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Projet-pilote : bientôt de la vanille aux Tuamotu et aux Marquises ?

vendredi 23 novembre 2018

L’Établissement Vanille de Tahiti (EVT) veut étudier la possibilité de cultiver la vanille dans les archipels des Tuamotu et des Marquises. (Photo : archives La Dépêche)

L’Établissement Vanille de Tahiti (EVT) veut étudier la possibilité de cultiver la vanille dans les archipels des Tuamotu et des Marquises. (Photo : archives La Dépêche)

Dans un « souci d’égalité territoriale », un projet pilote de culture de la vanille sera mis en place dans les archipels des Tuamotu et des Marquises. C’est le conseil d’administration de l’Établissement Vanille de Tahiti (EVT) qui l’a annoncé mercredi, après sa réunion dans ses locaux, sous la présidence du ministre de l’Économie verte, Tearii Alpha. Ce projet visera, selon un communiqué du Pays, à s’assurer d’un possible développement de la vanille dans ces îles, alors que cette culture reste à ce jour essentiellement concentrée aux îles Sous-le-Vent. L’établissement a une nouvelle directrice : l’ancienne représentante à Tarahoi Emma Maraea, qui a également été maire de Taha’a de 2008 à 2014. Lors de ce conseil d’administration, il a particulièrement été question d’outils d’accompagnement et de développement de la filière qui seront mis en œuvre par l’EVT dès 2019. Dans le cadre de la mise en place de la nouvelle réforme de la filière vanille, l’Établissement Vanille de Tahiti souhaite consolider les liens avec les acteurs de la filière en renforçant la présence des agents, déployés dans les Fare Vanira, auprès des vaniculteurs. Pour ce faire, il dit travailler à l’amélioration de la productivité des lianes et de la production de gousses de vanille, ainsi qu’à une meilleure maîtrise des maladies du vanillier et à la lutte contre celles-ci, via son projet « soin et fertilisation ». Ainsi, le vaniculteur sera soutenu durant une année pour la maîtrise des soins et par la fourniture de matière première. Un suivi et des analyses seront aussi menés par le laboratoire de l’EVT. Puis, au travers du projet « Boost vanille », l’EVT souligne qu’une aide sera apportée aux jeunes porteurs de projet intégrant la filière vanille, tout en leur procurant un environnement de formation et d’accompagnement qui garantisse la pérennité de leur culture. Ce projet sera réalisé en partenariat avec la direction de l’agriculture, pour d’éventuelles aides agricoles, la direction des affaires foncières pour l’attribution de parcelles de terres domaniales affectées à l’Établissement ou à des porteurs de projets, le Service de l’Emploi, de la formation et de l’insertion professionnelle, pour l’accompagnement à la gestion d’entreprise, la Chambre d’agriculture, pour la carte CAPL, ainsi que le service social et les écoles sanctionnant des formations agricoles.

D.G.

Faible production, prix qui s’envolent…

Le cours de la vanille de Tahiti flambe depuis deux ans, jusqu’à 60 000 F le kilogramme de vanille préparée, une conséquence directe de la faible production depuis 2015. Le Pays a annoncé fin 2017 qu’il souhaitait lancer un programme d’investissement d’un milliard en trois ans pour 300 nouvelles ombrières. Le yo-yo du prix de la vanille depuis quinze ans est d’abord le symptôme d’une filière qui peine à se structurer. La production de vanille mûre a culminé à 80 tonnes en 2009 puis s’est effondrée jusqu’à atteindre 13 tonnes en 2015. Selon l’Institut de la statistique (ISPF), le volume des exportations a chuté de 63 % entre 2014 et 2015, mais reprend des couleurs depuis janvier 2017. Sur le site de l’Établissement Vanille de Tahiti, structure vivement critiquée par un rapport de la Chambre territoriale des comptes en 2015, les dernières statistiques de production publiées remontent à… 2009 !

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