 4 ou 5 étoiles, le taux de fréquentation est très élevé… Ce qui veut donc dire qu’on a besoin de construire d’autres hôtels.
La question se pose vraiment aujourd’hui, et c’est pour ça que le Pays pousse à ce que tous les opérateurs, tous les investisseurs qui peuvent aider à la résolution de cette problématique puissent le faire.

 

Propos recueillis par C.J.

 

 

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