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Le projet de loi présenté aux syndicats

mardi 14 novembre 2017

01 Raynal, Frébault

Jacques Raynal, ministre des Solidarités et de la Santé, et Pierre Frébault, président de l’Agence de régulation sanitaire et sociale (Arass). (©Photo : Benoît Buquet)


Le ministre des Solidarités a présenté hier un projet de loi afin de réformer les retraites. Jacques Raynal espère que le texte sera promulgué “au début de l’année 2018”. Ce projet de loi prévoit le départ à la retraite à 61 ans en 2019 et 62 ans en 2020. La durée de cotisation serait portée à 38 annuités dès 2019.

 

À six mois des élections territoriales, la réforme des retraites est annoncée comme imminente. Un projet de loi a été présenté hier aux partenaires sociaux par Jacques Raynal.

Le ministre des Solidarités espère la réponse des syndicats vendredi, pour lancer ensuite les débats au conseil économique, social et culturel (CESC) puis à l’assemblée et promulguer le texte “au début de l’année 2018”.

Ce projet de loi prévoit le passage de l’âge de la retraite à 61 ans en 2019 et 62 ans en 2020 (60 ans aujourd’hui).

La durée de cotisation serait portée à 38 annuités dès 2019  (35 annuités aujourd’hui). Et l’indemnité retraite serait calculée avec le salaire moyen de référence sur vingt ans au lieu de dix ans à l’heure actuelle, avec une possible correction de l’inflation.

Si les grandes lignes de ce projet étaient déjà connues, le calendrier restait encore à définir.

Il s’est un peu éclairci hier : “Nous avons demandé à nos partenaires de nous fournir leurs remarques et suggestions par rapport au document qu’on leur a délivré. S’il y a nécessité de les rencontrer de nouveau, le plus rapidement possible, nous le ferons, avant d’adresser le document final au CESC, en décembre si possible”, a annoncé hier Jacques Raynal.

“Si on souhaite que la mise en application de la réforme se fasse en 2019, il faut que nous ayons publié le texte au début de l’année 2018, compte tenu des délais des recours éventuels, qui sont très probables. Donc ce n’est pas seulement une volonté de faire vite. C’est dû aux contraintes législatives”, a-t-il expliqué.

 

La pilule passe mal

 

“La proposition de passer l’âge de la retraite de 60 à 62 ans, nous, on dit qu’il en est hors de question.”

C’est ainsi qu’a réagi, sans grande surprise, Cyril Le Gayic, de la Confédération des syndicats indépendants de Polynésie (CSIP), en sortant de la réunion hier soir.

“Pour la retraite anticipée, de 50 ans, ils veulent aller jusqu’à 57 ans”, pestait de son côté Ronald Terorotua, du syndicat O oe to oe rima.

Les représentants des salariés étaient remontés hier : “On n’est pas d’accord pour faire la réforme de la retraite avant la maladie”, tonnait Ronald Terorotua.

Même au Medef, la pilule passait mal, hier. “Ça ne reflète pas l’ensemble des travaux menés en 2015 et en 2016. Donc ça a un goût amer. Ce que retient le Medef, c’est que c’est surtout à base d’augmentation de cotisations que ça va se traiter. De façon générale, le financement de la réforme de la retraite se fera à base de cotisations”, regrettait Olivier Kressmann, représentant du syndicat patronal.

“L’augmentation des cotisations, c’est plutôt lié au conseil d’administration (de la CPS, NDLR). Mais c’est effectivement une prévision”, avouait hier Pierre Frébault, président de la toute nouvelle Agence de régulation sanitaire et sociale (Arass), qui accompagne le ministère des Solidarités dans cette réforme.

Pour finir, Émile Vernier, président du Syndicat des retraités (Sdiraf), en voulait hier aux représentants des salariés : “Ils ne veulent pas de réforme. C’est la catastrophe. L’année prochaine, il y aura 4 000 nouveaux départs à la retraite à financer.”

Une rencontre entre les cinq syndicats de salariés et les organisations patronales est prévue jeudi dans les locaux du Medef. Olivier Kressmann s’en félicitait hier : “Le point très positif est que l’ensemble des partenaires sociaux exprime le souhait de se revoir. Entre partenaires sociaux, patronat et salariés, nous travaillons ensemble sur les propositions de mesures. C’est un point très important parce que jusqu’à présent, à part Otahi et A ti’a i mua, les autres syndicats n’étaient pas présents.”

Émile Vernier annonce, de son côté, un entretien avec le président du Pays Édouard Fritch, jeudi également.

 

Benoît Buquet

 

 

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