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Des projets pour améliorer durablement la santé des Polynésiens

mardi 14 mars 2017

sport

La commune de Paea a, en 2016, mis en place un programme sportif dédié aux adolescents en surpoids. Un suivi nutritionnel personnalisé venait compléter les séances hebdomadaires. (© DR)


La direction de la santé, la Caisse de prévoyance sociale et le contrat de ville lancent la deuxième édition de Bouger plus et manger équilibré, par le biais d’un appel à projets. Pour cette 2e édition, la direction de la santé souhaite que les projets proposés s’adressent en priorité aux familles. En 2016, 31 projets sur 52 proposés ont reçu des subventions.

L’appel à projets Bouger plus et manger équilibré est renouvelé cette année. Porté par la Caisse de prévoyance sociale (CPS), le contrat de ville et la direction de la santé, cet appel à projets a pour objectif de faire émerger des actions innovantes et de qualité pour inciter la population sédentaire à reprendre le contrôle de son corps, grâce à l’exercice physique et à une meilleure alimentation.

Partant du constat que sept Polynésiens sur dix sont en surpoids et que quatre sur dix sont au stade de l’obésité, le Pays a décidé de rendre prioritaire la lutte contre le surpoids.

C’est pourquoi les projets proposés doivent avoir un réel impact sur les habitudes et comportements des Polynésiens. Ce sera d’ailleurs le premier critère d’éligibilité, cette année, précise Yolande Moux, la responsable du département des programmes de prévention.

“Il faut que les changements dans les habitudes alimentaires des gens s’inscrivent dans la durée pour qu’il y ait un réel impact sur le long terme. C’est pourquoi il est nécessaire de s’adresser aux familles dans leur ensemble.”

Lors de la première édition, en 2016, 31 projets sur les 52 réceptionnés avaient été retenus. Ils ont été choisis en fonction de leur impact, de leur faisabilité technique et financière, de la qualité de l’encadrement, de l’identification du public, de l’expérience du porteur, de l’évaluation du projet, du partenariat et de l’innovation.

Parmi ceux retenus, 22 étaient présentés par des associations ou des fédérations. Les neuf autres étaient portés par les communes. Au total, ce sont six îles de trois archipels qui étaient concernées : Tahiti, Moorea, Raiatea, Taha’a, Nuku Hiva et Tatakoto.

 

Des projets divers et variés

 

Le comité technique en charge de la sélection a surtout retenu la diversité des projets et le fait que l’ensemble des générations ait été touché.

En effet, outre les actions tout public, les porteurs de projet ont proposé des actions spécifiques, allant des femmes enceintes aux personnes âgées.

Ainsi, la Fédération polynésienne des sports adaptés et handisports a mis en place un centre de loisirs avec activités physiques adaptées et des ateliers cuisine pour des adolescents en surpoids.

À la fin du stage, une épreuve Master chef était organisée avec un jury qui évaluait les plats préparés. L’objectif fixé par la fédération était d’intégrer les parents dans l’éducation alimentaire de leurs enfants, de renforcer les liens familiaux, et de favoriser la rupture des adolescents avec la sédentarité.

De son côté, la commune de Tatakoto faisait installer un potager collectif avec des ateliers de jardinage, tandis que la commune de Punaauia mettait en place des ateliers de nutrition pour les jeunes mamans et les femmes enceintes.

Sur l’ensemble des projets retenus, la moitié était axée le sport et l’alimentation, 30 % se concentrait sur le sport et 22 % uniquement sur l’alimentation.

Une enveloppe de 30 millions de francs est dédiée à ce nouvel appel à projet. La subvention accordée peut aller jusqu’à 90 % du coût total du projet. 

 

Jen.R.

 

Charte pour la bonne santé

 

Elle doit être impérativement respectée par les porteurs de projet.

1. La préparation des repas communs

Les repas communs, goûters compris, doivent constamment promouvoir la consommation de produits sains, pauvres en sel, en graisses et en sucres ajoutés. Il n’y aura pas de mise à disposition de sauces salées et/ou grasses de type, mayonnaise, ketchup…, ni de produits gras ou sucrés tels que huiles, beurre/margarine, sucre…

 

2. Distribution de boissons

L’eau est la seule boisson indispensable à l’organisme. Elle sera proposée aux repas et goûters, fêtes, événementiels, … D’autres boissons, sans sucres ajoutés, peuvent être autorisées comme les eaux aromatisées, les jus de fruits pressés, l’eau de coco, le café ou thé. Interdiction de distribuer : sodas, limonades, boissons sucrées fruitées, boissons alcoolisées, boissons énergisantes.

 

3. Distribution de collations

Le rythme alimentaire des trois repas principaux doit être respecté. Les collations se font en dehors de ces repas. Chez l’enfant, il est d’usage d’instaurer un goûter l’après-midi. Les collations distribuées, offertes ou vendues, garantissent les règles d’équilibre alimentaire et de qualité sanitaire. Seront interdits : bonbons, bonbons chinois, chewing-gum, barres chocolatées et de céréales sucrées, chips, frites, apéritifs salés, pizzas, nems, céréales (type Pops…), ice-cream, biscuits et gâteaux.

 

4. Vente de produits alimentaires pour collecter des fonds

Dans le cadre de toutes ventes d’aliments dans le but de récolter des fonds financiers, seuls des aliments et des boissons favorables à la santé seront proposés. Les porteurs de projet se baseront sur les recommandations édictées par la direction de la santé.

 

5. Récompenses attribuées

Tous les jeux, loteries et autres activités impliquant une récompense ne peuvent promouvoir des aliments sucrés, gras, salés ou des boissons sucrées. Si des lots alimentaires sont attribués, il s’agira de paniers à fruits, de bons d’achats de fruits et de légumes, de pains boulangers variés, de bouteilles d’eaux minérales…

 

6. Publicité et sponsors

Pour garantir la cohérence des objectifs et la crédibilité du projet, le porteur de projet s’engage à : soutenir et représenter l’image de la santé, supprimer toutes formes de publicités directes et indirectes de marques et labels industriels de boissons sucrées, de boissons énergisantes, de boissons alcoolisées et de produits alimentaires néfastes pour la santé, ne pas afficher les logos et les noms des sponsors et parrains des produits alimentaires nuisibles pour la santé.

 

7. Organisation d’événements culturels ou sportifs

L’article 6 s’applique dans le cadre de l’organisation de tous événements culturels, éducatifs ou sportifs. La présente charte est transmise à tous les bénévoles et acteurs entrant dans l’organisation du projet. Les dispositions de cette charte seront rappelées aux participants et aux partenaires.

 

 

Infos pratiques

Le dossier de demande de financement est téléchargeable sur les sites Internet www.cps.pf ou www.contratdeville.pf.

Les porteurs de projet doivent renvoyer leur dossier complet avant le 18 avril à 12 heures aux référents communaux pour les projets dans la zone du contrat de ville (coordonnées disponibles dans le règlement) ou à la Caisse de prévoyance sociale (CPS) pour les projets hors zone du contrat de ville, auprès du service de prévention des risques professionnels et santé.

Le comité technique validera les dossiers en mai et la mise en œuvre des projets aura lieu du 1er juin au 31 décembre.

 

 

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