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“Projet écrivain” enclenché à l’école de La Mission

mercredi 11 octobre 2017

école

Sonia de Braco, qui intervient à l’école de La Mission, dans le cadre du “projet écrivain”, est auteure et illustratrice de contes
pour enfants. Ses Contes des îles sont d’ailleurs téléchargeables gratuitement sur Internet. (© Vaiana Hargous)


Sonia de Braco, auteure de contes pour enfants, intervient à l’école de La Mission, dans le cadre du “projet écrivain”. Ce projet pédagogique allie écriture et sensibilisation à la protection de l’environnement. Les enfants vont produire des écrits qui seront ensuite rassemblés dans un petit livre, qui sera alors imprimé.

Jeudi dernier, la matinée n’était pas comme les autres pour les 30 élèves de la classe de CE2 A de l’école de La Mission, à Papeete, qui ont reçu la visite de Sonia de Braco, une auteure de contes pour enfants.

Une rencontre qui marque le lancement, dans cette classe, du “projet écrivain”, un projet pédagogique qui allie écriture et sensibilisation à la protection de l’environnement.

Jusqu’en février, les élèves travailleront, avec leur enseignante et l’auteure, à la production d’écrits, plus précisément de petites histoires.

“Comme le programme de l’école tourne autour de la protection de la mer, on va rédiger avec les enfants un petit livre sur la mer, explique Sonia de Braco.

En même temps, on va leur parler de ce qu’est un livre, ce qu’on peut faire à partir d’un livre, la différence entre la réalité et la fiction, ce qu’est Internet, la différence entre l’ordinateur et le livre, comment on construit un conte…
On va parler des chasseurs de tortues et d’autres sujets pour leur faire comprendre qu’on ne doit pas polluer, qu’on ne doit pas jeter ses ordures dans la mer, qu’on ne doit pas détruire la nature et que quand quelque chose est réglementé, on doit le respecter.
Ils vont donner leur avis sur des illustrations que j’ai faites et ils vont écrire des petits morceaux d’histoires, que je vais ensuite monter en petit livre et leur apporter.”

Pour Florine Chatelain, l’enseignante qui expérimente le projet avec sa classe, “tout est parti d’un constat”.

Les enfants ont du mal à écrire une phrase correcte. Aujourd’hui, ils sont surtout sur leurs tablettes et ont délaissé l’écrit. Même quand ils n’ont que quelques phrases à écrire, ce n’est pas correct. Donc l’objectif est de les réconcilier avec l’écrit et de leur redonner plaisir à écrire. Et ce qui est important avec ce projet, c’est qu’il touche aussi la protection de l’environnement et des lagons.”

En classe, les élèves étaient enthousiastes. L’auteure était à peine installée que les questions commençaient à fuser.

“Quand avez-vous commencé à écrire ?” “Combien de livres avez-vous écrits ?” Ces enfants de 8-9 ans avaient préparé de nombreuses questions en vue de cette rencontre.

 

Faire la classe autrement

 

“C’est une première pour l’école”, confie, de son côté, Georgette Mairau,  directrice de l’école de La Mission, qui a rapidement adhéré au projet.

“Ces rencontres avec l’auteure permettront aux enfants de savoir que la production d’écrits n’est pas facile, même pour les adultes, et qu’il y a besoin de travailler, parce qu’un livre ne se fait pas en un jour.
Et puis cela entre parfaitement dans notre projet d’école, parce que nous voulons que les enfants s’expriment par l’écrit, dans cette optique de protection de l’environnement.
Il faut sensibiliser les enfants dès maintenant, pour que leur génération contribue à la protection de l’environnement, et donc à la protection de notre planète.”

À l’issue du projet, l’équipe pédagogique fera un point.

“Nous verrons comment les enfants ont évolué, poursuit la directrice. Et nous pensons aussi imprimer le livre qu’ils auront réalisé, pour qu’ils l’aient en souvenir et qu’il soit consultable par tous.
Si le projet est concluant, nous le reconduirons dans d’autres classes, pour que d’autres élèves s’approprient aussi le projet écrivain.”

“On essaie de mettre de la motivation et de la dynamique dans la classe en faisant de l’apprentissage de manière détournée, confie, à son tour, Hereana Le Mouchon, directrice adjointe. C’est-à-dire en les faisant travailler sans qu’ils s’en rendent compte. Aujourd’hui, on ne peut plus se contenter de faire la classe comme avant, on est obligé d’enseigner autrement pour captiver leur attention. Et le fait d’être médiatisés, ça les motive encore plus.”

V.H.

 

 

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