PSG – A Tia I Mua veut poursuivre le dialogue avec le gouvernement

    vendredi 29 avril 2016

    Décidément, la réforme de la protection sociale généralisée (PSG) n’en finit pas de faire de faire des vagues, et notamment chez les syndicats qui peinent à mettre en place un front commun pour faire pression sur le gouvernement.
    Il y a, en effet, d’un côté A Tia I Mua et Otahi, qui travaillent en partenariat avec le gouvernement pour trouver des solutions qui permettent de sauver la PSG, et, d’un autre côté, la CSTP/FO de Patrick Galenon, la CSIP de Cyril Le Gayic et O Oe To Oe Rima d’Atonia Teriinohorai, qui ont décidé de mettre un terme aux rencontres bi-hebdomadaire avec la ministre du Travail et ses conseillers.

    Pour le syndicat A Tia I Mua, présidé par Heifara Parker, les négociations doivent se poursuivre pour arriver à un résultat “acceptable”, comme le confirme Dimitri Pitoeff du syndicat des retraités.
    “Nous avons pris la décision de poursuivre les négociations pour arriver à une réforme que nous jugeons nécessaire et qui soit acceptable.
    Dans le cas où nous ne pourrions parvenir à un accord, nous prendrions nos responsabilités. Les rumeurs d’appel à une grève générale doivent s’appuyer sur quelque chose de sérieux.

    Nous avons l’obligation de réformer la PSG pour ne pas arriver à un cataclysme social, si les propositions du gouvernement nous paraissent inacceptables nous réunirons le comité directeur, qui prendra, ou non, la décision d’aller à la grève en se basant sur nos revendications, et non pas sur les revendications d’un un déni de reconnaissance de la nécessité de la réforme”.
    Pour Dimitri Pitoeff, les principaux points d’achoppement portent sur le maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, contre la proposition du gouvernement de le porter à 62 ans avec un âge limite à
    65 ans en 2017, le maintien de 70 % du salaire moyen de référence pour le calcul de la pension de retraite, contre 63,75 % en 2022 proposé par le gouvernement, soit une baisse de 1,25 % chaque année.

    Un médecin référent, comme en métropole

    Par contre, A tia I Mua est d’accord avec les propositions du gouvernement “pour l’augmentation de la durée de cotisation en même temps que la clarification de la situation de tous ceux qui ne sont pas salariés par rapport à la retraite, notamment les ressortissants du RNS qui devront s’acquitter d’une cotisation retraite dans la limite du Smig pour couvrir le minimum vieillesse auquel ils ont droit dès qu’ils ont atteint l’âge de 60 ans”.
    A Tia I Mua entend donc par ses propositions faire cotiser tous les Polynésiens, à hauteur de leurs revenus, pour prétendre à une retraite comme le confirme Dimitri Pitoeff.

    “Pour la maladie, tout le monde est couvert et tout le monde a accès aux soins avec des mesures spéciales pour les revenus les plus bas.
    Pour la retraite nous arrivons à l’équilibre par la modification des paramètres, et pour tous ceux qui peuvent bénéficier des minimas sociaux à partir de 60 ans, nous demandons que toute activité soit déclarée avec une patente, et que celle-ci soit affiliée d’office au RNS. Les ressortissants du RNS auraient alors l’obligation de cotiser, dans la limite du Smig, à une retraite comme les autres Polynésiens qui cotisent déjà.”

    Pour A Tia I Mua, la mise en place d’un médecin référent pourrait permettre d’alléger la facture de l’Assurance-maladie.
    “La mise en place d’un médecin référent a pour conséquence de passer d’une médecine à l’acte à une médecine au forfait. Autrement dit, le médecin récupère une clientèle qui l’aura choisi et il se verra délivrer un forfait annuel, quel que soit le nombre de fois ou un de ses patients vient le voir.
    Ce système fonctionne parfaitement dans certains pays et il n’y a pas de raison que cela ne soit pas le cas ici.
    Avec ce système, si un patient veut voir un autre médecin que son médecin référent, il paiera la totalité de la consultation sans être remboursé, et s’il obtient un arrêt de travail par cet autre médecin, son arrêt ne sera pas pris en charge par la CPS en indemnité journalière”.

    Pascal Martin

    Préavis de grève générale ?

    En ce qui concerne les rumeurs d’une grève générale, il semble que celles-ci pourraient devenir réalité dans les prochains jours puisque la CSTP/FO, à l’origine de la mobilisation, confirme que 8 000 préavis sont actuellement en cours d’élaboration et qu’ils concerneraient l’ensemble du territoire, tant au niveau des administrations, associations et entreprises.
    Aucune date n’est arrêtée pour l’instant et la mise en place d’un tel mouvement nécessite une importante logistique. Le lundi
    2 mai devrait marquer le début de la mobilisation syndicale à laquelle seul le syndicat A Tia I Mua ne serait pas associé.

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