PSG : le syndicat de la fonction publique fait connaître sa position

    mercredi 4 mai 2016

    Le syndicat de la fonction publique, par la plume de son secrétaire général Vadim Toumaniantz, s’est offusqué des débats tournant autour de la réforme de la protection sociale généralisée.
    Tirant aussi bien sur le gouvernement qui met en place la réforme, que sur l’attitude des quatre syndicats qui appellent à la grève générale, le syndicat souhaite proposer d’autres pistes de réflexion, surtout ciblées sur les retraites.

    “Le 26 janvier 1981, trois centrales syndicales, dont la nôtre, adressaient aux autorités un courrier de mise en garde, dans lequel il était mentionné : ‘(…) En ce qui concerne la création d’une caisse de retraite (…), les trois syndicats notent un inconvénient majeur, à savoir le déséquilibre durable atteint au bout de trente années de fonctionnement. (…) Dans ce système, l’ensemble des actifs dans une année donnée paie des cotisations qui sont pratiquement aussitôt reversées sous forme de rente aux retraités. (…)

    Quant aux cotisations, elles sont calculées sur un pourcentage du salaire des actifs. Dans l’éventualité d’une diminution relative du nombre des actifs cotisants de la caisse (de prévoyance sociale (CPS), NDLR) par rapport au nombre de retraités, cela se traduit finalement ou par un déficit qui incombe au Territoire et finalement aux contribuables, ou par une augmentation du taux des cotisations, ou bien enfin par un allongement de l’âge du départ à la retraite. Aucune de ces solutions n’est tolérable.’”

    Le syndicat avait alors prôné la solution d’une retraite par capitalisation, une solution que les élus de l’assemblée ont choisie de leur côté.
    “Les solutions aujourd’hui proposées par le gouvernement n’en sont pas véritablement”, poursuit le communiqué. “La grève générale proposée par les autres centrales syndicales n’est pas une réponse non plus. L’’horizon de viabilité’ en 2038 ou 2045 ne fait que décaler le problème sans pour autant le régler ou changer de paradigme. Quant à demander aux cotisants entrant sur le marché du travail de payer l’incurie des anciens, cela ne semble guère “porteur” comme projet d’avenir… (…)”
    “La montée évidente du chômage, et donc la baisse du nombre de cotisants, est inévitable dans une économie artificielle comme peut l’être l’économie polynésienne. La retraite par capitalisation est presque inévitable.”
    Arc-bouté sur cette position, le syndicat propose des solutions drastiques qui pourraient mettre à mal de nombreux foyers.

    “Peut-être faut-il aussi commencer à rééquilibrer les comptes de la CPS en diminuant le taux de remboursement, qui est aujourd’hui l’un des plus importants existants parmi les pays ayant un système comparable ? Il serait aussi loisible d’envisager une véritable réforme des allocations familiales, ainsi que de se poser la question de la logique d’un système pouvant donner des revenus plus importants par le biais d’un minimum vieillesse qu’à des travailleurs ayant cotisé toute leur vie.”

    B.P.

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