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Un promoteur réclame 1,8 milliard de dédommagement à l’OPH

mardi 6 février 2018

me szpiner

Selon Me Szpiner, l’OPH “a tout fait pour saboter ce projet”. (© Florent Collet)

Ils viennent régulièrement en Polynésie, mais il est plus courant de les voir à la télévision, dans de médiatiques affaires, que dans les couloirs du palais de justice de Papeete.

Il faut dire que l’enjeu financier de l’affaire pour laquelle Me Szpiner et Me Froment-Meurice sont venus à Tahiti est important : 1,8 milliard de francs. C’est la somme que demande Miguel Lao, un promoteur qui souhaitait faire construire 157 logements sociaux avec le soutien de l’OPH.

Mais en 2013, l’OPH décide ne plus suivre ce projet estimé à 4,5 milliards.

“Jusqu’ici, on voyait des opérations tourner en eau de boudin. Mais on a pas vu une opération qui, heureusement, ne s’est pas faite et qui a été arrêtée à temps par l’OPH se traduire en une demande destinée aux contribuables polynésiens de verser 1,8 milliards”, explique Me Froment-Meurice, le conseil de l’office.

Bercy (ndlr : ministère des Finances) avait fait savoir que jamais la défiscalisation métropolitaine ne serait donnée à une opération extrêmement risquée qui consistait à construire 157 pavillons à Teva i Uta, où la demande est très faible et que, comme bien entendu dans tous ces montages, c’est l’OPH qui portait le risque final.”

Analyse opposée pour Me Szpiner, selon qui la volte-face de l’OPH serait une question d’ordre politique et non de rentabilité économique.

“L’OPH a tout fait pour que cette opération ne se fasse pas. Ce qui, pour moi, engage sa responsabilité au niveau contractuel. Ce que j’observe c’est que c’était un bon projet quand M. Tong Sang le soutenait. C’est devenu un mauvais projet quand M. Temaru est arrivé. (…) La vérité c’est que l’OPH a changé d’avis pour des raisons qui n’étaient pas dans l’intérêt de la population polynésienne et qu’elle a tout fait pour saboter ce projet. Bercy a suivi ce qu’on lui a donné. À partir du moment où Bercy a des infos inexactes, voire déformées, Bercy peut se tromper.”

L’avocat parisien du promoteur justifie également le montant de la somme demandé à l’OPH. “Nous avons engagé des frais. Nous avons perdu une chance. C’est le droit commun qui s’applique. Ce n’est pas parce que l’OPH gère des fonds publics qu’il est au-dessus des lois.”

Le délibéré sera rendu le 30 mai.

 

 

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