Protection sociale généralisée – Les syndicats resserrent les rangs face au nouveau ministre

    vendredi 17 février 2017

    syndicat

    Une intersyndicale affirme ne pas mettre la pression au gouvernement mais estime qu’il y a des frontières à ne pas franchir, comme ne pas réformer la protection sociale généralisée (PSG) si les syndicats n’y sont pas associés. (© John Hiongue/LDT)

    Face au “laxisme du gouvernement (d’Édouard Fritch) pour remédier immédiatement aux difficultés des branches maladies et retraites de la caisse de prévoyance sociale (CPS)”, une intersyndicale, composée de A ti’a i mua, Otahi, CSIP, O oe to oe rima et CSTP/FO, a convoqué une conférence de presse, au conseil économique social et culturel (CESC), hier.

    Cette intersyndicale a rappelé qu’elle a déjà élaboré un plan d’action, dans le but de retenir des recommandations relatives à la sauvegarde de la protection sociale généralisée (PSG).

    Elle a ajouté qu’en l’absence de mesures concrètes mises en œuvre par le pouvoir exécutif, des conflits sociaux seront à craindre dans les mois à venir.

    “Notre intersyndicale est tombée d’accord sur l’ordre des priorités. On ne peut pas réformer la retraite sans la maladie. Pour nous, il faut commencer par réformer l’assurance-maladie et qu’on nous laisse le temps de voir pour la retraite. Pour la branche maladie, on a constaté qu’il y a beaucoup de dérapages. Toucher à l’âge de la retraite, c’est facile, mais il y a toute une série de choses à voir avant”, a expliqué Dimitri Pitoeff, du syndicat A ti’a i mua.

    L’intersyndicale a réaffirmé qu’elle ne veut pas toucher à l’âge légal de la retraite en la décalant de 60 à 62 ans.

    L’une des pistes proposées par l’intersyndicale pour réformer l’assurance-maladie est la mise en place de médecins référents pour chacun, et ainsi éviter le nomadisme médical, qui a un coût pour la CPS.

    Jeudi prochain, des ateliers, mis en place par le gouvernement pour le comité de pilotage de la PSG 2, sont prévus. Les syndicats sont invités et participeront à ces travaux. L’intersyndicale exposera son point de vue de séparer les réformes de la branche maladie et celles de la branche retraite.

    “Pour le moment, on ne peut pas parler de dialogue de sourds mais d’absence de dialogue. On se rendra aux ateliers, mais il faut que les partenaires sociaux soient respectés”, a conclu Dimitri Pitoeff.

    De notre correspondant J.H.

     

     

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